CRETEIL. — VILLENEUVE-SAINÏ-GEORGES
l*embouchure de la rivière d*Yères et au pied d*un charmant coteau, dont le point culminant atteint 132 met. Un pont suspendu (péage) le met en communication avec la rive g. du âeuve, sur laquelle on aperçoit, à plus de 2 kil., Villeneuve-le- Roi (F. Section XXIV).
Villeneuve- Saint-Georges a longtemps appartenu à Tabbaye de Saint- Germain de Paris. En i652, le duc Charles IV de Lorraine fut éconduit de ce village, où Turenne se disposait à Tattaquer, par un traité qui Tobligeait à rentrer dans son duché.
h'' église date des xiii* et xvi« s. Les trois portes de la façade sont de la Renaissance.
Au-dessus de Villeneuve - Saint- Georges on aperçoit à mi-côte, et au milieu d*un parc assez étendu, le château de Beauregard (reconstruit en partie en 1822), ainsi nommé, sans aucun doute, à cause de la belle vue dont on y jouit. Ce château appartint autrefois à Claude Le' Pelletier, qui fut contrôleur général des finances après Colbert ; il a en outre été possédé par Honoré de Balzac, et appartient aujourd'hui à sa veuve.
Au sommet du plateau doit être construit un fort qui sera Tun des plus importants de la première ligne de défense de Paris.
Les environs de Villeneuve-Saint- Georges offrent aux promeneurs un grand nombre d'excursions agréables. On peut aller à Crosne et à Yerres en remontant la jolie vallée de TYères (V, ci-dessous).
C'est à la station de Villeneuve- Saint-Georges que le chemin de fer de grande ceinture, livré à la circulation, de Noisy-le-Sec à Juvisy, en juillet 1877, rencontre le chemin de fer de Lyon. Au-delà de cette station, on traverse TYères près de sa jonction avec là Seine, on laisse à dr. la ligne de Malesherbes (F. Section XXIV) et on remonte la rive g. jusqu'an pied du coteau qui porte Montgeron. Dans ce trajet, on découvre sur la g. de charmants paysages»