LONGJUMEAU
le kil. de, Paria, 3 kil. de ChUly-Mazapin, 5 kil. de Morangis, 1 kil. d'Épinaj, 2 kil. 1/2 de Champlaji, 5 kil. ]/3 de Palaiseau, 6 kil. ds Monllhérj.
Longinmean e&\ un ch.-l. de cant.
Je 2,31i hab. Situé sur la routa de terre de Paris à Orléans, il ae ee
compose, pour ainsi dire, que d'une rue ; mais cette rue longue, généralement bien bâtie, bordée de nombreux mngasiuB, présente un aspect passablement animé. Presque à son eitrémilé s'élève à, g. l'églùe, du
au xv". La, façade est de cette dernièreépoque. L'archivolte de la porte centrale est découpée en gracieuï festODS. A g., sur un contre-fort, est greffée une tourelle qui n'est autre
chose qu'un [»>nduit de cheminée et que l'on a prise longtemps pour une Innteroe de cimetière.
L'histoire de Longjumeau n'offre d'intéressant que la conclusion de ia Pair Boifeiiîe (1568], qui imerrompit pour sii mois les guerres de reli gion. C'est aujourd'hui une ville In dualrielle [tanneries et mégisseries^
farines, vins, légumes, cuirs et bet tiaui); il n'j tient des foires impôt
tanles. On peut, aussi aller de Paris à Longjumeau par le chemin de fer de Limours. Des omnibus j- conduisent de la station de Palaiseau {V.
Section XXVIIl), située è. 5 kil.
A 2 kil. N.-Ë. de Longjumeau se trouve Chili;- Hazrin (397 hab.).
Chillj possédait, avant 1804, un magnifique château qui, depuis le xti" s., changea trës-souvenl de possesseurs, mais appartint presque tou-
DE PARIS A. ETAMPES
princes du sang, soit à de grands dignitaires de la cour. Au commencement du xvii® s., Chilly fut érigé en marquisat en faveur du maréchal Ruzé d'Effiat (1632), qui lit rebâtir par Jacques Lemercier la vieille demeure féodale, et appela pour la décorer Simon Vouet et Sarrasin. En 1727, le marquisat passa entre les mains du duc de Mazarin, qui lui a laissé son surnom. Au commencement de ce siècle, le domaine fut acquis par un spéculateur, qui fit aussitôt démolir le château , un des plus beaux ouvrages du temps de Louis XIII. — L'église renferme quelques pierres tombales et les tombeaux de la famille d'Effiat, notamment celui de Martin Ruzé, oncle du maréchal, avec sa statue '.
On laisse à dr. , en allant de Longjumeau à Chilly, le château de Sairit- Éloi, dont le parc a été démembré.
Si Ton continue de suivre la route de Chilly jusqu'à (5 kil. de Longjumeau, 4 kil. d'Athis et 3 kil. de Wissous) Mora7igis, v. de 378 hab., on rencontre sur la dr. un petit édifice carré du xvii° s., recouvert d'un dôme, qui a))rite un réservoir d'eau.
Un peu plus loin, en arrivant à Morangis, on aperçoit un château.
De la station d'Epinay, on aperçoit à g.Villemoisson, sur la rive dr.
deTOrge. A peine l'a-t-on quittée que Ton traverse TOrge sur un viaduc de cinq arches ayant 8 met. d'ouverture et 15 met. de hauteur. Sur la rive g., se montrent le ham. du Breuil, dépendance d'Èpinay , et le château de Vaucluse. Ce château, fief du domaine de Villebousin , portait au xviiio s. le nom de la Gilquenière, qui déplaisait fort à son propriétaire, le bailli de Crussol d'Uzès. Monsieur, comte de Provence, depuis
1 . On trouvera de curieux détails historiques et uno description complète du château de Chllly-Mazarin dans une belle Notice de M. Patrice Salin, ornée de 16 eaux-fortes {in-8», Paris, Le Clére, 1S67, ,
Louis XVIII , y ayant été reçu plusieurs fois, lui donna son nom actuel. Après avoir appartenu, depuis la Révolution, au général baron Delaitre, au général comte Dorsenne et à M. Dabrin, Vaucluse a été acheté par la ville de Paris, qui y a fait construire en 1867-i868, sou» la direction de M. Bouteleu, architecte, un asile d'aliénés. Derrière Tancien château s'élèvent duex longues rangées de maisons blanches dont les toitures en tuiles rouges attirent l'attention depuis le chemin de fer. Une chapelle romane, en forme de croix grecque, les domine et tranche vigoureusement sur la verdure du parc qui s'étend jusqu'au sommet de la colline. Plus près du chemin de fer, entre la voie et l'Orge, ont été construits en même temps tous les bâtiments d'une vaste ferme, dont l'exploitation est confiée en partie aux aliénés les plus calmes.
A g. du chemin de fer s'étend la forêt de Sainte-Geneviève ou de Sequigny, qui rappelle, dit-on, un souvenir historique. Un jour que Louis XIV y chassait , le veni emporta la coiffure d'une fille d'h'onneur de Madame, Marie de Fontanges, qui était, au dire de l'abbé de Choisy, « belle comme un ange, maissotte^commeun panier. » Cependant la sotte eut l'esprit de remplacer aussitôt sa coiffure par un nœud de ruban ; et ce nœud de ruban était si joli, si gracieux, il faisait si bien ressortir la beauté de celle qui venait de l'imaginer, que M™« de Montespan, alors la maîtresse en titre de Louis XIV, eut bientôt une rivale, u Quelque étrange que fût ce doublet, dit Saint-Simon, il n'était pas nouveau : on Tavait vu de M™e de la Vallière et de M"»« de Montespan, à qui celle-ci ne fit que rendre ce qu'elle avait prêté à l'autre. Mais M"« de Fontanges ne fut pas si heureuse ni pour le vice, ni pour la fortune, ni pour la pénitence.
Sa beauté la soutint un temps, mais son esprit n'y répondit en rien. Il en fallait au roi pour l'amuser et le