VII. JESUS SACREMENT
transitoire : le Sauveur le ; perpétue , par VEucha ristie, jusqu’à la consommation des siècles. Il se condamne à mourir chaque jour mystiquement, sur tous les autels où la messe se célèbre. Una enim eademque est Hostia, idem nunc offerens, sacerdotum ministerio, qui seipsum lune in cruce obtulüy sola offerendi ratiohe diversa .1
Mon bien-aimé Rédempteur 1 votre condamnation à mort me rappelle que vous êtes l’Agneau immolé depuis le commencement du monde,2 dans les sacrifices des Patriarches et dS"hs ceux de l’Aneienne Loi. Cependant, avant votre passion douloureuse, on ne vous immolait qu’en figure; aujourd’hui, sur nos autels, c’est en réalité. Par la sentence de mort prononcée contre vous, sentence que vous perpétuez mystiquement dans nos églises, accordez-moi de m’attacher d’esprit et de cœur à la divine Eucharistie; que je l’adore toujours avec foi et respect! que je i’aime avec ardeur et constance ! Ainsi soit-il ! — Pater, etc.
(1) Codc. Trid. Sess. 22. Cap. 2. (2) Apoc. 13. 8.
TROISIÈME SÉRIE
IIe STATION.
JÉSUS EST CHARGÉ DE LA CROIX
Nous vous adorons, etc.
Le Sauveur s’est chargé de la Croix pour notre amour. Depuis lors, l’Eglise la place dans ses temples; elle s’en sert dans les cérémonies du culte. Imprimons-la avec respect, dans notre esprit, dans notre cœur ; Jésus se trouve toujours où l’on vénère sa Croix. Ubi enim signum fuerit Crucis, ibi quoque et Christus erii.{
O mon Sauveur 1 que la Croix devrait nous être chère 1 elle est l’arbre de vie qui nous donne le fruit divin dont nous rassasions nos âmes, à la table sainte. Quand Adam eut péché, votre justice lui défendit de toucher à l’arbre de l’immortalité. Mais depuis que vous avez porté et planté la Croix sur le Calvaire, pour vous y attacher comme un fruit de salut, vous invitez tous les hommes à se nourrir de vous. O Jésus ! je brûle du désir de vous recevoir; rassasiez-moi de votre chair sacrée. Puisque c’est par la Croix que vous êtes devenu ma nourriture, que le souvenir de vos souffrances me rapproche sai s
(1) S. Joan. Dam. de fid. Orth.
Vil. JÉSUS SACREMENT. 423
cesse de vous! qu'il me purifie, me sanctifie et m’unisse sans réserve a votre bon plaisir. Ainsi soil-il ! — Pater , etc.
IIIe STATION.
JÉSUS TOMBE POUR LA PREMIÈRE FOIS
Nous vous adorons, etc.
Le Sauveur tombe la face contre terre : qitel abaissement devant les hommes! Mais devant Dieu, Jésus acquiert une nouvelle gloire : car c’est une loi de la divine sagesse, qu’en s’humiliant soi-même on mérite d’être exaité. Qui se humiliât exaltabitur.1
Mon aimable Sauveur! l’humilité vous est si chère que, non content de l’avoir pratiquée pendant votre passion, vous la pratiquez même après votre mort. Pour s’en convaincre, il suffit d’entrer dans une église. Là, sans bruit, sans appareil, sans éclat, vous résidez caché sous les plus humbles espèces, enfermé dans un pauvre tabernacle, et souvent sans adorateurs de votre divine présence. Ah 1 si votre chute, sur le chemin du Calvaire, étonne et confond mon orgueil, combien plus cette humiliation perma-
(1) Luc. 14. 11.