IV. — ASPECTS CLINIQUES ET RADIOLOGIQUES
Les disséminations bronchogènes après thoracoplastie s’accompagnent habituellement de tout un cortège de signes généraux, physiques et fonctionnels. La température, l'atteinte de l’état général, la dyspnée, l'apparition de râles plus ou moins gros sont courantes. Parfois même le tableau est plus grave avec point de côté violent, choc, suffocation, matité et souffle.
Une seule fois, nous avons constaté une évolution apyrétique et silencieuse, homolatérale, après une thoracoplastie de cinq côtes pour une caverne du sommet droit, chez une femme de 47 ans. Ce fut une découverte purement radiologique, au huitième jour, que rien ne laissait soupçonner. L'évolution ultérieure fut d’ailleurs favorable.
L’aspect radiologique est variable, mais rarement micronodulaire, habituellement broncho-pneumonique, parfois pneumonique. Ces ensemencements qui prédominent aux bases, mais qui peuvent remonter plus ou moins haut, sont toujours plus accusés vers la région des hiles et du dia- - phragme. C’est là que l’on reneontre les plus gros nodules. Lorsque les lésions sont bilatérales, elles nous ont toujours paru prédominer sur la base homolatérale. Une dernière remarque s'impose. La base du poumon sur lequel a porté la thoracoplastie subit dans lés suites opératoires des variations mécaniques et physiologiques importantes dont il est difficile de ne pas tenir compte. Mais il est tout aussi difficile d'apprécier la part exacte qui leur revient et celle qui revient aux disséminations bronchogènes proprement dites dans ces modifications radiologiques.