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DE POISSY A PONTOISE

20 kil. — Omnibus jusqu'à Andrésy.

Pour aller de Poissy à Pontoise, il faut suivre d'abord la route de Rouen et traverser la Seine sur le pont décrit ci -dessus {V. p. 188).

De ce pont, on embrasse d'un coup d'œil, en amont, Achères, Andrésy, Carrières, Chanteloup et de hauts coteaux couverts de vignes (on peut, quand le temps est parfaitement clair, apercevoir Paris, du haut de la colline sur le penchant de laquelle s'étagent les maisons de Chanteloup dont le clocher attire de loin les regards). A 1,500 met. de Poissy, on quitte la route de Rouen pour prendre celle de Chanteloup qu'on laisse ensuite à g., près d'un petit calvaire ombragé par de jeunes ormeaux , et l'on entre à (3 kil.) Carrières-sous- Poissy , 612 hab., v. bâti sur le penchant d'un coteau de la rive dr. de la Seine. Le château de Carrières ne se fait guère remarquer que par sa position pittoresque. La terrasse, qui précède la façade du côté de la Seine, est ombragée par un énorme sapin que l'on distingue très -bien du chemin de fer.

7 kil. Andrésy, v. de 942 hab., est situé au confluent de la Seine et de rOise que traverse un beau joon^ suspendu de 75 met. d'ouverture, au pied d'un coteau percé de grottes artificielles et couvert de vignes.

BXVIRONS DE PARIS.

Ce village, appelé autrefois Anderetia, reçut, sous les derniers empereurs romains, une flotte destinée à contenir les peuples voisins" et dont le chef, résidant à Paris, était, désigné sous le nom de prxfectus classis Anderetianwum. Chilpéric II rendit à Andrésy une ordonnance qui a donné à penser que les rois de la première race y possédaient un château.

Du reste, des débris de portes et de tours prouvent qu'au moyen âge ce lieu a été fortifié. En 1592, il s'y tint des conférences pour la conversion d'Henri IV.

Andrésy n'est plus qu'un petit village; mais, de la belle promenade qui longe la Seine, on découvre de charmants paysages, et les coteaux qui s'élèvent à TO. off'rent Tune des plus belles vues des environs de Paris.

Uéglise s'élève au N. du village, sur le quai. Un porche ogival, orné autrefois de sculptures, précède la porte principale, de chaque côté de laquelle s'élevaient cinq colonnes élégantes ; à g., on a eu l'ingénieuse idée de couper trois de ces colonnes au-dessous des chapiteaux, pour mettre à leur place la porte du clocher.

La porte franchie, on descend dix marches. L'intérieur se compose d'une nef et de deux bas côtés ; mais toute la partie g. de la nef et le bascôté g., beaucoup plus large que le bas-côté dr., ont été reconstruits, en même temps que trois côtés de la tour, à une époque comparativement moderne. Les seules parties vraiment intéressantes de cette église sont le côté dr. de la nef et le bascôté dr., qui paraissent dater du XIII® s. Les galeries du premier étage sont assez bien conservées.

Une des nombreuses maisons de campagne d'Andrésy a appartenu à M™® la comtesse de Mersan, gouvernante des enfants de France.

[On peut aller en 30 min. à pied d'Andrésy à Conflans-Sainte-Honorine ( V. cidessus) et en 40 min. à Triel, par Chanteloup ( V. ci-dessous).

A ro., les promenades sont fort agréables. Nous recommandons surtout celle que nous allons indiquer et qui ne demande

DE PARIS A MANTES

pas plus de 2 h. (aller et retour, sans y comprendre les repos). Si Ton suit la rive g. de la Seine, dont le lit est parsemé d*Iles verdoyantes, on laisse à g., au pied de coteaux boisés, trois jolis châteaux récemment restaurés, Villiers, Migneaux et Bacqueville, dont les beaux parcs ne sont pas ouverts aux promeneurs. En 40 min., on atteint Villennes^ 430 hab., où Ton voit, près de Téglise, un magnifique cornouiller. Du bord de la Seine, 15 ou 20 min. suffisent pour monter au moulin de Villennes (charmant point de vue), appelé moulin de Beaulieu (la hauteur qui le domine est à 128 met.). A g., vers la Seine, Triel, Vaux, dominés par leurs coteaux boisés ; en face, Chanteîoup, Andrésy, le confluent de la Seine et de roise, Conflans; à dr., Poissy, la forêt de Saint-Germain, le Mont-Valérien , Saint-Germain, l'aqueduc de Marly ; derrière la forêt de Marly, Chambourcy, Orgeval, etc. Près du moulin, en ruine, est la ferme de Marolles. Si Ton ne veut pas revenir par le même chemin, on peut gagner la route de Quarante - Sous (V. p. 159) et redescendre k Poissy entre les parcs de Migneaux et de Villiers, ou se rendre directement à Saint-Germain (1 h. 30 min. ou 1 h. 45 min. à pied).]

En continuant de suivre la route de Pontoise, on ne tarde pas à atteindre le confluent de la Seine et de rOise.

9 kil. de Poissy. Maurecourt, 426 hab. (dans Téglise , belles boiseries provenant de Pontoise) ; — plus loin, en remontant TOise , on trouve les ham. de Glatigny et de Vijicourt,

12 kil. Jouy-le-Moustier, 697 hab., dont Y église (mon. hist.), bâtie du XI® au XIII* s., a consc'Yé son triforium et ses œils-de-bœuf , disposés comme à Arcueil, Bagneus, Bougival, etc. La tour centrale et sa pyramide sont romanes.

14 kil. Vauréal, 406 hab., renferme une église ogivale et un assez beau château^ construit sur remplacement d'un château des princes de Conti, démoli sous la Restauration. — On arrive à (20 kil. de Poissy) Pontoise après avoir quitté TOise et laissé à dr. le V. de Cergy, 926 hab., dont V église (xv® s.) offre un portail remarquable.

Le chemin de fer du Havre suit la rive g. de la Seine en s'éloignant de Poissy; il passe au-dessous des châteaux de Villiers, de Migneaux, d'Hacqueville , *puis à Villennes et enfin à Médan^ 177 hab., où Ton remarque un château avec terrasse et ime église du xvii® s., dont la cuve baptismale, suivant une fausse tradition, aurait servi au baptême de Charles le Chauve.

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