SCÈNE IV
MADAME JOBIN, ROSALIE, en regardant Jàquinard qui s'éloigne.
ROSALIE
Maman, M. Jàquinard vous quitte.
Mad. jobin.
Oui.
ROSALIE
Je ne suis pas curieuse, maman, vous le savez.
Mad. jobin.
Je l'ai si bien élevée.
ROSALIE
Oui, je dois beaucoup à vos soins;... je voudrais bien savoir ce que vous disaitM. Jàquinard?
Mad. jobin.
Et tu n'es pas curi eu se ?
ROSALIE
Non, du tout;... c'est seulement pour savoir s'il vous a parlé de M. Léon , son neveu.
Mad. jobin.
Comment , Mademoiselle ! est-ce qu'une jeune personne doit montrer ainsi ses sentimens pour un jeune homme?
ROSALIE
Non, maman, je le sais Lier), vous m'avez trop bien élevée pour cela; mais quand il u'y est pas , on peut dire qu'on l'aime...
Mad. .tosiw.
Pas du tout, Mademoiselle, c'est de l'aimer qui est mal.
bosalie;
Ce serait mal, vis-à-vis dé tout autre; mais lui, il dessine et peint si bien !
Air : De f Angélus.
Li'-on charme par ses talens Qui doivent honorer la France; Déjà, de ses succès biillans 11 a reçu la récompense, (pis.) Je l'aimais avant son départ, Dans mes seniimens je persiste; Hlais , maman , c'est l'amour de 1 ait , Qui l'ait que je chéris l'artiste. (bis.)
Mad. jon.v.
Voilà le malheur, Léon n'a pour réussir que de la ooe- «1 ut te , du talent, du génie: voilà tout,... ton père veut un. homme qui fasse fortune, et si Léon était seulement entrepreneur de patacbes , il aurait la main. ROSALIE, Et moi je suis bien obéissante, mais je ne la lui donnerais pas.
Mad. jobix.
Voici ton père, p:\rle-lui.
ROSALIE
Non, parce que je suis douce , et je ne pourrais pas m'empêcher de me mettre en colère. ( Elle sort: )
SCÈ^E V.
M. et Mad: JOBIX
JOBIN
Eh bien! ma femme, j'ai fait mettre mon écriteau, et
f fendant qu'on raccrochait il y avait déjà du monde qui \c isait.
Mad. jobin.
Vous tenez donc toujours à vos idées ?
JOBIN
Hus que jamais... Oh ! je suis entêté.
Mad. jobin.
Je le sais.
JOBIN
D'ailleurs, il n'est plus temps de reculer, voici déjà quelqu'un.