‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 237 sur 562 · PAR DAMMARTIN · texte numérisé non relu

PAR DAMMARTIN

Au-delà des fortifications, on laisse à g. la ligne de Boulogne et Calais pour prendre à dr. la ligne de Soissons, qui se dirige au N.-E., croise la route et le canal de Saint-Denis, et tourne à l'E. A g., se montrent Saint-Denis et le fort de l'Est, qui souffrit assez peu durant le siège de 1870-1871, malgré les pluies d'obus que lui envoyèrent les batteries prussiennes de la butte Pinçon et du Bourget ; à dr. s'élève TégHse d'AubeVvilliers. Plus loin, en arrière de ce village, s'étendent la Villette et Pantin, que dominent Belle ville et Romainville.

On traverse le terrain où Blûcher, le 30 mars 1814, disposant de 9,000 hommes, les déploya, vers 10 heures, pour attaquer Paris par le front du Nord. L'année suivante, après la bataille de Waterloo, dans la nuit du 27 au 30 juin, le même général, déjà maître de Saint-Denis, envoya huit bataillons et huit escadrons pousser une première tentative sur Paris. Un seul bataillon français défendait Aubervilliers : cette faible troupe se replia en bon ordre sur des remparts de terre élevés en avant du faubourg de la Villette. L'action dégénéra en une fusillade insignifiante de plusieurs heures; mais la ferme contenance de nos soldats, dit le colonel Charras, et une reconnaissance

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