ACTE DOFFRANDE
Mon Dieu ! je vo ifs offre cette troisième partie de la sainte Messe, en action de grâces pour les bienfaits sans nombre que j’ai reçus de vous : bienfaits de l’existence, de la Rédemption, de la foi, de la grâce, bienfaits de chaque jour, de chaque heure, de chaque instant. Je vous remercie, non-seulement pour moi, mais encore pour tous les hommes passés, présents et futurs ; je vous offre la victime sacrée de nos autels pour payer à votre infinie bonté le juste tribut de ma reconnaissance. Ainsi soit-il! — Pater, Ave , Gloria .
X* STATION. — JÉSUS EST DÉPOUILLÉ DE SES VÊTEMENTS
O Agneau divin 1 vous vous laissez dépouiller pour me revêtir de vos mérites infinis. Que de biens nous a procurés votre passion douloureuse 1 sans vos souffrances, que serions-nous devenus, sinon des esclaves de Satan pour toute l’éternité? Ahl je vous remercie et je vous aime de tout mon cœur. Accordez-moi l’esprit de reconnaissance et la fidélité à votre service. Ainsi soit-il 1 — Pater , Ave, Gloria . k
XIe STATION. JÉSUS EST CLOUÉ A LA CROIX.
0 plaies de mon Sauveur ! quel doux refuge je trouve toujours en vous! Dans mes peines, dans mes craintes, dans mes tentations, quelle retraite plus assurée puis-je rencontrer ici-bas? O Marie ! rendez-moi reconnaissant pour ce nouveau bienfait. Faites que j’en profite par ma fidélité à recourir à Jésus, à méditer sa passion, dans toutes les peines qui m’arrivent. Que les plaies de mon Rédempteur et votre cœur maternel soient mes asiles de prédilection, contre les séductions du monde, les attaques de Satan et ma propre fragilité ! Ainsi soit-il ! — Pater, Ave, Gloria.
METHODE
XIIe STATION. JÉSUS MEURT SUR r A CROIX.
Très-aimant Rédempteur ! je vous remercie de la mort douloureuse que vous avez daigné souffrir sur le Calvaire, pour me. racheter des supplices éternels. Vous, le Créateur de mon être et de tout l’univers, vous m’avez aimé plus que les Séraphins du ciel n’aiment votre beauté souveraine, vous m’avez aimé infiniment. Quoique tout-puissant et éternel, vous vous êtes incarné pour moil Vous êtes né dans une étable, vous avez vécu dans la pauvreté, l’humiliation, la souffrance, pour me racheter et me sauver. Vous avez donc préféré mon âme à ces millions d’anges déchus pour lesquels vous n’avez pas versé une seule larme ni poussé le moindre soupir!... Pour moi, au contraire, qui les ai suivis dans leur rébellion vous n’avez épargné ni les travaux, ni les fatigues, ni les souffrances, ni votre sangdivin ; vous avez donné votre vie elle-même pour m’arracher à l’enfer!... Ah! que vous rendraije, adorable Sauveur !... Maintenant que je vous contemple sur cet autel, comme la victime de mon salut, dans ce tabernacle, comme mon prisonnier d’amour, que dis-je? comme ma divine et ineffable nourriture, je ne sais plus que penser, je ne sais plus que faire pour vous!...
Puis, quand je considère que les bienfaits dont vous me comblez ici-bas, ne sont qu’un essai de ceux que vous me réservez au ciel, oh ! alors, Jésus, mon Rédempteur et mon Dieu 1 je reste interdit et je puis à peine m’écrier avec David i Defecil car o mea et cor meum .#1 mon cœur et ma chair ont manqué de force pour remercier mon Dieu. Voilà pourquoi je prendrai sur l’autel le Calice du salut et je le présenterai au Seigneur : c’est la seule offrande qui soit digne de lui, digne de ses innombrables faveurs. Ainsi soit-il ! — Pater , Ave , Gloria.