CHARENTON. — SAINT-MAURICE
CoDâaoB. Leur nom ( ment cette partie du c teiupB exploitée. On a
pelle, encore aujourd'hui, CAartnton-le-Ponl. Si l'on continue à monter le cours de la Marne, trouve une suite presque
de mBisouH de campagne , de moulins et d'usines, qui prennent successivement le nom de Saint-Maurice et celui de Gravelle.
Saiul-Haurice, 4,340 hab., s'étend jusqu'à reïCrémité méridionale du canal Saint-Maur. 11 possède là plusieurs moulins appartenant k M. I>ar' blay. Deui prises d'eau assez considérables, pratiquées aux dépens du canal, dounent à ces grands établissements le mouvement et la vie. Il se trouve encore àSaint-Maurice une
fabrique de porcelaines, une fabrique de boutons et des filatures de
Le Irajet de la barrière de la Râ-
tée au cajial Saint-Maur en suiTant i rive dr. de la Seine, puis la rive dr. de la Marne, offre nue agréable promenade; la distance est de 7 kil.
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DE PARIS A FONTAINEBLEAU
ton, s'empara du pont, s^établit aux Carrières, et intercepta tous les arrivages de la Marne et de la haute Seine. Oharenton secoua le joug des Anglais en même temps que Paris, en 1436. Il fut encore pris, en 1465, par les princes révoltés contre Louis XI, et, en 1567, par les calvinistes. En 1590, Henri IV enleva le pont aux soldats de la Ligue après un violent combat, malgré une grosse tour qui en défendait la tête.
Au commencement des guerres de la Fronde, le 8 février 1648, le prince de Condé, qui, la veille, était venu camper à Yincennes, enleva Charenton aux troupes parisiennes, après un combat assez vif, où Châtillon , Tun de ses amis les plus chers, fut blessé à mort. Il fit couper deux arches du pont, pour gêner l'approvisionnement de Paris, et abandonna cette position, n'ayant pas de forces suffisantes pour la garder. Les Frondeurs rétablirent aussitôt le passage par un pont-levis.
Au mois de février 1814, les Autrichiens s'emparèrent du pont de Charenton avant d'arriver à Paris.
Charenton-Saint-Maurice fut longtemps célèbre par le temple protestant dont Henri IV avait autorisé l'érection en 1606. Les catholiques mirent le feu à ce temple en 1621 et en 1671 ; et il ne fut détruit qu'après la révocation de l'édit de Nantes. Son emplacement fut cédé à des religieuses bénédictines en 1701.
Longtemps auparavant, en 1642, un contrôleur des guerres, appelé Sébastien Leblanc, avait donné à des frèrea de la Charité une maison et un clos de vigne sis à Charenton-Saint-Maurice, pour former un hôpital de douze lits destinés aux malades en général, et, plus particulièrement, aux aliénés. Telle est l'origine du vaste établissement qu'on y admire aujourd'hui. Cette maison, réunie, à l'époque de la Révolution, à la direction générale des hôpitaux de Paris, prit bientôt des accroissements considérables.
L'hospice d'aliénés de Saint-Maurice est aujourd'hui partagé en deux divisions, a£fectées. Tune aux malades ordinaires de Charenton et des communes environnantes , l'autre nux infortunés privés de raison. Les bâtiments, situés primitivement au ))ord de la Marne, dominés par une colline, par conséquent très-humi-
des, étaient d'ailleurs assez mal disposés et peu appropriés à leur destination. Après 4830, on résolut de les reconstruire. Une somme de cinq millions fut à cet effet votée par les Chambres. L'hôpital quitta bientôt la vallée. De vastes bâtiments en arcades, couverts de toits aplatis, à la manière italienne, couronnèrent la colline, et l'on vit s'élever au centre une sorte de temple grec, qui sert de chapelle.
Les visiteurs sont admis à l'hospice de Charenton le jeudi et le dimanche.
En quittant la station de Charenton, le chemin de fer franchit la Marne entre le confluent de cette rivière avec la Seine et le pont de Charenton. Le pont sur lequel il passe se compose de cinq arches en fonte séparées par une ile en deux parties, l'une, de deux arches, longue de 70 met. ,rautre, de trois arche8,longue de 84 met. Ce pont franchi (jolis points de vue), on laisse à g. Alfort et son école vétérinaire, puis le fort de Charenton, au-delà duquel est établie la station de Maisons-Alfort.