‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 424 sur 562 · de Jouy · texte numérisé non relu

de Jouy

Biévre (9T7 hab.) occupe le sommet d'un coteau, dans la belle vallée qu'arrose la rivière du niéine nom, et à l'enlrée d'un petit vallon latéral d'où descend un petit ruisseau. I« cartulaire du prieuré de Longpout ineationae deux seigneurs de Bièvre du temps de Louis le Gros ou de

nie le Jeune. Le plus célèbre fut marquis de Bièvre (1747-1783], uleur du Séducteur, qui se fit une grande réputation par ses calemiirs recueillis en 1800 sous la titre

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n deçli elamieli.

fort bea Uéglise de Bièvro (clocher ogival)

DE PARIS A LIMOURS

En remontant le vallon latéral par lequel descend la route de Paris, on trouve à dr. une maison de campagne qui a appartenu à Frédéric Soulié, et où il est mort, le 23 septembre 1847.

Près de cette maison de campagne s'élevait autrefois, dans le fond du vallon, Tabbaye du Valprofond , plus connue sous le nom de V Abbaye aiix-Êois, fondée vers le XII" s. pour des Bénédictines. « La première abbesse dont on trouve le nom ne paraît, dit Lebeuf, qu'en 1204. Cette maison, ajoute-t-il, souffrit beaucoup durant les guerres sous Louis XI, sous l'abbesse Catherine de Torcy, qui gouverna depuis 1494 jusqu'en 1510; on observe que cette abbaye, composée alors de 24 religieuses fort pauvres, était quelquefois appelée Notre-Dame des Ardans. Jacqueline de Ballieu étant morte vers 1513, Etienne Poncher, évêque de Paris, y mit la réforme de Chezal- Benoît, inaugurée dans l'abbaye de ce nom, en Berri , vers 1488. La reine Anne de Bretagne , qui avait demanda cette réforme, lui fit donner alors le nom de Val de Grâce. » Cette abbaye fut ruinée en 1562 par les huguenots, et les religieuses se retirèrent à Saint-Jean de Beauvais, sous Louis XIII. En 1621, elles s'installèrent à Paris au faubourg Saint-Jacques ( V. dans Pans illustré le Val de Grâce) , et plus tard elles vendirent leur ancien monastère, dont il ne reste plus aujourd'hui que des bâtiments de ferme.

La route de Bièvre à Versailles (9 kil. environ, en allant jusqu'au château) gravit au sortir du village la-cète boisée que domine le château de Belair. Au tiers de cette côte, dans un petit bois d'arbres verts, s'ouvre un sentier sablonneux. Ce sentier monte en quelques minutes à de charmantes grottes que M. de Plancy, ancien propriétaire du château de Belair, fit creuser dans des masses de grès au-dessous des murs de son parc, et qui ont été ensuite garnies à ses frais de bancs et de tables.

Au sommet de la côte, à l'endroit oîi la route fait un coude, on découvre une vue admirable sur la jolie vallée de la Bièvre, ses magnifiques prairies et ses charmants coteaux

boisés. En la remontant du regard, on aperçoit à ses pieds le hameau des Roches, où l'on remarque les belles propriétés qui ont appartenu à Récamier et à Bertin de Vaux; puis Vauboyen, Jouy-en-Josas et l'aqueduc de Bue, qui se détache sur les bois du Désert. En la descen dant, au contraire, on voit Bièvre, Igny, Palaiseau, et, au-delà de la butte de Chaumont, on découvre parfois, quand le temps est clair, la tour de Montlhéry.

M"® Louise Bertin possédait, avant sa mort (1877), la maison de campagne qui a appartenu à son père.

C'est à elle que M. Victor Hugo a dédié cette jolie pièce de vers des Feuilles d'automne^ intitulée Bièvre :

Une rivière au fond, des bois sur les deux

pentes ; Là des ormeaux, brodés de cent vignes

grimpantes, Des prés, où le faucheur brunit son bras

nerveux ; Là des saules pensifs, qui pleurent sur la

rive, Et, comme une baigneuse indolente et

naïve, Laissent tremper dans l'eau le bout de

leurs cheveux ; Là-bas, un gué bruyant dans des eaux

poissonneuses.

Qui montrent aux passants les jainbes des

faneuses.

Des carrés de blé d*or ; des étangs au flot

clair; Dans Tombre, un mur de craie etdes.toits

noirs de suie ; Les ocres des ravins, déchirés par la pluie ; Et Taqueduc au loin, qui semble un pont

de Tair....

Parvenue sur le plateau, la route j de Bièvre à Versailles contourne un petit ravin sauvage, laisse à dr. le château de Belair et la tour de Gizzy, puis la route qui conduit par Ville- ' coublay à Villebon (4 kil.), et à Meu- j don (6 kil.; V. p. 93). Elle passe ensuite devant le château de Mont-Clain ou Montéclain et devant la Cour-Roland, — deux grandes propriétés que sépare le bois de l'Homme-Mort qu'elle laisse à g., — avant de rejoin-

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