‹ Les enseignements du Chemin de la CroixChapitre 56 sur 271 · IX. DERNIÈRE MALADIE · texte numérisé non relu

IX. DERNIÈRE MALADIE

On publie contre Jésus une sentence sans appel 1... Dieu nous envoie la dernière maladie comme une annonce définitive de notre mort prochaine. Dispone domui luœ , quia morieris tu et non vives.1

Mon Jésus condamné! avec quelle soumission vous acceptez votre sentence! La maladie finale sera pour moi l’avertissement suprême, l’arrêt définitif de ma mort si méritée. Faites que je m’y résigne de la manière la plus parfaite. Vous avez un domaine souverain sur mon corps et sur mon âme, disposez de moi selon votre bon plaisir. Par votre soumission entière à la sentence de Pilate, accordez-moi d’unir toujours mon cœur à votre Cœur sacré, pour répéter sans cesse avec vous : Mon Dieu et mon Père ! que votre volonté s’accomplisse éternellement et non pas la mienne! Ainsi soit-il! — Pater , Ave, Gloria.

Jésus, Marie, Joseph, assistez-moi à la dernière agonie. (100 jours d* indulgence chaque fois.)

IIe STATION.

JÉSUS EST CHARGÉ DE LA CROIX

Nous vous adorons, etc.

On charge Jésus de la croix pour le conduira

(1) Is. 38. 1.

PREMIÈRE SÉRIE

au Calvaire l... Ainsi Dieu nous impose le fardeau de nos dernières douleurs pour nous conduire à la mort. Imitons alors la généreuse résignation du Sauveur. Christus passas est pro nobis, vobis relinquens exemplum ut sequatnini vestigia ejus.1

O mon Rédempteur chargé de mes péchés!

j’accepte pour votre amour la maladie qui doit me conduire au trépas, j’accepte les souffrances, les ennuis, l’amertume des remèdes, et ce composé de peines intérieures et extérieures qui formeront la croix de mon dernier sacrifice. J’unis mes douleurs aux vôtres, ma patience à la vôtre, afin de participer à vos mérites infinis. Accordez-moi la résignation la plus parfaite jusqu’à mon dernier soupir. Ainsi soit- il I — Pater , etc.

IIIe STATION.

JÉSUS TOMBE POUR LA PREMIÈRE FOIS

Jésus tombe humilié sous Je fardeau de sa croix!... ha dernière maladie est un des coups décisifs que reçoit notre orgueil. Nous sentons alors mieux que jamais notre faiblesse, notre

(1) I. Petr. 2. 21.

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