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STATION. — BELLEVUE

9 kil. de la gare de Paris et de la gare de Versailles, 1 kil. des gares de Meudon et de Sèvres, 1 kil. du château de Meudon, du pont de Sèvres et de l'entrée du parc de Saint-Cloud. — 5 min.

suffisent pour descendre de la station à la manufacture de Sèvres.

Bellevue *, dépendance de Meudon, doit son origine à un caprice de M™® de Pompadour. S'étant éprise de cette position, dans un voyage qu'elle fit à Meudon, elle s'y fit construire un château (1748-1750).

Louis XV y vint souvent; il s'y plut tellement, qu'il l'acheta en 1757. Il y signa, du reste, un des actes les plus justes de son règne, celui qui faisait de la noblesse une récompense du courage militaire.

Avant la Révolution, le château de Bellevue appartenait à Mesdames. Les premières éditions des Environs de Paris, par Dulaure, en contiennent une description complète. Vendu pendant la Révolution, il a été presque complètement détruit; il n'en reste que le domaine de Brimborion (à M. Oppenheim), où nos troupes bâtirent, en 1870, une redoute qu'elles abandonnèrent. La belle propriété qui couvre la plus grande partie du coteau de Bellevue (la butte Coislin), au-dessus du pont de Sèvres et en vue du parc de Saint-Cloud , appar • tint à M"® de Coislin, pour qui Louis XV construisit le pavillon d'habitation. Il a été possédé depuis par

DE PARIS A VERSAILLES

M. Villamil , riche Espagnol , qui y donna Thospitalité à Thomas Moore.

Une des maisons voisines a été habitée par Casimir Delavigne , qui y composa le Paria.

Depuis rétablissement du chemin de fer, les villas se sont multipliées comme par enchantement sur le coteau de Bellevue. Elles s'y vendent et s'y louent fort cher.

Parmi les propriétés les plus agréables ou les plus célèbres , nous citerons : Montalais, que Scribe avait cédée au maréchal Saint-Arnauld et qui a été dépecée ; la tour de Marihorough, habitée pendant quelque temps par le général Cavaignac ; la villa Boson , reconstruite par Amédée Pichot, Thistorién de Charles- Edouard et de Charles-Quint. Cette propriété était autrefois l'Orangerie du château de Bellevue. En 1866, A. Pichot en fit décorer un des côtés de très-intéressantes et de trèsbelles peintures sur briques émaillées par M. Paul Baze (la Moisson et la Vendange sont de vrais chefsd'œuvre de composition et de couleur) ; la maison des Cerfs, ainsi nommée d'un cerf qu'y tua Louis XV et dont une inscription rappelle la mort; enfin ^ sur l'emplacement de la ferme des Capucins, une maisonnette qui fut habitée par Emile Souvestre. — Stahl (Hetzel) réside à Bellevue pendant l'été.

Bellevue possède un établissement hydrothérapique , dont la fondation remonte à 1848.

De la terrasse qui s'élève à l'extrémité de V avenue Mélanie, on découvre une vue comparable à celle dont jouissait autrefois le château de M™° de Pompadour. C'est celle que représente notre dessin.

Les rues de Bellevue, bordées pour la plupart de haies, comme celles des villages anglais, ressemblent à des allées de jardin; les bois qui couronnent, au-dessus du chemin de fer, les dernières pentes du coteau offrent aux amateurs de délicieuses promenades, bien qu'ils aient été singu-

lièrement endommagés depuis quelques années par des exploitations de pierres meulières.

En quittant la station de Bellevue, le chemin de fer passe entre deux rangs de jolies villas. Au sortir d'une petite tranchée, on découvre sur la dr. un admirable paysage. Le vallon dans lequel se trouve la ville de Sèvres, les hauteurs de Ville-d'Avray, le parc de Saint-Cloud, le mont Valérien, les coteaux de Montmorency, la Seine, le bois de Boulogne et Paris dominé par Montmartre, apparaissent tour à tour aux regards des voyageurs. Le parc de Saint-Cloud a déjà caché une partie de ce beau tableau, lorsque le convoi s'arrête à la station de Sèvres.

5« STATION. — SEVRES.

10 kil. de la gare de Paris, 8 kil. de celle de Versailles, 1 kil. de celle de Bellevue. — Sèvres (le pont) est à :

1 kil. 500 met. de Saint-Cloud, 7 kil. 500 met. de Neùilly; 2 kil. 500 met. des Moulineaux, 10 kil. 300 met. de Paris, 6 kil. 500 met. de Versailles, 3 kil. du bas Chaville, 3 kil. de Ville-d'Avray. — Mais le pont de Sèvres est à plus de 1 kil. de Téglise.

