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Aux gorges du Houx et de Franobard

(Promenade de 5 à 6 heures.)

GORGES DK VRANCHARD.

N. B. Franchard est le seul point de la forêt où l'on trouve un restaurant.— Des guides munis d'un brassard numéroté s'y tiennent dans la belle saison, s'offrant à conduire les voyageurs et k leur faire voir toutes les curiosités de la vallée de

Franchard, et ils leur en montrent à peine la moitié. Si on les prend , on fera bien de spécifier à l'avance, d'après l'itinéraire tel qu'il va être tracé, ce que l'on a l'intention de visiter. — On ne descend pas en voiture dans la gorge de Franchard.

VIndicateur historique et descriptif de Franchard, par Denecourt (Fontainebleau, 1876, 180 édition), contient une carte spéciale des gorges de Franchard.

La gorge de Franchard rivalise en aspects sauvages avec les gorges d'Apremont : mais, comme celles-ci, elle a perdu en partie cette aridité qui faisait de ses roches et de ses sables un désert brûlant pendant Tété, et que Ton comparait aux déserts de la Thébaïde ; elle est destinée à voir d*année en année la nudité de ses collines rocheuses disparaître sous la verdure des pins qui y ont été plantés. Voici en quels termes en parle Dangeau dans son Journal : « Lundi, 20 octobre 1687, Monseigneur et Madame coururent le cerf dans les forêts de Franchard, pays fort affreux, où Ton n'avait jamais chassé. »

Aujourd'hui Franchard est peutêtre le point de la forêt de Fontainebleau le plus fréquenté par les touristes. Ils y viennent généralement en voiture. Le tracé de promenades à pied décrit ici, et passant par la gorge du Houx, offre un grand intérêt pittoresque.

Sortant de Fontainebleau par la barrière de Paris, vaste rond-point, où Ton se trouve en face de deux grandes routes : à g., celle de Fleury, à dr., celle de Paris, on prend entre ces deux routes la route de chasse (du Petit-Franchard) ; on consultera attentivement les indications de marques bleues. A 3 minutes, on incline à g. par un petit sentier qu'indique la marque bleue. — Vingt-cinq minutes plus loin on traversera la route de Milly et de Fleury, pour prendre, en face, un sentier qui gravit doucement la pente du Mont-Fessas, et amène, en inclinant à g., à une route sablonneuse qu'il croise, et, au bord

DE PARIS A FONTAINEBLEAU

■lu ptftteau, à une échappée de vue Kur le Mont'Aigu, indiquée p&r une

Parvenu au poiot où le sentier se bifurque (celui de àr. conduit plus direciemeotà \&grol(e du Parjure:

V. ci-- dessous), on suivra celui qui tourne brusquement à g. pour admirer les sites pittoresques de ]a. gorge du Houx, qui ont échappé jusqu'à ce jour aui dévastations de plus en plus menaçantes des carriâres.

Le sentier que l'on suit prend le nom de sentier des grands Titant; il f trcule entre des roches d'une masse

imposante, et auxquelles Denecourt a donné divers noms. Arrivé & un carrefour de huit chemins, au milieu duquel s'élève un pin de lord Weymouth, on traverse ce carrefour en laissant une roule à dr., et le sentier que l'on suit mène à la Grotte du Chasseur .Voir (H), ouverte par Denecourt, On passe ensuite près du rocher Grand- Gousier (Ij; à la lettre K, on se trouve dans le voisinage des déplorables dévastations de la belle gorge du Hom. — Il faut suivre le sentier k dr., qui, aprts une petite descente, aboutît sur une

contrer une bifurcation de sentiers, mais toujours préférer le sentier de g., qui domine le fond de la vallée.

ie préoccuper à

in sentier qui monte I à la grotte du Parière d'aspect '.

En sortant de la grotte, on tourne dr.; on passe par un étroit déchiment entre les grès pour parvenir L plateau du belvédère de la Grotte du Parjure, puis on gagne le carrefour du Houx (l'arbuste qui lui donnait son nom a depuis longtemps disparu). On a, àdr., une platière dé-

■B nttB ca serait sa dernière folie.

piltoresque promenade

FONTAINEBLEAU. - LA FORET

nudêe pftrun incendie. — Ufaut couper le carrefour et prendre la route de la gorge du Houi, puis la Roule Mazaria, qui aboutit au carrefaiir des gorges de Franchard. On traverse la roule Ronde, pour retrouver, de l'autre côté, le sentier qui va parcourir la platière de Franchard, Après avoir croisé un deuiiëme chemin, on se trouve sur les bords de la mareaux Pigeons, — A une bifur-

ques bleues; croiser un chemin de voitures, à peu de distance duquel on atteint l'entrée de la grotte de VelUda. — On incline un peu à dr., on monte quelques marches, et, quand le sentier se divise, on prend à g. pour arriver au grand point de vue des gorges de Franchard, signalé par un poteau indicateur. — Continuer la promenade en c6to;ant le haut bord du site. La lettre M annonce le peli' chaos de Gavarni;

iiréa des gatges de Franchard.

tions des marques. Près de la lettre K, à g-, remarquer une singulière cassure formant une arehe de pont dans une masse de grès. La 1 élire B signale un val d'aspect riant. — Laisser à dr. le sentier D, menant à Franchard. — Passer près d'une mare t peu de distance lie laquelle on atteint une plate-forme élevée, dominant une belle vue, et établie par Denecouri à l'endroit oii

avait été élevé, en IQil , \xn beieédèi-e pour Marie-Thérèse. I" rendre ensuite le sentier désigné par la lettre E. On ne tarde pas à contourner le rocher des Ermites, dont les masses superposées forment une grotte, au bord du chemin sablonneux qui descend dans les gorges et en face de la fameuse BocAe qui Pleure, et qui, depuis longtemps salie des niaises inscriptions en toutes langues des badauds,'ne mérite plus l'in

DE PARIS A FONTAINEBLEAU

pèlerinage que son renom impose à une curiosité banale et trompée.

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