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BAGNEUX

8 kil. 1/2 de Paris, lkil.de Chàtillon et de Fontenay-aux-Roses, 3 kil. de Montrouge, 2 kil. 1/2 de Bourg -la -Reine, d'Arcueil et de Sceaux.

De Chàtillon à Bagneux, 10 min.

suffisent; les maisons se touchent

presque, ou plutôt les deux village> sont reliés ensemble par un chemin bordé d'agréables maisons de campagne. Bagneux a, pour le Parisien, et par les mêmes raisons, autani d'attrait que Chàtillon. Il est assi> sur le même plateau, mais à l'extrémité opposée.

Si l'on part de Montrouge (F. p.

633) pour se rendre à Bagneux, on a le choix entre trois routes difi'érentes : l'une est appelée le pavé cTOrléanSj que l'on abandonne un peu avant Bourg-la-Reine pour prendre sur la dr. ; l'autre est le chemin de Chàtillon ; enfin il est un petit sentier qui part de l'église de Montrouge, serpente à travers les blés et les seigles, grimpe sur un petit coteau planté de vignes, et débouche enfin au milieu même de Bagneux. On traverse ainsi la plaine presque sans s'en apercevoir, et l'on gagne sans fatigue ce premier rideau de collines, derrière lequel on rencontre, dans toutes les directions, les plus charmants paysages.

Bagneux, v. de 1,459 hab., dont l'industrie consiste aussi dans l'exploitation de carrières de pierre et de plâtre, est un des séjours préférés des habitants de la rive g. qui peuvent se permettre les douceurs de la villégiature. Il mérite cette préférence par sa situation délicieuse au sommet d'une colline d^où l'on découvre, d'un côté, Paris et ses monuments, de l'autre le gracieux vallon que dominent Sceaux et Fontenay. Bagneux existait déjà au xv* s.

Le roi Dagobert y possédait des vignobles, et il y eut plus tard une commanderie de Templiers.

Un favori du cardinal de Richelieu, Benicourt, avait une maison de plaisance à Bagneux. Quand on démolit ce petit château, à la Révolution, on trouva dans un pavillon un puits dont l'ouverture était bouchée, et qui contenait des ossements, des bijoux^ des débris de vêtements. On

conclut, avec quelque apparence

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fort larges, ;ni te chœur, si l'on e ïoùle Bcipartite.

l'urtail de l'église de Bsgnenl.

nef ; arcade reposant sur des colonnes monocylindrïquea, Irois colonnes en faisceau supportant beaucoup plus haut les nervures de la grande voûte ; triforium composé de trois arcades en plein cintre, celle du milieu étant un peu plushnule ; toutes

anse de paaier, forme rare au \ni° s.;

oculus formant clerestorj, comme à Ferrières, Arcueil, Bougival, etc.; arcs-bouiants. Aux travéesdu cbceur, le triforium n"a que deux arcades encadrées par uu arc-bombé. Les piliers qui supportent l'arc -doubleau intermédiaire de la voûte seipartite sont composés, à g. d'une grosse colonne eiiloui'éc [le huit colonuettes iso>

DE PARIS A FONTENAY

lées^ et à dr. de quatre colonnes dégagées. Les ouvertures du clerestory du chœur sont des fenêtres en ogive et non des œils-de-bœuf.

La tour de l'église est moderne et sans caractère ; mais elle s'élève sur remplacement de Tancienne.

La porte occidentale très-intéressante et fort mutilée, a six colonnes; les deux plus rapprochées de la baie sont plus petites ; trois de ces colonnettes ont des chapiteaux historiés.

Au tympan, le Père Éternel (ou le Christ?) entouré d'anges céroféraires. L'archivolte est ornée de billettes, de dents de scie et de magnifiques palmettes. Tout le portail porte de nombreuses traces de peintures. Au-dessus , plusieurs arcades en plein- cintre sont surmontées d'une rose datant seulement, ainsi que les contre-forts, d'une mauvaise restauration exécutée en 1845.

Bagneux a été , comme Châtillon, le théâtre de plusieurs engagements durant le siège de Paris. Un monument y a été élevé aux victimes de ces divers combats et notamment de celui du 13 octobre (F. ci-dessus, p. 634).

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