Sèvres* {villa Savara), ch.-l. de c, V. de 7,096 hab., est située sur la route de terre de Paris à Versailles , entre les collines qui portent lés deux chemins de fer. Elle commence en face de la manufacture de porcelaine et du parc de Saint-Cloud, sur la rive g. de la Seine , à l'extrémité d'un beau pont de pierre construit en 1808 , coupé en 1815 pour la défense de la rivière, et terminé seulement en 1820, et s'étend des deux côtés de la route jusqu'aux premières maisons du bas Chaville. Le groupe principal de ses maisons se trouve près de l'église et de la mairie, situées immédiatement au-dessous de la station (5 min. environ ). La plupart des habitants exercent la profession de blanchisseur. Il y a un siècle environ, la plus

BELLEVUE. — SEVRES.

grande partie des vins qui se consommaient à Paris arrivaient de Sèvres. Les anciennes carrières des coteaux voisins avaient été disposées en caves. L'une de ces caves, appelée la cave du Roi, pouvait contenir au moins 15,000 pièces de vin.

Uéglise , édifice laid et peu intéressant des XII® , XIII® et surtout XVI® et XVII® s., est construite en contre- bas de la grande rue, à g. La chute de l'Empire en a empêché la reconstruction, qui avait été projetée.

L'ancien château seigneurial était un peu plus bas que Téglise , vers le S. Au XVI® s., il avait pour seigneur Simon de Livres , qui le prétait souvent au roi , moyennant le payement de quelques droits , lors des entrées des reines.

En 1815, Sèvres fut le théâtre d'un engagement sérieux entre les Français et les Prussiens. Les Français durent céder au nombre. Après leur retraite, leurs vainqueurs pillèrent la ville. La manufacture de porcelaine fut seule épargnée, grâce au général 2ieten.

Sèvres est arrosée par un ruisseau appelé le ru de Marivei^ qui, descendant de Montreuil et de Chaville, va se jeter dans la Seine.

[Une bonne route de voitures, qui s'ouvre presque en face de Téglise, monte de Sèvres à la station de Villo-d'Avray (750 met.), et, par Ville-d'Avray (1 kil.), à Marnes (3 kil.).

En longeant le chemin de fer (rive g.) pendant 3 ou 4 min., puis en prenant à g. une des routes qui montent dans les bois, on atteint, en 10 min., la capsulerie, et, en 15 min., la porte Dauphine, sur le pavé des Gardes, qui traverse le bois de Âleudon et d'où il est facile de gagner l'étang des Fonceaux, la mare Adam, ou l'étang de Villebon ( V. ci-dessus, p. 92). — On peut aussi se rendre à Chaville en moins de 30 min. Il faut pour cela, lorsque l'on est arrivé sur le plateau, incliner vers la dr., en marchant parallèlement au chemin de fer.]

Hanùfactnre de porcelaines.

Cet établissement, placé sous le patronage du gouvernement, fait le

plus grand honneur à la France dans la voie si intéressante de l'industrie associée à l'art. Toute une pléiade d'artistes qui lui consacrent leurs talents jouissent d'une juste renommée, et la supériorité de ses produits est reconnue du monde entier.

La nouvelle ntanufacture , construite par M. Laudin, s'élève à l'extrémité du parc de Saint-Cloud, près du pont de Sèvres. — U ancienne manufacture n'a pas encore reçu une destination définitive ; d'ailleurs elle est fort délabrée et menace ruine sur plusieurs points.

La manufacture de Sèvres possède une riche collection, fondée par M. Brongniart, comprenant les productions céramiques les plus diverses, depuis les poteries les plus communes jusqu'aux porcelaines les plus recherchées de la Chine et du Japon, des poteries antiques, des majoliques, des faïences de l'Italie et de la France, etc. Ce musée céramique réunit, en outre, les modèles des services, des vases d'ornements, des figures et statuettes exécutées à la manufacture depuis son origine.

Le musée céramique et les galeries des produits modernes sont ouvertes tous les jours de midi à 5 heures aux personnes munies de cartes et aux étrangers : on peut visiter les ateliers de fabrication les lundis, jeudis . et samedis aux mêmes heures. En outre , le musée et les galeries sont publics tous les dimanches. On obtient très-facilement les cartes d'entrée en adressant une demande soi à l'administration de la manufacture, soit à la direction des beaux-arts.

En 1695, il existait à Saint-Cloud un établissement antérieur de quinze ans à la manufacture royale de Saxe, et dans lequel se fabriquait seulement la porcelaine tendre. Une manufacture se fonda à Chantilly, sous la protection du prince de Condé. M. de Fulvy, intendant des finances , en créa une autre à Vincennes, en 1745. Après la mprt de M. de Fulvy, Louis XV reprit sa part dans la compagnie qu'il avait formée ; il s'y intéressa pour un quart, et donna à la fabrique le titre de

DE PARIS A VERSAILLES

Manufacture royale. Comme elle était trop à rétroit à Yincennes, les fermiers généraux lui firent construire exprès, à Sèvres, un vaste bâtiment d'exploitation sur l'emplacement de la maison Lully,.dont une dépendance, qui existe encore, sert de château d'eau ; la manufacture y fut transférée en 1756. En 1760, Louis XV remboursa à la compagnie le prix de 1>400,000 fr., prit la manufacture à son compte et lui assigna un fonds de 96,000 livres.

