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STATION. — SAINT-MICHEL

29 de Paris, 5 kll. d'Épinay, 2 kil. 1/2 de Montlhéry, 2 kil. de Sainte-Geneviève.

De Saint-Michel, v. de 690 hab.,

où la compagnie d'Orléans a établi de vastes ateliers, et où l'Orge fait mouvoir une importante minoterie, on peut aller visiter l'église de Longpont et la tour deMontlhéry.

Excursion à Longpont . à Hontlhéry et à Harcoassis.

Après avoir franchi l'Orge au moulin de Groteau, on peut monter en moins de 30 min. à Montlhéry; mais, si l'on veut visiter Longpont, il faut prendre à dr., à 300 met. environ de la rivière, un chemin qui longe le parc et le château de Lormoy. Ce château était la maison de plaisance des abbés commendataires de Longpont, qui le vendirent au comte de Flammarens. Sous la Restauration^ il appartenait au duc de Maillé, qui y donna plusieurs fois des fêtes à la cour. M. Paturle, qui l'acheta en 1837, le fit reconstruire dans le style italien par l'architecte Charpentier.

M. Constant Say, dont le tils le possède actuellement, l'a restauré et agrandi dans le style de Mansart.

Le parc, que traverse l'Orge et qui mesure près d'un kil. de longueur dans chaque sens, s'étend au N. jusqu'à la chaussée de Longpont et à l'E. jusqu'au chemin de fer. On y remarque de vastes pelouses et quelques belles futaies.

Longpont, 642 hab., doit son nom à une longue chaussée qui le relie à la rive dr. de l'Orge, en donnant passage, par quelques arcades, aux divers bras de la rivière. Une vieille chapelle, dans laquelle se conservait une statue de la Vierge trouvée, diton, dans le creux d'un chêne, attirait déjà de nombreux pèlerins à Longpont, lorsque Gui Trousselle, comte de Montlhéry, et sa femme Hodierne résolurent de la remplacer par tm édifice plus important. Ils commencèrent l'église actuelle, dont le roi Robert le Pieux posa la première pierre en Tan 1000, et fondèrent ensuite, pour la desservir, un prieuré où ils installèrent des Bénédictins de

DE PARIS A EÏAMPES.

Cluny. La construction, commencée par Tabside , fut continuée aux frais de la comtesse Hodierne , mais elle ne put être entièrement achevée du vivant de la bienfaitrice. Le portail et la tour ne furent terminés qu'à la fin du XV* s. et grâce aux libéralités de Charles VIII et d*Anne de Bretagne. Dans son intégrité, l'église de Longpont se composait d'une nef avec collatéraux, d'un transsept, d'un chœur avec déambulatoire. La tour était surmontée d'une pyramide , et une autre flèche s'élevait à Tintôrsection de la nef et du transsept. Au XVI* s., les protestants mutilèrent affreusement toutes les sculptures du portail. Pendant la Révolution, les pierres tombales dont l'église était entièrement pavée furent levées; le sol de l'édifice, se trouvant en contre-bas de la place voisine, fut sensiblement relevé, de telle sorte que les bases des colonnes et des piliers se trouvèrent enterrées de plus d'un mètre ; mais l'ensemble de l'édifice fut du moins respecté. Les mutilations les plus odieuses datent de 1822. A cette époque, l'édifice était encore entier et la tour surmontée de sa flèche ; pour éviter quelques frais de réparations, on jugea à propos d'abattre le chœur, le transsept et la flèche. La nef et le portail n'obtinrent grâce que sur les réclamations les plus vives du général Barrois, habitant de la paroisse.^ Depuis 1852, les débris de l'église sont classés parmi les mon. histor., mais leur solidité avait été gravement compromise par les démolitions opérées en 1822. Arthaud, curé de Longpont pendant plus de quarante ans (f 1877), s'employait avec ardeur à réu^iir quelques ressources pour subvenir aux dépenses les plus pressées ; son zèle n'a pas été perdu, car la reconstruction du transsept et du chœur est à cette heure à peu près tei'minée (août 1877).

La façade se compose d'un portail ogival au-dessus duquel s'ouvre, dans le pignon, une rose de moyenne gran<

deur. A dr. et à g. de la porte, sous des dais sculptés, on remarque quatre statues colossales (deux Apdtrea^ saint Denis et saint Laurent) décapitées au XVI* s., comme celle de la Vierge mère qui s'adosse au trumeau ; la statue de la Vierge a seule été restaurée en 1858. Dans le tympan de la porte sont sculptées en basrelief trois scènes de T histoire de la Vierge, également mutilées.

