VII. GRACE SANCTIFIANTE
Jésus accepte la sentence de mort ; pourquoi? Pour nous rendre la vie surnaturelle perdue par le péché. Cette vie s’appelle la grâce sanctiüante. Elle est si précieuse qu’un Dieu n’hésite pas à se livrer à la mort pour nous la procurer. Dei gratia non solum omnia sidéra et omnes cœlos, verum etiam omnes Angelos supergreditur.1
O mon Sauveur, condamné à mourir pour me délivrer de la mort du péché ! faites-moi comprendre la valeur infinie de la grâce sanctifiante. Elle me préserve de l’enfer; elle m’ouvre le Ciel; elle me procure la possession de Dieu. O vie plus précieuse que toutes les vies corporelles ! que pour te conserver je sois prêt à tous les sacrifices, à tous les tourments, à la mort même ! Mon Jésus ! par votre résignation à la sentence de Pilate, faites que je préfère mille morts au malheur de perdre votre amitié divine. Ainsi soit-il ! — Pater, Ave , Gloria .
Jésus, mon Dieu! je vous aime par-dessus toutes choses. (30 jours d'indulgence chaque fois .2)
[\) S. August. (2) Pius IX. 7 Maii. 1854.
PREMIÈRE SÉRIE
IIe STATION.
Nous vous adorons, etc.
La Croix est l'arbre de vie qui donne l'immortalité. Jésus le plantera sur le Calvaire, et tous les peuples viendront, s'y nourrir de ses fruits. Bientôt la terre changera de face : les morts spirituels reprendront la vie de la grâce, perdue par le péché. Lignum vitœ in medio paradisi.1 In cruce salus, in cruce vita. 2
Mon aimable Sauveur I l’arbre de la science du bien et du mal nous a donné la mort, mais l’arbre de votre Croix est un principe d’immortalité. Plantée au sein de l’Eglise, comme l’arbre de vie au paradis terrestre, cette divine Croix exerce son influence sur toute la surface de là terre. Elle donne aux pécheurs les fleurs des bons désirs, le fruit de la componction qui les ramène à vous; elle rend aux âmes la vie perdue par le péché... O Croix sainte! par les mérites de mon Jésus, conservez-moi l’amitié divine, avec la douce espérance de l’éternité bienheureuse. Ainsi soit-il ! — Pater, etc.
(1) Gen. 2. 9.
(2)Jmit. ch. 1 2. c. 12.