‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 281 sur 562 · STATION. — TOURNAN · texte numérisé non relu

STATION. — TOURNAN

41 kil. de la gare de Paris, 2 kil. de Gretz.

Tournan * est un ch.-l. de cant.

de 1682 hab. , situé à g. du chemin de fer, dans 'un petit vallon qui a formé un ruisseau descendant des bois qui relient au N. la forêt d'Armainvilliers à celle de Crécy. Ce ruisseau va se perdre au S. dans un gouffre, près de Presles (V. p. 405).

Tournan paraît avoir dépendu, à une époque très-reculée, de l'abbaye de Faremoutiers , dont il renfermait une annexe. Le monastère, détruit par les Normands au ix® s., fut remplacé par un chapitre; puis, auxi^s., par un prieuré de Bénédictins. Tournan fut également le siège d'une seigneurie qui relevait immédiatement des évêques de Paris.

L'^^/we paroissiale, ancienne église

du prieuré, date du xiii® ou du xiv® s. — A la mairie, se voient quelques vestiges d'un château.

Al kil. au S. de Tournan, à dr.

du chemin de fer, d'oii l'on peut apercevoir l'extrémité du parc, arrosé par le ruisseau de Tournan, se trouve le château moderne du Cornbreux.

On traverse un plateau bordé à g.

par les forêts d'Armainvilliers et de Crécy, et, après avoir laissé à dr. le château des Boulayes, à g. les Chapelles-Bourbons, V. de 88 hab., on franchit deux fois l'Yères.

10* STATION. — IKIARLES.

50 kil. de Paris, 9 kil. de Tournan.— Le village est k 1 kil. de la station, 3 kil. de Fontenay, 6 kil. de Lumigny.

Maries, 461 hab., à dr. et à 1 kil.

de la station , possède une église du XV® s. Dans une auberge voisine de cette église, se voient quelques traces de l'ancien château, où Henri IV séjourna quelquefois.

LUMIGNY. — FONTENAY-TRÉSIGNY.

Lumigny, 6 kil. à l'E. de Maries, possédait un château ancien d'une construction très -irrégulière, oii Charles IX, accompagné de sa mère et des maréchaux de Montmorency et d'Anville , tint , quelque temps seulement avant la Saint-Barthélémy, une conférence mystérieuse avec plusieurs chefs protestants , auxquels il renouvela des assurances mensongères de pacification. Ce château, précédé d'une magnifique avenue, était entouré au N. d'un vaste et magnifique parc , au milieu duquel s'élève, à 45 met. au-dessus de la plaine, une colline isolée, portant à son sommet une vieille tour d'où l'on découvre les environs jusqu'à 25 kil. de distance. Il appartenait , avant la Révolution , à Helvétius qui y composa, dit-on, son livre de l'Esprit. Le château actuel , qui est moderne, est aujourd'hui la pro-

DE PARIS A COULOMMIERS

priéié de Tun des descendants du philosophe, M. le marquis de Mun.

A 3 kil. S. de Maries, Fontenay- Trésigny (1246 hab.), sur ITères, possède une église du xiii® s., remarquable par son clocher, ses fonts baptismaux du xvi® s. et ses vitraux.

On voit encore à Fontenay les restes d'un château royal du xvi® s., et, au hameau du Vivier (3 kil. S.), les restes d'une autre habitation royale du XIV* s. (mon. hist.), parmi lesquels on remarque des pans de murs fortifiés et une chapelle à deux étages, d'ailleurs fort simple.

On décrit une forte courbe dans la direction du N.-E., avant d'apercevoir à g. la Houssaye, v. de 598 hab., où l'on remarque un magnifique château, flanqué de pavillons avec tourelles, et dont la construction date du xvi* s. Ce château est entouré de fossés et possède un grand et beau parc avec pièces d'eau.

Après avoir appartenu aux maisons de Montmorency, de Monceaux, de Cothegon, ce château était passé, après la Révolution, dans les mains du maréchal Augereau, qui y reçut, en 1807, l'empereur Napoléon. A la mort du maréchal, il fut vendu par ses héritiers. En face du parc, de l'autre côté de la route de Meaux à Melun, se voit, près du hameau de Limodin, une agréable habitation appartenant à M. Jules Bastide, ministre des affaires étrangères en 1848; elle remplace une ancienne maison où est né le poète Jodelle (xvi° s.).

Au-delà de la Houssaye, on pénètre dans la forêt de Crécy, dont on croise l'une des plus belles avenues.

Il« STATION. — IKIORTCERF.

56 kil. de Paris, 6 kil.de Maries, 6 kil. 1/2 de Faremoutiers, par la route de terre.

Hortcerf, 800 hab., est situé à dr., sur le versant d'un petit coteau faisant face à la forêt de Crécy. Le

hameau voisin du Bec-dOiseau renferme quelques restes d'un ancien château fort qui domine un petit château moderne.

Au-delà de la forêt de Crécy, à 7 kil. de la station, se trouve Villeneuve-le-Comte, desservi par un petit chemin de fer partant de Lagny (K. Section XIX, p. 366).

Le chemin de fer, s'éloignant de la forêt de Crécy, laisse à g. le château de Plessis-Sainte-Avoye, traverse une profonde tranchée et pénètre, à Dammartinsous-Tigeaux, v. de 478 hab. (à g.), dans la vallée du Grand- Morin, et que l'on aperçoit de loin.

On remarque dans ce village une ancienne habitation seigneuriale avec parc. La vallée du Grand-Morin offre d'agréables paysages. Dans le fond , s'étendent des prés frais et verts , où des lignes de hauts peupliers indiquent le cours sinueux de la rivière ; sur les deux rives et sur les coteaux couverts de vignes et de vergers qiii s'élèvent au N. au-delà de la rivière, on aperçoit plusieurs villages, des fermes, des usines.

i2« STATION. — GUÉRARD.

62 kil. de Paris, 6 kil. de Mortcerf.

Guérard, 1,481 hab., ancien bourg fortifié, est situé à 1,500 met. à g. du chemin de fer, au fond' d'une riante presqu'île formée par le Grand-Morin. De la station, un bon chemin bordé d'arbres conduit directement, en 20 min., à Guérard, que signale un haut clocher en ardoises , s'élevant au milieu des arbres. Presque en face de Guérard , sur la rive dr.

du Grand-Morin, se trouve le beau château de Rouilly-le-Bas, dont le parc, tracé avec goût, domine en partie la rivière.

On dépasse bientôt, à dr., la Cetle-sur-MoHn , v. de 881 hab. , situé sur le versant d'un coteau au pied duquel le Grand-Morin (à g.) codtourne une presqu'île symétrique à celle où est situé Guérard. Dans le fond de la vallée, immédiatemeat à

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