A MARLY, ETC
De Paris à la statioQ de Rueil, V. ci-dessus, p. 140-144.
DE RUEIL A LA MALMAISON, A SAINT- CUCUFA, A LA CELLE-SAINT-CLOUD, A BOUQIVAL, A LOUVECIENNES, A PORT-MARLY ET A MARLY, ETC.
Au lieu de suivre la route, trop souvent poudreuse et très -peu intéressante, que parcourt Tomnibus américain, les piétons peuvent gagner Bougival en prenant un char- ^nant sentier qui longe la Seine.
Cette agréable promenade ne saurait être trop recommandée.
La rue de Marly, qui s'ouvre visà-vis du portail de Téglise de Rueil, et ses prolongements le boulevard de la Malmaison et la rue Marie-Christine (prendre à g. à l'extrémité de cette dernière rue) , conduisent à la Malmaison. Dans ce trajet, on laisse à g. (à l'angle de la route qui monte à g. par Buzenval à Garches, à dr.
à Saint-Cucufa) , une propriété appelée le Boispréau, dont M. Rodrigues a fait rebâtir la maison d'habitation et replanter le parc. Sous le Consulat, cette propriété appartenait à une Vieille demoiselle. Joséphine désirait l'acheter ; mais la vieille demoiselle refusa de la vendre, malgré les instances de l'impératrice et même de l'empereur.
La route de Garches conduit de Rueil à la porte Jaune {V. p. 130), qui en est à 5 kil. 3/4. Elle manque d'ombrage, mais elle offre des points de vue étendus. Elle laisse à g. la ^erme Pouilleuse, jadis possédée par Napoléon III, aujourd'hui propriété nalinfTîih% et à flr. le château de
Buzenval (à M. le duc de Cadore), près duquel eut lieu, le 19 janvier
1871, un des épisodes les plus brillants de la bataille de Montretout, le combat dit de Buzenval, où le peintre Henri Regnault perdit la vie. Un monument a été érigé, en
1872, aux soldats tombés près du château de Buzenval.
De la propriété du Boispréau, 5 min. suffisent pour gagner le château de la Malmaison.
Le château de la Malmaison avait, depuis sa fondation, changé bien souvent de propriétaires et était devenu une des plus belles villas des environs de Paris, lorsqu'il fut vendu, en 1792, comme propriété nationale. M. Lecouteux de Canteleu, qui fut depuis sénateur, Tacheta à cette époque ; mais, en 1798, il le vendit à Joséphine Beauharnais, qui Tagrandit en l'embellissant. Bonaparte, encore premier consul, venait se délasser à la Malmaison avec une société choisie. Quand il fut devenu empereur, il rhabita plus rarement. Après le divorce, Joséphine conserva la Malmaison, qui demeura sa résidence et dont elle aimait à orner les jardins de toutes sortes de fleurs. En 1814, elle y reçut la visite des souverains alliés. Le 26 mai, elle y fit une promenade en bateau avec l'empereur Alexandre, sur Tétang de Saint-Cucufa. Le soir même une angine gangreneuse se déclara, et trois jours après elle rendait le dernier soupir.
Quand Napoléon eut abdiqué, après avoir perdu la bataille de Waterloo, il se retira à la Malmaison, qui, depuis la mort de Joséphine, appartenait à ses enfants, Eugène et Hortense. Il y revit religieusemeni maintenus dans Tétat où il les avait laissés avant son divorce, les appartements et le parc où s'étaient écoulées en partie les premières années de sa grandeur. Le 25 juin, il adressa à son armée une proclamation que Fouché
rernak d'inaérar au Monitevr. Alor charg«> le duc da Rovigo d'uIJer aci
ordres nécessairea à son dApart; i
. Tantoi, dit M. Ach, do Vaulabell