STATION. — ORSAY
23 kil. de Paris, 6 kil. de Palaiseau. — Le village est, par les routes de terre , k .'îOO m. de la station, 16 kil. de Versailles par (9 kil.) Jouy-en-Josas ; 10 kil. de Bièvre par Saclay. 11 kil. par (5 kil.) Palaiseau et (9 kil.) Igny ; 9 kil. de Longjumeau ; 11 kil. de Montlhéry, par (8 kil.) Marcoussis ; 11 kil. de Limours par (5 kil.) Gometz-le-Châtel et (6 kil.) Gometz-la-Ville ; 10 kil. de Chevreuse par (2 kil.) Bures, (4 kil. 1/2) Gif, et (8 kil.) Saint-Remi.
Orsay*, v. de 1,320 hab., est situé dans une position pittoresque, sur l'Yvette. Au-delà des prairies au milieu desquelles coule la petite rivière, s'élève à dr. le versant boisé du plateau qui sépare la vallée de l'Yvette de celle de la Bièvre.
Le plus ancien souvenir historique qui se rattache à Orsay, est celui d'une bataille livrée dans les environs , du temps
n ruî BolMrt. «utre le comte de Chartres, :u<le$, et Burchord. comte âeCorb«il, qui eineara vainqueur. Kn liai. Simon d'Or-
■enu plus tard unrepuire de brigands, fm
ipoque, rhîstoire de ce village est assez
les propriétaireN du chïteau ; seulement,
BUC. — ORSAY, généra]
le lai
1 un M. Pouirat; possessBU t en partie, \ grands I
Orsay ne possède que deux monumenlB : l'hâpital, dans une siluation salubre, et Végtise. L'église, dont quelques parties et xiiif a., et qui a
AqueJu.
en 1778, n'offre du reste iiue peu d'inlérét. Ce qui recommande Orsaj i. l'ittention du promeneur, ce sont surtout les charmants paysages dont i) est enlonré, c'est la riante vallée oii il a'eat développé et oii il s'agrandit chaque année, ce sont las grands bois qui se prolongent au sommet des coteaux dans la direction de Rambouillet, les vastes prairies au milieu desquelles l'Yvette fait de gra-
cieui détours entre ses bordures de peupliers et de vieux saules. Te château de Corbevitle, coquettement assis au sommet de la monlague et d'où l'on jouit d'une vue si étendue el si variée, ce sont enfin les carrières de grès rouge qui s'étalent sur le revers d'un profond ravin.
Les deux plus belles promenades que l'on puisée faire à Oreay sont celte de la GuUloterie, à 500 met.
DE PARIS A LIMOURS
N. du village , et celle de la Gorge des Hucheries, à 1 kil. S.
Eq quittant la station d'Orsay, le chemin de fer remonte le versant du coteau, croise la jolie route de terre d'Orsay à Chevreuse, puis longe, par derrière, le parc du châteaude Grandménil, appartenant à M. Fleury, et, i kil. plus loin, le village de Bures. On l'aperçoit à peine à trave/*s les arbres de l'habitation dite : le Grand Moulin, qui formait autrefois le château de Bures et qui conserve encore des restes de tourelles et des fossés.
Bures (2 kil. d'Orsay) est un v. de 413 hab., bâti dans une riante position sur la rive dr. de l'Yvette ; son église, d'apparence rustique, précédée d'une petite esplanade, a un aspect pittoresque. — Deux frères, Godefroy et Guillaume, seigneurs de Bures, se distinguèrent en Palestine au commencement du xii® s. ; le second fut même vice-roi de Jérusalem pendant que le roi Baudouin II était retenu dans les prisons des Sarrasins. Au xvi° s., la seigneurie de Bures appartenait à la maîtresse de François ,1°', Anne de Pisseleu, duchesse d'Étampes.
A dr., quelques gorges peu profondes coupent les hauteurs boisées au pied desquelles serpente l'Yvette.
A g., la vue est plus étroitement limitée par le coteau dont la voie ferrée occupe le versant ; on découvre cependant de ce côté, un peu au-delà de Bures, sur le sommet de la hauteur, Gometz-le-Châtel^ v. de 431 hab. qui conserve quelques vestiges d'un château fort; au N. de Gometz, se trouve le château de Mo7itjay (à M. Jousset).