CONTINUATION DE LA PREMIÈRE PROMENADE
Au lieu de faire le détour ci-dessus, parvenu aîi pied du bouquet de Saint-Jean, il faut suivre directement, traverser deux chemins de voitures, puis, à dix pas plus loin, la rouie de la Fontaine, et aborder le Mont-Ussy par un chemin qui fait face. On suivra ce chemin en laissant à dr. un sentier désigné par une marque rouge.
En quelques minutes, on parvient au Charlemagne, un des plus vieux chênes de la forêt, dont une branche maîtresse est retenue par une barre de fer. Cet arbre et ce site, éminemment pittoresques et bien connus des paysagistes, leur servent souvent d'objet d*études. — Le sentier à dr.
du Charlemagne (marques rouges) ramène à Fontainebleau en 30 min., en passant par la grotte des Montus-^ siennes et le cat^efour des Huit- Routes.
Si Ton se détourne un peu au milieu des rochers, à g., on aperçoit une grotte sous un entassement de roches moussues. Revenu au Charlemagne, il faut prendre, suivant la marque, le sentier montant derrière»
un autre vieux chêne qui en est voisin. Ce sentier aboutit au plateau, oii, tout près, à dr., la lettre K désigne le charme d'Hélène. « Nous avons ainsi nommé cet arbre, dit Denecourt, parce qu'au pied est une roche où Madame la duchesse d'Orléans s'est reposée en visitant notre sentier, le 15 mai 1847. » — Le sentier tourne bientôt à dr. ; on Le suit sur la platière, pour descendre (en négligeant le sentier indiqué par une marque rouge, à g.) jusqu'au
chêne de Salvator Rosa, curieusement massé au milieu du grès ; on le contourne, pour traverser un étroit passage, entre des rochers, et, après plusieurs détours, passer sous une sombre galerie de rochers. Arrivé derrière un chêne creux, le François /®', il faut en faire le tour, et descendre dans la petite vallée, où l'on voit devant soi, à g., un groupe de rochers, sur lesquels se dresse le chêne connu sous le nom de chêne des Fées, dont on n'aperçoit ni la souche, ni les racines, mais qui, par une expansion de son écorce, s'attache à une saillie du rocher à la manière d'un suçoir de polype. — Du pied de ces rochers, on doit revenir un peu en arrière, prendre, à droite, le sentier qui gravit la colline et aboutit bientôt à une muraille de grès, qui semble barrer le chemin, et qui surplombe {Roche de V Enchanteur Merlin) ; en contre-bas est une petite grotte. Un sombre passage à travers les rochers sert d'issue. — Continuer à suivre les détours du sentier, qui offre des perspectives pittoresques sur des ravins boisés et des pins à Técorce dorée. Croiser une petite route, et prendre le sentier qui s'offre en face. A travers les éclaircies on aperçoit Fontainebleau, en suivant le bord escarpé du plateau. Le sentier, qui incline à g., ne tarde pas à descendre, à dr., dans une petite gorge formant un site pittoresque. — La lettre A, à g., désigne le rocher de Fontange (le sentier qui descend, à dr., passe par les roches dites Montussiennes, et ramène à Fontainebleau, en 25 min., par le carrefour des Huit-Routes). — Continuer de suivre le sentier qui, après avoir contourné les crêtes, tourne à g., se replie deux fois sur lui-même, fait le tour de deux petits ravins, et, parvenu au pied de deux grands pins, passe, à dr., entre les rochers, puis débouche bientôt sur un chemin de voitures, au belvédère de Montespan, un des beaux points de vue du Mont- Ussy. L'administration y avait fait
DE PARIS A FONTAINEBLEAU
établir un banc ; mais des touristes en goguette se sont stupidement amusés à le précipiter du haut du rocher en bas. — Retourner sur ses pas' pour incliner ensuite à g., par un sentier que signalent des traits rouges et qui contourne la base du point de vue. Au bout de quelques instants, les méandres du sentier, qui revient brusquement à dr., parcourent un intéressant pêle-mêle de rochers appelé le chaos du Tasse, — Négliger, tout à fait en bas, un sentier à dr., qui ramènerait à Fontainebleau en 30 min., par la grotte des Montussiennes et le carrefour des Huit- Routes , et prendre celui qui monte directement vers un amphithéâtre de rochers entassés (chaos de Victor Hugo), s'engage dans un défilé d'aspect sauvage (F, antre du Déluge), passe devant un bel entassement de rochers (H), puis, à un détour, découvre un lointain horizon.
On arrive bientôt au deuxième point de vue du Mont-Ussy, J, belvédère de La Vallière. — De là il faut reprendre le sentier étroit et tortueux qui descend. On aborde le chaos de George Sand, et bientôt on s'engage dans la belle gt^otte de Maria Bninetti (d'où descend un sentier qui ramène à Fontainebleau). Plus loin la lettre L désigne le chaos de Shakespeare; N, le chaos de Corneille.
Dans ces parages, on doit faire attention aux marques pour suivre , à travers les dévastations causées par un incendie, le sentier qui va aboutir, après plusieurs détours, à une route de voitures sahlonneuse (Route de la Butte-aux-Aires) ; on croise cette rout^ et on prend en face le sentier qui remonte la colline opposée. Il se bifurque vis-à-vis du Guiemberg (S), hêtre remarquable. Mais il ne faut pas s'occuper du bras de g. Celui de dr., passant à travers des roches moussues et des hêtres, offre des aspects pittoresques. Arrivé sur le plateau, on contourne le bord par un sentier, d'où l'on domine de beaux chaos, et qui amène à la grotte
Malena, puis on descend de là dans une petite gorge, que dominent de beaux entassements de rochers. Il faut continuer à suivre le sentier, en évitant ceux qui descendent, à dr., vers la route. On laisse à g. un bloc de grès remarquable : X, /a Dame du Mont-Ussy. Au bas de la colline, deux derniers blocs, énormes, les roches d*Hercule, fixent encore l'attention. — Après avoir passé sous l'un d'eux, le sentier aboutit à une route de voitures, que l'on coupera pour arriver en 15 min. à Fontainebleau, par la rue des Bois.
CÔTÉ DE l'oCEST.