‹ Les enseignements du Chemin de la CroixChapitre 46 sur 271 · VII. GBACE SANCTIFIANTE · texte numérisé non relu

VII. GBACE SANCTIFIANTE

IXe STATION.

JÉSUS TOMBE POUR LA TROISIÈME FOIS

Nous vous adorons, etc.

Pourquoi ces chutes du Dieu tout-puissant qui a créé le monde? Ah ! c’est qu’il veut opérer une œuvre plus grande que la création elle-même! Il veut élever à une vie divine des pécheurs pires que le néant, rendre dignes du paradis, par la grâce sanctifiante, des êtres qui ne méritent que l’enfer. C’est là une entreprise plus difficile que de créer le ciel et la terré. Majus est quoi ex impio fiat justus, quam creare cœlum et terrnm.1

O Jésus 1 vous tombez pour me racheter, tandis qu’une parole vous a suffi pour me créer. Un mot de votre bouche sacrée ressuscite les morts, mais c’est par vos travaux et votre sang que vous rendez à mon âme votre amitié divine. Quelle reconnaissance je vous dois pour tant de bontés I Vous avez cherché mon âme, brebis perdue, parmi les ronces de ses péchés, et vous l’avez ramenée au bercail par les liens précieux de votre grâce: Ah ! faites que je sois fidèle

(I) S. Aug. apud S. Thom, 1. 2. 9. 112. a. 1.

no

PREMIÈRE SÉRIE

à vous aimer jusqu’au dernier soupir. Ainsi soit-il! — P aLer, etc..

Xe STATION.

JÉSUS EST DÉPOUILLÉ DE SES VÊTEMENTS

Nous vous adorons, etc.

Jésus se laisse dépouiller; pourquoi? Pour nous revêtir de la grâce sanctifiante. Quel vêtement précieuti! vêtement d’innocence, orné des vertus, infuses et des dons du Saint-Esprit. Il rend nos âmes les épouses du Roi de gloire , les héritières du royaume éternel ! Sponsabo te mihi in justilia.1

Adorable Sauveur! que votre dépouillement m’attire de faveurs signalées ! vous revêtez mon âme de beauté, de splendeur; vous l’enrichissez de foi, d’espérance, de charité, des dons et des fruits de l’Esprit-Saint. Vous répandez en elle le parfum céleste des vertus; vous la couronnez reine, vous la faites votre épouse. Tels sont les effets admirables de votre grâce. Par yotre dépouillement douloureux sur le Calvaire, accordez-moi de conserver éternellement ces glorieuses prérogatives. Ainsi soit-il ! — Pater, etc.

(1) Os. 2. 19.

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