IX. DERNIÈRE MALADIE
on me soigne , on me soulage , on me console, dans toutes les douleurs que j’endure pour vous. Rendez-moi patient dans la souffrance, comme vous l’avez été vous-même par amour pour moi. Vous avez bu jusqu’à la lie le calice des amertumes, et vous ne m’en avez laissé que quelques gouttes; faites que je les accepte, de votre main paternelle, avec résignation, avec amour. Ainsi soitil! — Pater, etc.
Xe STATION.
JÉSUS EST DÉPOUILLÉ DE SES VÊTEMENTS
Nous vous adorons, etc.
Jésus est dépouillé!... Ainsi nous dépouille la maladie finale : domaines, demeures, jouissances, plaisirs, tout disparaît pour nous avec la santé! Ut qui ex carnis blandimento peccavimus , ex carnis afflictione purgemur.}
O mon Sauveur dépouillé ! aétachez-moi des avantages périssables . La santé est un grand bien, mais souvent j’en abuse au détriment de mon âme. Accordez-moi de m’en servir pour accomplir tous mes devoirs, pour me conformer à toutes vos divines volontés. S’il m’arrive d’en
(1) S. Greg.
PREMIÈRE SÉRIE
être privé par Ici maladie, ne permettez pas que j’en murmure; mais faites que je répète toujours, avec le saint homme Job r1 Le Seigneur me l’avait donnée, il me l’a ôtée : son bon plaisir s’est accompli; que son saint nom en soit béni, loué et gloritié ! Ainsi soit-il ! — Pater , etc.
XIe STATION.
JÉSUS EST CLOUÉ A LA CROIX
Nous vous adorons, etc.
Jésus cloué à la croix : quoi de plus encourageant pour moribond? Le crucifix est un livre de vie : pendant que le corps dépérit, l’âme y puise des forces nouvelles. Un regard sur Jésus crucifié lui apprend la science des saints : souffrir, espérer, aimer et mourir pour Dieu ! Hœc mea sublimior philosophia scire Jesum et hune crucifixum .2
O aimable Sauveur! je baise avec amour vos plaies sacrées. Elles seront mon refuge dans mes dernières angoisses, dans les luttes suprêmes de mon agonie. Que le souvenir de votre crucifiement soit toujours présent à mon esprit! que j’y puise la patience et le courage pour supporter
(I) Job. l. 21.
(2) S. Bernard.