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ferment intérieurement les escaliers.

Les Toutes du rez-de-chaussée et le plancher du premier étage, remplacé au :ili]° s. par une voûte, reposaient sur une grosse colonne centrale. Le?

pieds-droits des fenêtres, les arcs,

les piles et les angles sont en pierre de taille-, le reste de la maçonnerie est eo moellon, réuni par un eicel-

La tour Ouinette appartient depuis t849 k la ville d'Etampes, qui eu a fait t'acquisîlîon pour 7,500 fr.

Pour la visiter, il faut s'adresser au gardien. En s'élevant sur les terrains vagues ou dans les champs qui avolsineot celte tour, habitée par les corbeaux, on découvre un joli point de vue.

SI l'on descend la rue qui aboutit

DE PARIS A ÉTAMPES

à rembarcadëre, on se trouve en face Je réglise Saint-Basile (mon. hist.), dont la fondation remonte au roi Robert.

L'édifice actuel, très-remarquable, est moins ancien. Il se compose de trois nefs, d'un transsept, d'un chœur terminé par un mur droit. Le portail central de la façade, la fenêtre qui le surmonte et le clocher central sont du XII® s. Le reste date des xv® et xvi^ s. Le portail est flanqué de chaque côté de trois colonnes ornées de torsades, de frettes et de divers autres dessins, et surmontées de beaux chapiteaux. L'archivolte est tout aussi riche : la voussure extérieure est ornée d'anges assez grossiers , comme toutes les sculptures romanes que l'on remarque là Saint- Basile ou à Notre-Dame. L'arc qui forme la baie est séparé du reste de l'archivolte par un espace qu'occupe la scène en miniature du Jugement dernier.

Les quatre travées de la nef sont accompagnées, à g. , d'un second bas- «ôté assez étroit, et à dr., d'un autre second bas-côté plus étroit encore et <le chapelles ménagées aux dépens ■de la saillie des contre -forts, et si peu profondes qu'à peine reste-t-il la place d'un autel. Ces chapelles datent de la première Renaissance; aussi les petits retables en pierre qui surmontaient les autels, les ar- <;atures, les çuls-de-lampe suspendus au-dessous des voûtes offrent-ils le mélange le plus bizarre des formes •ogivales et des formes antiques. La première chapelle,* dédiée à Notre- Dame de Pitié, est ornée de bas-reliefs gothiques représentant en petit des scènes de la Passion.

Les clefs de voûte de la grande nef représentent (en coirimençant par le fond) saint Sébastien, saint Laurent, saint Basile et Y Annonciation, Celles des bas-côtés sont très-finement sculptées.

Des deux portails latéraux, celui <iu N. est seul remarquable. Le clo* -cher, roman de transition, est percé sur chaque face de quatre baies en-

cadrées deux à deux par des ogives.

Le chœur est resté inachevé, car on voit au chevet, à l'extérieur, un médaillon au milieu duquel sont gravés ces mots : Faxit Deus perficinr.

Anno 1559.

L'église Saint-Basile a été restaurée avec une rare intelligence par M. Sandrier, sculpteur, qui a refait la plupart des riches sculptures des nefs et des chapelles et rétabli autant que possible les choses dans leur état ancien. M. Lenoir, secrétaire et archiviste de la mairie, a contribué à cette restauration. Les vitraux ont été exécutés par M. Lusson, de Paris. Le vitrail du chevet, dû à Pinaigrier, est seul ancien ; il représente Jésus-Christ au Jardin des Oliviers et le Crucifiement.

A peu de distance de Saint-Basile, à peu près au centre de la partie de la ville qu'on appelait autrefois Ëtampes-le-Châtel , s'élève l'église Notre-Dame (mon. hisi.), bâtie par Robert le Pieux pour un collège de chanoines. L'édifice actuel, tout entier du XII® s., possède une crypte à trois nefs plus ancienne. A l'extérieur, cette église se fait déjà remarquer par la singularité de son architecture. Ses murs sont, en grande partie, couronnés d'un rang de créneaux, comme ceux d'une forteresse.

Aussi a-t-on pensé qu'elle complétait un système de fortifications déjà composé du palais et du château. Par une contradiction difficile à expliquer, les fenêtres , bien que romanes, sont d'une largeur peu commune. Quelques-unes ont été partagées par des meneaux -au xyi® s. La tour du clocher (xii® s.), d'une élégance rare dans les constructions en plein cintre, est surmontée d'une flèche octogonale en pierre qu'entourent à sa base quatre clochetons percés à jour ; elle a été restaurée dans ces dernières années. Sa hauteur totale est de 62 met. Le portail latéral en ogive, qui s'ouvre sur la place du Marché était orné de curieuses sculptures malheureusçmept

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