Infiltrats juxta-hilaires homo ou hétéro-latéraux
Infiltrat bronchogène de la zone axillaire,
issu d’une cavité invisible sur le film standard.
Cavernes en chapelet.
(Clichés à inverser)
SN EEE
2° Ensemencements du lobe moyen et des bases.
De tels ensemencements, en dehors de cette zone d’élection que nous avons décrite, sont relativement bien moins fréquents. C’est ainsi que, confirmant la notion classique de la rareté de l'infection tuberculeuse dans le lobe moyen, nous n'avons noté qu'un seul cas d’ensemencement dans ce lobe. Comme nous l'avons rapporté plus haut, les embols bacillaires venaient d’une cavité sous-claviculaire gauche.
La seule atteinte que l’on trouve de temps à autre est celle des lobes inférieurs. Ces infiltrations bronchogènes ulcérées ou non, siègent à distance de la cavité primitive, avec intervalle habituel de parenchyme sain entre les deux lésions. Ces ensemencements homolatéraux ou croisés siègent en général dans le domaine des bronches dorsales inférieures. Ils aboutissent dans certains cas à une infiltration d’allure pneumonique de la base intéressée avec ou sans réaction pleurale, qui peut d’ailleurs être dans certains cas révélatrice.
Il peut arriver que ces essaimages bronchiques dans les bases amènent la constitution d’une cavité. Cette forme ulcérée d’ensemencement de Ia base nous'a semblé être l’apanage des cavités apicales droites avec formation d’une cavité-fille sur le plancher diaphragmatique du même côté, Dans la règle, cette cavité ne présente aucune condensation ou infiltration péri-cavitaire. DÉPIERRE, dans sa thèse, insiste sur trois faits : ses dimensions importantes habituelles, la fréquence d’un niveau liquide et d’un soufflage cavitaire. Autrement dit, il s’agit d’une cavité qui saute littéralement aux veux lors de l'examen du film, alors que souvent la cavité apicale qui lui a donné naissance passe inapercue ou est reléguée à l’arrière-plan.
Enfin, dans certains cas, la filiation entre cette cavité de base et la cavité apicale est marquée par une succession de cavernes, bien rondes, d’allure un peu soufflée, qui s'égrènent « en chapelet >» du sommet à la base.
C. — FORMES RADIOLOGIQUES ET TOPOGRAPHIQUES DES ENSEMENCEMENTS BRONCHOGENES DES CAVERNES DES LOBES INFERIEURS
ÏJ. - (GÉNÉRALITÉS.
L'étude des cavernes autonomes du sommet de Fowler est la seule qui nous retiendra ici. Ce sont les moins fréquentes des cavernes ayant donné lieu à des ensemencements bronchogènes que nous avons rencontrées, puisque nous n'avons pu en trouver que 10 observations, soit 11 % de l’ensemble : 6 à droite et 4 à gauche.
Elles sont situées dans une région assez basse du poumon et leur champ de dissémination est réduit d'autant. Cependant, comme le fait remarquer Corp: « La proximité apparente avec le hile fait craindre à priori une atteinte contro-latérale particulièrement fréquente. 11 semble que dans nulle autre région ne soient réalisées des conditions anatomiques aussi favorables d’essaimage et d’ensemencement du poumon opposé ». Sur 49 observations, CoRD trouve un pourcentage de bilatéralisations d'environ 18 . Personnellement, sur nos 10 cas, 2 seulement présentaient une bilatéralisation certaine, soit un pourcentage équivalent.
Dans sa thèse, DÉPIERRE écrit également que : :« la bilatérisation ne semble pas d'observation courante ». Son pourcentage n’est que de 12 %,. Il insiste par contre sur la fréquence des disséminations bronchogènes en-dessous de ces cavernes autonomes, qu’il note 35 fois sur 80 observations. Les disséminations des cavités du Fowler restent donc avant tout localisées et nous distinguerons seulement :
-— les formes homolatérales, - les formes hétérolatérales.
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