STATION. — ENGHIEN-LES-BAINS
12 kil. de la gare de Paris, 5 kil. de la station de Saint-Denis, 2 kil. d'Épinay, 800 met. de la Barre et d'Ormesson, 2 kil. 1/2 de Deuil, 2 kil. de Montmorency par la route de terre. 3 kil. par le chemin de fer, 2 kil. de Soisy, 2 kil. de Saint-Gratien, 4 kil. de Sannois, 5 kil. d'Argenteuil par la route de terre.
Si, au sortir de la station, on tourne à g., on trouve à peu de distance une route qui, traversant à g.
le chemin de fer, monte à Montmorency, et qui, à dr., conduit au lac d'Enghien , en formant une rue bien bâtie, bordée d'hôtels et de maisons à louer. C'est cette rue qui, avec les maisons de campagne situées autour du lac et au-delà du chemin de fer
s'appelle le village d'Ënghien-les- Bams.
Enghien-les-Bains "^j 11,422 hab., situé au N.-O. de Paris, au pied des collines sur lesquelles s'élève la ville de Montmorency, est ime création toute récente.
Il y a une centaine d'années on ne voyait en ce lieu qu'un moulin ; mais un savant physicien du xviii« s., l'oratorien Cotte, qui fut curé de Montmorency en 1773, porta le premier son attention sur le ruisseau d'eau sulfureuse qui s'écoulait près du moulin, et adressa, en 1776, une lettre à ce sujet à l'Académie des sciences ; découverte d'autant plus intéressante que les eaux sulfureuses, recommandées comme agent thérapeutique, se trouvent à une grande distance de Paris. Fourcroy pubUa, en 1788, l'analyse chimique des eaux d'Enghien. Mais plusieurs années d'abandon devaient séparer ces commencements de notoriété de l'année 1821, où M. Péligot, administrateur en chef de l'hôpital Saint-Louis, devint le véritable créateur d'Enghien, en mettant sa fortune dans Ventreprise qu'il fonda pour y appeler les malades. La caisse hypothécaire, créancière de M. Péligot.
lui succéda dans l'établissement, et en resta propriétaire j usqu'en 1849.
Âlibert, inspecteur des eaux d'Enghien, les recommanda à Louis XVIII, qui en fit usage pendant les dernières années de sa vie. Enghien ne tarda pas k devenir à la mode ; des maisons de campagne s'y élevèrent; le monde élégant en fit un but de promenade. En 1851, Enghien fut érigé en commune; l'établissement des bains, plusieurs fois agrandi, vient d'être reconstruit; un douvel établissement, fondé par M. Coquil en 1863, a été réuni au premier, et des maisons de campagne dans tous les styles s'élèvent des deux côtés du chemin de fer.
L'eau d'Enghien est la plus importante, et comme le type des eaux sulfureuses qu'on exploite dans le bassin de Paris. Elle émerge par cinq sources principales, dont le volume total est considérable, mais susceptible de grandes variations; ainsi MM. de Puisaye et Leconte l'ont vu, le 28 septembre 1852, de 26,915 litres, et le 27 février 1853, de 61,824 litres.
DE PARIS A CREIL, PAR PONTOISE
Lorsqu'on vide , pour en faire la pê<3he , Tétang à Pextrémité duquel sont les sources, elles cessent de couler, et recommencent à donner de Teau quand l'étang se remplit.
Cette eau est très-riche en soufre ; limpide au sortir de terre, elle se trouble à Tair et dépose un sédiment blanc qui contient du soufre. Elle a une saveur amère un peu crue et
sulfureuse; elle dégage à sa source une forte odeur d'acide sulfhydrique.
Le soufre s*y présente à Tétat d'acide sulfhydrique libre, suivant Fourcroy, Delaporte, MM. de Puisaye et Leconte. MM. Frémy et 0. Henry pensent qu'une partie de cet acide est combinée.
Température. Variable entre 10® et 14°.
Analyse par MM. de Puisaye et Leconte, pour un litre d'eau.
SUBSTANCES CONTENUES DANS l'eAU.
Azote
Acide carbonique libre. , , , — sulfhydrique libre . . ,