Les figures de Charles VIII et d'Anne de Bretagne, qui ornaient autrefois la façade, ont aussi disparu, soit à la même époque, soit pendant la Révolution, et c'est à peine s'il reste quelques traces des armes de France et de Bretagae qui les accompagnaient. L'ogive du portail est bordée d'un cordon sculpté figurant des ceps de vignes chargés de raisins ; une double voussure porte des statuettes mieux conservées que les grandes statues de l'ébrasement.

A l'intérieur, le sol de l'église, déblayé, a repris son niveau primitif, et il faut, en pénétrant dans le monument, descendre un escalier de dix ou onze marches. La nef, composée de cinq travées, est séparée des bascôtés par de belles arcades romanes à double archivolte, surmontées d*un triforium aveugle, au-dessus duquel s'ouvrent de petites baies en plein cintre. La voûte repose sur des colonnes à chapiteaux de feuillage.

Les voûtes des bas-côtés- n'ont pas de nervures.

A l'extrémité du bas-côté N., la chapelle de Notre-Dame de Bonne- Garde est un but de pèlerinage trèsfréquenté, bien que l'ancienne madone miraculeuse ait été remplacée depuis la Révolution par une statue moderne. — Dans la chapelle des fonts baptismaux (à dr. du portail) se conservent quelques anciennes stalles sans intérêt. — De tous les personnages illustres inhumés dans l'église' de Longpont et dont les restes sont aujourd'hui uniformément recouverts d'une couche de bitume qui a remplacé l'ancieu daliage dé.

LONGPONT. — MONTLHÉllY. 565

truit au xyiii» s., deux seulement | réuni au domaine de Lormoy et transsont maintenant signalés à rattention j formé en un corps de ferme, du visiteur. Ce sont : la fondatrice Montlhéry*, Y. de 2,065 hab., est Hodierne, comtesse de Montlhéry, I situé sur la route de terre de Paris à qui reposa dans le cimetière commun | Orléans, à égale distance de Longjusquen 1640, amsi que le constate ; jumeau et d'Àrpajon (6 kil.), et sur Tlne inscription Jatme gravée sur une ' les pentes de la colline que couronne .longue dalle tumulaire ; et Louis de , le château auquel il doit sa célé- France, comte d'Evreux, fils puîné brité. de Philippe le Hardi et petit-fils de !

saint Louis, mort dan's le prieuré le | Quelle qu'ait été son origine, la seii9 mai 1318. gneurîe de Montlhéry fut donnée, en 091,

Au N. de l'église, un bâtiment mo- par Hugues Capet, à Théobald ou Thi^ derne renferme, au rez-de-chaussée, ^*^<^' surnommé File-Étoupe, qui bâtit la sacristie, et, au premier étaee. la ' ??^ *^?"® colline une forteresse redouta-

salle du Trésor où sont rassemblées, ' SltnnH??''^ ?'^°f ^* """ 'T' ^«P^^î'^^.^^ r1»nfi /)<.o «/*i;«„o,-«.« A 4. . ^' I origands. Le plus fameux de ces bandits, dans des reliquaires de toutes for- Guy Trousselle, s'était même rendu si mes, de très-nombreuses reliques de | redoutable que, pour tirer Montlhéry de la sainte Vierge, des Apôtres, de ses mains et en faire une propriété royale, saint Joseph, de saint Marcel, évê- ,1e roi de France, Philippe !•% n'hésita que de Paris, de sainte Geneviève, j Poii^tà contracter une alliance avec lui, de saint Denis, de saint Louis, roi ^"^,^"1^?°°*°* P^"^ ^®"^^® ^^" ^^^ "^*^-

de France, etc. Ces reliques, prove- I Tiu Z^i? !•"•.• ^°''' T' """"f *5* ^ -^„t ««».. i« 1 il 1,^ . Louis, son fils légitime, la garde dun

nant pour la plupart de l'ancien ■ château si chèrement payé, Philippe I" prieure, donnent heu chaque année, prononça ces paroles rapportées par le mardi de la Pentecôte, à une fête Suger :

spéciale qui attire un grand nombre « Mon fils, garde bien cette tour qui de pèlerins. Nous signalerons aussi, ^"'* causé tant de peines et de tourdans la salle du trésor, une croix en ' ™®"*^, ' ^^^' P^f ^* Perfidie et la méchan-

vermeil, de forme byzantine, ren- ' ^^îî> TL^^S^"."' •''''' Tl •"* 7-^ c^ I j r X -i. TT I entière a rae défendre contre lui , et je

fermant des fragments considérables suis arrivé k un état de vieillesse sans delà vraie Croix; une lampe antique , avoir pu obtenir de lui ni paix ni repos. • en terre cuite, qui passe pour celle i Ce sacrifice devait être inutile : Phidu solitaire saint Macaire (iv® s.) ; i l'PPe de Mantes, le bâtard de Philippe I«% et un charmant por/miï de saint Ber- disputa la possession de Montlhéry à son nard, peint sur émail. 1 ^'^J^^ légitime Louis le Gros. Une guerre

