‹ Les environs de Paris illustrésChapitre 45 sur 562 · STATION. — VILLE-D'AVRAY · texte numérisé non relu

STATION. — VILLE-D'AVRAY

17 kil. de la gare de la rue Saint-Lazare, 14 kil. de Paris par la route de terre (à la station), 15 kil. de Paris à la croisée des routes de Saint-Cloud et de Sèvres, 3 kil. 1/2 de Saint-Cloud, 1 kil. de Marnes, 2 kil. 1/4 de Thospice Brezin, 6 kil. du château de Versailles, 3 kil. environ du pont de Sèvres.

Ville-d'Avray*, 1,294 hab., est un v« du cant. de Sèvres.

Ville-d'Avray était déj à connu au xni« s. Après avoir appartenu à divers seigneurs, la terre de ce nom échut, vers le milieu du xiv» s., à la maison de Dangeau, puis elle passa aui Célestins de Paris. En 1778, Louis XVI en acheta la seigneurie qu'il donna, en l'érigeant en baronnie, à Marc-Antoine Thierry, chevalier et mestre de camp au régiment dauphin, et intendant général du Garde-meuble de la Couronne. Ce nouveau seigneur fit bâtir, au milieu du village, le château qui subsiste encore aujourd'hui, moins une salle de spectacle et une chapelle. On lui doit aussi la construction de l'église.

Au-dessous du château est une fontaine dont l'eau était réputée la meilleure de tous les environs de Paris. « C'est pour cela, dit Lebeuf, que le roi n'en boit point d'autre. »

Pendant l'été, la population de Ville-d'Avray est presque doublée ; ]îi plupart de ses maisons de cam-

pagne se louent à des hommes d*affaires (banquiers, agents de change, avocats, avoués, hommes de lettres), qui y établissent leur famille et qui vont tous les jours à Paris. Les plus petits appartements, même sans jardin, y sont rares et chers, (^ette vogue, Ville-d'Avray la doit nonseulement à sa proximité de Paris, mais à son agréable situation dans un joli vallon boisé— un peuhumide cependant — et aux belles promenades qui l'entourent de tous côtés.

Au sortir de la station, on tourne à g. et l'on rejoint bientôt l'avenue, bordée de grands arbres et traversée par le chemin de fer, qui conduit de Sèvres à Ville-d'Avray et à Marnes.

Pour aller à (750 met.) Sèvres, il faut descendre cette avenue. Pour aller à (800 met. env.) Ville-d'Avray et à Marnes, il faut la monter. Dans ce trajet on laisse à g. le chemin des Vallières, qui mène au bois et au lac, et, à' l'entrée d'une grande propriété, du même côté, celui de la Côte-d' Argent. L'une des maisons — une maison carrée — que l'on aperçoit à dr., a été bâtie et habitée longtemps par De Balzac, qui y a composé un grand nombre de ses ouvrages. Une plaque, revêtue d'une inscription, indique qu'elle a appartenu au célèbre romancier.

Si l'on continue à monter l'avenue, on atteint, en 8 ou 10 min., Véglise, qui n'offre aucun intérêt architectural, mais renferme : le modèle en plâtre de la statue de saint LouiSy exécuté par Pradier, pour la ville d'Aigues-Mortes (à dr. de la porte d'entrée) ; un modèle d'une Vierge en pieiy^e (le marbre est à Avignon ) et celui du Mariage de la Vierge^ dont on voit le marbre à la Madeleine, par le même artiste. Vis-àvis du Mariage de la Vierge est le Baptême du Christ, modèle de Rude, dont le marbre est également à la Madeleine. Vis-à-vis de la Vierge en pierre est le modèle du Christ montrant ses plaies, par Duret. Les originaux des deux figures d'anges

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