IV. ESPÉRANCE ET CONFIANCE
deviendrons-nous au tribunal suprême? Seronsnous sauvés? serons-nous damnés? Demandonsle à Jésus-Christ : lui seul a le droit de nous juger. Pater ornne judiciutn dédit Filio.1
O mon Rédempteur! puis-je croire que vous vouliez me perdre, lorsque je vous vois condamné pour me sauver? Vous avez dit vousmême que vous ne repoussez pas celui qui vient à vous, et que vous êtes toute bonté pour l’âme qui vous cherche.2 Vous' ne savez condamner que les obstinés , ceux qui refusent votre grâce. Quant à moi, je ne' veux pas être obstiné; je reviens à vous, je me donne à vous sans réserve ; acceptez-moi pour toujours. Par le mérite de votre résignation à la sentence de Pilate, ne me condamnez pas, quand je paraîtrai à vot>e tribunal ; donnez-moi la douce confiance d’y être accueilli par vous, avec bonté, amour et tendresse. Ainsi soit-il! — Pater., etc.
II0 STATION
JÉSUS EST CHARGÉ PE LA CROIX
Nous vous adorons, etc.
La justice divine, en chargeant Jésus de la
(1) Joan 5. 22. (2) Joan. 6. 37. et Thren. 3. 25.
DEUXIÈME SÉRIE
croix, le charge de nos péchés. Nos dettes sont donc acquittées par le Sauveur. Il nous est en outre si facile de nous approprier ses mérites !... Posuit Dominus in eo iniquitatem omnium nostrurn.1
O mon Rédempteur ! vous vous chargez du fardeau cle mes péchés, pour les expier par vos mérites, pour les effacer par votre sang. Vous n’exigez de moi d’autre condition que l’humble aveu de mes fautes à votre remplaçant, dans le Sacrement de Pénitence. Pourquoi douterais-je de mon pardon? N’êtes-vous pas, l’Agneau de Dieu qui efface les crimes du monde? votre rédemption n’est-elle pas surabondante? votre parole n’est-elle pas infaillible?... O Jésus! par le mérite de votre croix, donnez-moi la confiance en votre Passion et en vos divines promesses. Faites que j’attende de vous avec assurance le pardon de mes péchés, la persévérance finale et la gloire éternelle du paradis. Ainsi soit-il ! — Pater , etc.
IIIe STATION.
JÉSUS TOMBE POUR LA PREMIÈRE FOIS
Nous vous adorons, etc.
Jésus devient faible pour nous fortifier; c’est
(1) Is . 53. 6.