T a r^i.;zkii«.A ^^ T ^««.^^ * '.vv éclata, et le roi finit par se dessaisir de

Le prieure de Longpont, enrjchi Montlhéry en faveur de Milon de Braie, par la munificence de plusieurs rois | vicomte de Troyes. Celui-ci avait pour de France, et visité par Louis VI, cousin Hugues de Crécy, qui affichait

Philippe le Bel, saint Louis, Phi- ! aussi des prétentions sur cette seigneu-

lippe de Valois et saint Bernard, | "« eVles soutenait les armes à la main.

- "it acquis des biens considéra- ^"^"®® ^"''P^®"^ ^ï****^^ f^^"s "°® ^'"^^s-

3 et possédait, à Paris, une mai- ' ^*^®' ^® ®^'«j^' ^! fait garrotter, le con-

HAnt 1« n>,«n«iu A^.liA^ à c.;«f |duit prisonnier de château en château

avait blés

son dont la chapelle, dédiée à saint 1 r' ?"m tilf- /«f «f»,«" c^^^^au Jnlî^n lo P«»J. ft,; .AAA^ .r. 4fiKK |j?^^^^M'>"^^«^y'.f'?f }^ S empare ; et

la, pendant une nuit , il le précipite par

Julien le Pauvre, fut cédée en 1655 à l'Hôtel-Dieu. Lors de la suppression des établissements religieux pendant la Révolution, il fut vendu et démoli en partie. Les derniers débris du cloître ont été abattus en 1822, en même temps que le chœur et letranssept de Téglise. Ce qui subsiste des anciens bâtiments a été

une fenêtre, après l'avoir étranglé de ses propres mains.

Le bruit de ce forfait se répand et soulève partout la plus vive indignation.

Hugues est cité devant la cour de son suzerain, Âmaury de Montfort, pour répondre de sa conduite et se purger par le combat de Dieu de l'accusation portée contre lui. Il se présente au jour dit : le

DE PARIS A ÉTAMPES

robe da moine Deveous dèH

■l'Angleterre , one

tent pM au-delk du xiti* s.} et'de fonde

dans la ville des éubli.ieinenta utile

Hugues s'ealBvan-

ou religieni. Saint Louis et «a mèrp

fuyant devant une insurreciion des prin

lit, déclare qu'il ne

jDbat; puis il fait

gierent dans le ohiteflu el t'y tinrcn

renfermés juaqu'h leur délivrance par le

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comte Thibaut da Cbampagne. qui «vai

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été d'abord au nombre de. révoltés. En

1360, le roi d'Angleterre s'y établit pen

, les rois de Franca

gne presque josqu'aui porte» de Paris

r de nouvelle» for-

Sou» Cbarle» VI, il fut occupé lanlàt par

(1* lour et las au-

les troupes du Dauphin, qui pillèrant m

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rançonnèrent également le» mnlheureu

Tour de Montlhérj, v

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garde de l'amiéa royale e (ait d'avoir donné sa par

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duc de' re. Les près de

mettrai anjoard'hoi ai près ne, qu^il sera bien habile q

dit :^ Je ui pourra

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Château de Montlhér,

jsté du roy, dit Philippe di

k Lualgnao, sani repalelre, et di

Queanoy-le-Comie. Ces deux n garde de se mordre l'un l'autr

DE PARIS A ETAMPES

soudre la ligue, conclut le traité de Con- ! flans, le plus humiliant que jamais roi de BYance eut souscrit avec ses sujets, et «(par lequel, dit Commines, les princes butinèrent le monarque et le mirent au pillage ; chacun emporta sa pièce. » Le roi accorda aux confédérés toutes leurs ! demandes, bien résolu, à l'avance, de ne j pas exécuter le traité. Jamais, a dit avec | raison un historien , la féodalité n'avait | remporté une si grande victoire; elle se trouvait, pour ainsi dire, reconstituée, et Louis XI n'était plus , comme Louis VI, que le suzerain de ses vassaux.

