SAINT-PRIX
^ JdL de la ^are d'Ermont par ronmibus 4e correKpondance. 1 kîL 1/2 de Saint- Leu-Taveray, 1 kil. 3/4 de MontUgnon.
2 kil. 1/2 du château de laCbasse, 5 kil. 1/2 de Montmorency.
Saint-Prix, joli v. de 474 hab., enl pittoresquemeDt situé sur une colline dominée par le haut plateau <qtte recouvre la forêt de Montmorency. Il s'est appelé, pendant la Révolution, Bellevue-la-Forét. Son égline^ qui po!i»ède de belles boiseries (style Louis XIV), date de la fin du XI® s. Sedaine y eut une maison de campagne. Le nom primitif était, au xii« s., Tor ou Tour (Tumum), Cette terre ayant été donnée par les sires de Montmorency à une abbaye dePontoise, If s religieux dotèrent le village de Tor de reliques de saint Prix, évéque de Clermont ; ces reliques attirèrent de nombreux pèlerins et contribuèrent à faire changer le nom de Tor en celui de Saint- Prix. Le premier s'est néanmoins conservé dans le château de la Tour, récemment reconstruit avec un haut belvédère qu'on aperçoit de trèsloin. La maison seigneuriale se trouvait au bas de la colline, sur la terre de Rubelle , dont le nom a survécu. Le château de Saint-Prix fut démoli en 1810 par ordre de Louis Bonaparte, qui en était devenu propriétaire.
[20 min. suffisent pour se rendre de Saint-Prix à Saint-Leu-Taverny ( V. p. 242). On peut aussi aller k Montmorency par Montlignon (7. ci-dessus) et Andilly (V. plus loin).]
Au-delà de la gared'Ermont, après a'votr laissé à g. la ligne d'Argenteuîl et à dr. celle de Taverny, on remarque, sur la g., Sannois (F.
p. d»6), situé à 2 kil. Dans un pli de Ira colline se montre l'Ermitage.
"Sur la dr. Saint-Prix attire les regards au-delà d'Ermont, à la base aes «coteaux de la forêt de Montmorency.
6* STATION. — FRANOONYILLE.
18 klL de Paris, 3 kil. d'Ennoot. — FrancoDville est à : 1 kil. de la station, 2 kil. d'Ermont. 2 kil. 1 ,'2 de Sannois, 2 kil. de Cormeilles, 3 kil. de Monûgny.
FraBConTille , 1,300 hab., est bâti au pied du versant septentrional d'une colline qui borne de ce côté la vallée. L*abbé Suger fut un de ses seigneurs suzerains. « Le revenu de cette localité défrayait le vestiaire des religieux de Saint-Denis. M Le comte de Tressan avait dans ce village ime maison de campagne, située à Feutrée de la ruelle qui conduit à Ermont. Il y mourut en 1783, âgé de 78 ans, des suites d'une chute de voiture (il revenait de Saint-Leu, où il avait porté
' à la duchesse d'Orléans des couplets qu'il avait composés pour sa fête). On cite encore la Maison-Rouge, qui ap-
' partint à Cassini, et les jardins anglais, remplis de curiosités pitto-
' resques et de monuments, qu'y possédait, avant la Révolution, le comte d'Albon, dernier roi d'Yvetot.
[De Franconville on peut gagner, en 20 ou 30 min., Cormeilles, par des hauteurs boisées d'où Ton découvre de belles vues (V. p. 206).]
Au-delà de la station de Franconville, s'étend une des parties les plus fertiles et les plus riches de la vallée de Montmorency. Sur la g., s'élèvent les coteaux boisés qui dominent Franconville. A dr., on découvre le village du Plessis-Bouchardy 244 hab., et, plus loin, celui de Saint-Leu-Taverny; on traverse une tranchée creusée dans le bois de Boissy, avant de s'arrêter à la station d'Herblay.