PES
de deuï louves el ornées de sculptures (1554).
A l'angle de rue de ta rue du Pain, t relies, badigeonnée d'une laine couleur, passe nom VMteldAnne de Pisseteu.
que dans la cour, à dv-, basse surmontée d'un médaillon mutilé de François 1°', et un ravissant bas-relief au^essus Je la porte principale. PrËs du buste de Francis I", se lit la date 1538.
Sur la place du Théâtre, une sta-
tue eu marbre i'Éiiemie Geo/froy Saint-Hilaire, par M. Elias Robert, a été élevée en 18S7 au moyen d'une souscription nationale. La ville a aussi érigé, dans le théâtre, unbusle " Rose Chéri,
Lestr
s d'ea
vallée d'Elampi dana la ville seulement, les roues de près de trente usines et fécondent auxenvirons de nombreuses prairies.
H s'y pèche d'excellentes écre ' — Leurs bords offrent d'agréabli
menades. On a.fçe\\e promenade de»
Prés le boulevard qui longe la ville parallèlement au chemin de fer, mais du calé opposé. Cette promenade aboutit, pr^e de l'église Ijaint-Marlin.'aux Porterealix.oiiVoa remarque des débris d'anciennes fortifications.
La promenade du Port, située pris de la porte de Paris, doit son nom k un port établi vers la fin du xv° s. et destiné à l'embarquement des blés delà Beauce, qu'un canal transportait il la Seine. Il n'eiisle plus aucun
DE PARIS A ETAMPES
vestige de ce canal ni de ce port, mais la promenade en a conservé le nom. C'est dans cette promenade, ombragée de grands et beaux arbres, et près de laquelle on voit à dr. les anciennes murailles d'Étampes, que se tient à la Saint- Michel une foire importante, instituée, il y a sept siècles, par Louis VII, en faveur d'une ancienne maladrerie. Les deux terrasses plantées d'arbres, entre lesquelles passe le chemin de fer, s'appellent, celle du bas, la promenade (V Henri /K, et celle du haut, la promenade du Chemin-de- Fer. De cette dernière, on voit bien la ville et la vallée.
Un quartier d'Étampes porte le nom bizarre (ÏEcce Homo^ parce qu'au milieu de la place de ce quartier s'élevait jadis une image du Christ couronné d'épines. Un jour on vit un homme aiguiser un poignard 3ur la pierre qui supportait cette statue. « Que faites-vous là ? lui demanda im des spectateurs. — J'aiguise un poignard qui fera longtemps parler do moi, » répondit-il. Cet homme était Ravaillac; ce poignard, celui avec lequel il tua Henri IV.
Si l'on doit en croire Philippe de Commines, les fusées auraient été inventées à Étampes, en 1465, par Jean Boutefeu ou des Serpents. Enfin, Étampes est la patrie deOeofh'oy Saint-Hilaire.
Les environs d'Etampes offrent d'agréables promenades : nous recommanderons surtout le beau parc du château Brunehaut^ situé à 20 ou 30 min. de la ville, sur la route de Paris. On suit d'abord cette route jusqu'au-delà du hameau de Saint- Michel; puis on laisse à dr. le chemin de Morigny,et bientôt on trouve la grille du parc, complaisamment ouverte aux visiteurs. Le château doit son nom à un ancien manoir qui passait pour avoir été habité par la reine Brunehaut, et dont il ne reste aucun vestic^e. De construction toute moderne, il n'a en lui-même rien de remarquable; mais le parc,
traversé par la Juine qui y forme une pièce d'eau, est aussi bien dessiné que bien entretenu; il renferme, outre de magnifiques pelouses, de trèsbeaux arbres et une colonne élevée en Tan ix de la République française, par Charles Viart, à la Concorde civile. Sur cette colonne on lit cette inscription, traduite des odes d'Horace : « La jeunesse, apprenant les fautes de ses pères , saura que nous avons tourné les armes contre nousmêmes. » Si l'on ne veut pas revenir à Etampes par le même chemin, ou sort du parc à son extrémité supérieure, près du moulin, et, traversant la Juine, on visite, à Morifftn/, 933 hab., situé sur la rive dr. de la rivière, le beau parc de M. le comte de Saint-Perrier, et V église inaclie vée de l'ancienne abbaye, dont la nef tronquée date du xii<^ s., le chœur, des xiii® et xv° s. De Morigny on regagne Etampes en 20 ou 2o min., en suivant les rives de la Juine et en longeant le château de Vaudotileur.'i.
Excursion à Héréville.
On peut aller visiter, à 20kil. d'Étampes, le château de Méréville, l'un des plus beaux des environs de Paris.
On reprend le chemin de fer jusqu'à la station suivante : Monncrville (14 kil.). Après avoir traversé le village iSoi hab.), situé à g. de la voie, on se dirige vers le S.-E., pour gagner Méréville, ch.-l. de c. de l,.'j9l hab., qui s'étend le long de la rive g. de la Juine.
Le chftteau de Méréville fut t)âti par la famille de la Tour-du-Pin, sous le règne de Louis XIV. Le banquier Delà borde l'acheta sous Louis XVI, et dépensa, dit-on, pour l'embellir, plus de 14 millions. Construit sur les dessins du célèbre architecte Bellanger, il est situé à mi-côte sur le versant g. de la Juine et Hanqué de quatre tourelles. Au-dessous d'iuie vaste terrasse s'étendent des salles immenses où sont disposés la cha-
ETAMPES. - MERÉVILI.E.
e, l'orSceet les cuisines. Le grand >n reoTerme de beaui tableaux its par Robert. Le parc, dont mdue est de tOO arpents, a été iicié par Robert et par Joseph net ; la JuJne y serpente k travers gazons et les massifs, elley forme îles, elle y épanche en cascades eaux qui vont ensuite se perdre s des grottes où conduisent des
ponts rustiques. On y remarque :
une balle colonne rostrale érigée en mémoire de deui des fils du banquier Delaborde, qui partagèrent le sort de l'infortuné La Peyrouse, un cénotaphe dédié au capitaine Cook, et, au milieu de la forêt, une superbe colonne, au sommet de laquelle on monte par un escalier de 99 mar-