Détruit en partie par les guerres de religion, le château de Montlhéry devint peu à peu une carrière où les habitants de la ville voisine venaient chercher les pierres dont ils avaient besoin. Le 15 septembre 1603, un sieur de Bellejambe obtint des lettres patentes qui l'autorisaient à exploiter les murs du chùteau pour en tirer des pierres et les -employer à la construction de sa maison de Bellejambe, située à l'O. et à une demi-lieue de Montlhéry, « sans qu'il puisse toucher à la tour du donjon, m

Les ruines de Montlhéry offrent encore un aspect imposant. Elles se ■ composent de la tour du âonjon , (xiii^ s.), qui a 32 met. d'élévation, d'une tourelle accolée qui renferme un escalier de 132 marches, de quelques pans de mur et d'une autre tour, moins bien conservée, qui ne i s'élève pas à plus de 10 met. au-dessus du sol. Quelques travaux ont été faits pour empêcher une plus grande j dégradation de ces intéressants débris, et permettre aux curieux de les visiter sans danger. Un gardien y guette du matin au soir les étrangers afin lie les faire descendre dans les caveaux et monter au haut de la tour, d'où l'o*! découvre un vaste et , beau panorama (rétribution faculta^ tive, mais obligatoire si l'on use des longues-vues établies sur la plateforme). Du reste, on jouit déjà d'une vue magnifique en se promenant dans les jardins nouvellement plantés qui entourant ces ruines pittoresques.

Entre la tour de Aloutlhéry et la route de Saint-Michel est un ^mww/m« gaulois appelé la motte de Montlhénj. ,

Pour entrer dans la ville, après avoir Visité la vieille forteresse féodale, on peut passer par une porte , \q. porte Baudry, sur laquelle se lit l'inscription suivante : u Cette porte, bâtie en l'an 1015, par ThibaudFile- Étoupe , fut rebâtie en 1 589 , sous Henri III, et restaurée sous le consulat de Bonaparte, l'an VIII de la République, par Goudron du Tilloy, maire. » En sortant, au contraire, de Montlhéry par cette porte, on descend à Linas, v. de 1,143 hab., dont les maisons se confondent avec celles de Montlhéry.

La plus grande partie de V église et le clocher de Linas datent du xiii® s. Cette église possède un tableau original de Philippe de Champaigne, une copie d'un tableau àe Murillo et des pierres tombales gothiques.

Montlhéry est une petite ville bien bâtie, mais triste. On y remarque seulement les vieilles sculptures qui ornent la porte de son hospice civil.

Son église a une façade du xiii° s.

A 3 kil. à rO. de Montlhéry se trouve Marcoussis, v. de 1,713 hab.

Marcoussis doit son origine à un prieuré fondé soUs la première race et dépendant de l'abbaye de Fontenelle ou Saint-Wandrille, en Normandie. Les prieurs ayant aliéné une partie du territoire, un fief laïque s'y établit et un château y fut élevé. En 1388, Marcoussis , dont le dernier seigneur était mort insolvable, devint le domaine d'un seigneur des environs de Lunel (en Languedoc), Jean de Montagu, maître d'hôtel de Charles VI, et qui possédait déjà des terres dans les environs. Jean de Montagu se forma une seigneurie assez étendue , dont Marcoussis fut la capitale ; il rebâtit le vieux château, établit à côté un couvent de Célestins, reconsti'uisit le chœur de Téglise du prieuré, aujourd'hui église paroissiale. Ses richesses, légitimement acquises, et surtout le crédit dcmt il jouissait auprès du roi, excitèrent la jalousie et la colère de Jean sans Peur, qui le fit accuser de concussion et condamner à mort par un tribunal tout dévoué. Oans un de ses moments lucides, Charles VI adressa de vifs reproches au duc sur une exécution si sommaire , et il fut procédé sans rotard

MONTLHÊRY. — MARCOUSSIS. — BRETIGNY. 56»

k la réhafoilitatioB de MoBtagu. Son cà- | cotiissiè sont exploitées depuis 1854 davre, retiré du gibet de Montfaucon, fut , p^p [^ y\\]Q j^ Paris, enterré avec pompe dans l'église du cou-> vent dés Célestin.s.

Le fief de Marcoussis appartint ensuite^ .- , -^^ ' i i x* j

à la famille de Graville, qui fournit deux ' Quand on a quitte la station de chambellans à Louis XI et un amiral Samt-Michel, on découvre encore, à (Inouïs de Graville, mort en 1516) k là , dr., Une jolie vue sui' la vallée de France. Louis XI, Charles VIII, Louis XII l'Orge, dont on ne tarde pas à s'éet François!" vinrent spuyent au «hâ- 1 loigner pour monter sur le plateau teau, pour chasser dans les environs. A , j j^ gépare de la vallée de la" Juine. la famille de GraviUe succéda celle de ^ '^

Balzac d'Entragues, qui posséda Mar- ' ,n. <5TATiftN rrftipnv

coussis jusqu'au commencement du siècle , '" oi«iiwn. oncuuriT.

dernier. On connaît la vive passion „^ . ., ^ ^ . „ , ., , ^. . ,,. , , qu'Henriette d'Entragues inspira à Hen- ^^ ^^^' ^^ P»'»». 3 kil. de Saint-Michel. ri IV, de 1599 à 1609, et les malheurs qui .

en résultèrent pour le trop faible roi. Hen- ' Brétigny, v, de 9ia hab., est situé riette d'Entragues, après lui avoir arra- , à l'extrémité du plateau, dans un péché une promesse de mariage , qu'elle ! tit vallon arrosé par' plusieurs ruisgarda longtemps, conspira contre lui ggaux tributaires de l'Orge. L'église, avec VEspagne (1604) pour donner la cou- , • couronne une hauteur, se nomme ronne à son fils naturel, le jeune duc Qe x r< a cy - * n- tt i^

Verneuil, et arma, selon quelques-uns, la ^^ Guet Samt-Pien^e, - Un beau main de Ravaillac. Des entrevues entre pa^c entoure le château de la tonle roi et Henriette eurent lieu au château laine, — Le vm de Brétigny fait de Marcoussis ; et jamais le mauvais na- ' danser les chçvres, à en croire un turel de la duchesse ne put guérir entiè- ! proverbe.

rement Henri IV de pa passion. I j^^ traité, si humiliant pour la

A l'époque de la Fronde les princes de j prance, qui suivit la bataille de Poi- Conde, de Conti et le duc de LongueviUe ' .. /. ^ • - i ^ 'ii^^^.. i

furent enfermés dans le château de Mar- , ^'^P^ ^^^ 8»?P« .^^"S un village du coussis, du consentement du propriétaire, même nom situe près de Chartres. Léon de Balzac. Depuis cette époque, au- Au sortir de Brétigny, on laisse à cun fait bien important ne s'est passé à ' dr. l'embranchement de Tours par Marcoussis. Pendant la Révolution , le ^ Vendôme, que nous décrirons plus marquis de Puységur. craignant que le i loin jusqu'à Dourdan (section XXVI). château ne devint une prison d Etat, le q^ traverse une plaine bien cultivée lit aDattre. . i ^ 'ii*

et parsemée de taillis.

Il ne reste de l'ancien château de -^ Marcoussis qu'une <ottf, quelques dé- , N« STATION. — WIAROLLES.

bris de murs et des fossés indiquant 37 ^ij ^^ p^ris, 5 kil. de Brétigny. le périmètre des remparts. Le château neuf, importante construction, ' Marolles, v. de 479 hab., occupe appartient à M. le marquis de la le point le plus élevé du plateau au- Baume. quel il donne son nom ; le chemin de

Véglise^ des xv® et xvi<» s., ren- fer, qui a monté de 52 met. 36 cent, ferme des restes de vitraux, des peih- depuis Juvisy, est à 90 met. 50 cent, tures murales et une belle statue de | au-dessus de la mer. la Vierge du commencement de la De MaroUes, on peut aller visiter Renaissance, et une Mater dolorosa la poudrerie du Bouchet (8 kil.), side l'école espagnole : Jésus chez tuée près de la station de Ballan- Marthe, par Chassériau. Les stalles, court (K. ci-dessus, p. 546). La route du xvu* s., proviennent de TégliSe qui y conduit passe par Sai?it-Vrain des Céleatins, dont le couvent était (5 kil.)^ v. de 815 hab., dont le châvoisin du château. , teau fut jadis propriété de la Du

Les carrières de grès de Mar- , Barry, qui l'habita avec le duc d'Âi-

DE PARIS A ETAMPES

guillon. IS église de Sain t-Vrain, bâtie du xiii^ au xvii<' 8., renferme un dallage en mosaïque très-remarquable, posé en 1818.

Après avoir laissé à dr. le village de Cheptainville (503 hab.}^ on décrit une forte courbe près de la station de Bouray.

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