Jusqu'en 1765, on chercha les procédés de fabrication de la porcelaine chinoise, découverts et mis en pratique en Saxe depuis 60 ans ; on acquit même, en 1761, les procédés de fabrication de porcelaine dure d'un fabricant de Frankenthal ; mais l'impossibilité de tirer de la Saxe le kaolin (1) et le feldspath mit obstacle à l'établissement de cette industrie en France. Cependant la nécessité de lutter contre l'envahissement des porcelaines allemandes fit faire, sur différents points du territoire français, des recherches qui furent bientôt couronnées de succès, et en 1765, Guettard, dans un mémoire adressé à TAcadémie des sciences, signalait la découverte faite en France de matières semblables à celles dont la porcelaine de Chine est composée. Il attira ainsi l'attention des savants sur cette question. A la même époque la découverte fortuite d'un autre gîte, bien plus beau et plus abondant que celui reconnu à Alençon par Guettard, mit enfin en possession des véritables matériaux de la porcelaine dure. A Saint- Yrieix, près de Limoges , M"« Darnet , femme d'un pauvre chirurgien , découvrit et montra à son mari une terre onctueuse qui lui parut devoir être bonne pour le savonnage. Cette terre n'était rien autre que le kaolin, et bientôt le savant chimiste Macquer, après avoir reconnu l'excellente qualité de la précieuse matière que le hasard venait de faire trouver, se rendit acquéreur, au nom de la manufacture, des gisements considérables que l'on exploite encore aujourd'hui pour la fabrication de la porcelaine dure.

1. Le kaolin provient de la décomposition d'une roche feldspathique. Le feldspath est un silicate d'alumine et de potasse, qui fond sous l'influence d'une haute température. En s'altérant, il perd tout pu partie de sa potassé, et le kaolin qui résulte de cette décomposition forme la partie infusible et opaque de la pâte h porcelaine.

En 1770, la porcelaine dure fut fabriquée en grand, et concurremment avec la porcelaine tendre^ jusque vers 1802, époque à laquelle cessa tout à fait la fabrication de cette dernière. « La Révolution ne suspendit pas la fabrication de la porcelaine à la manufacture de Sèvres. Pendant la période républicaine, cette manufacture fut administrée par l'État. Elle fit ensuite partie des listes civiles de tous les souverains qui ont régné sur la France. » (Notice de 1850.)

M. Alexaûdre Brongniart fut nomme, en 1801, directeur de la manufacture, qu'il administra jusqu'à sa mort, survenue en 1847. Il ent ponr successeur le savant chimiste Ebelmen, mort en 1852, à qui ont succédé M. Regnault, membre* de l'Institut, et M. Robert, tout à la fois artiste et chimiste distingué, directeur depuis 1871.

Ij'inauguration solennelle de la nouvelle manufacture a eu lieu le 17 novembre 1876.

Les procédés de fabrication méritent au moins quelques détails. La pâte céramique, composée de kaolin, de feldspath , de sable quartzeux et d'un peu de craie , détrempés et réduits à un état d'extrême division, est façonnée par le tournage. Pour les pièces rondes, l'ouvrier, plaçant sur le plateau horizontal d'un tour, qu'il met en mouvement, une masse de pâte à l'état liquide, lui imprime avec ses mains la forme voulue.

Quand les pièces ébauchées ont acquis assez de fermeté, il les tournasse, c'est-à-dire les réduit à l'épaisseur convenable, à l'aide du tour et de lames coupantes. Le moulage est un second procédé de fabrication.

Toutes les pièces qui ne sont pas rondes doivent être façonnées dans des moules composés de matière absorbante, telle que le plâtre. Un troisième procédé, celui du coulage, permet de faire des pièces d'une légèreté extraordinaire. L'emploi en a été repris et beaucoup étendu dans ces dernières années ; il a même été appliqué au façonnage des pièces de grande dimension admirées aux dernières expositions de la manufacture. Les garnitures, les anses, les bas, etc.,

moulée i, part, sont collés à la piËce avec une pSte de marne composition, maEs plus délayée, nommée barbotine.

C'est avec cette pâte liquide , appliquée au pinceau, que l'ouvrier modèle en relief sur un fond d'une autre couleur des ornements terminés ensuite à l'ebauchoir. Les pièces achevées et parfaitement sèches sont passées au feu, et acquièrent dans cette première cuisson de la solidité et de la porosité par l'évaporation de l'eau

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qu'elles contenaient. A cet état de demi-cuisson, la porcelaine prend le nom de dégourdi. Pour la couvrir du vernis ou émail qui doit lui donner l'imperméabilité et le brillant, on la plonge dans un bain liquide, tenant en suspension du feldspath et du sable broyés tréa-ânement. Ainsi couvertes, les pièces sont reportées an four et soumises à une température presque égale à celte des hauts fourneaux, dans des étuis de l«rre cuite qui les

Uanufactura de parcelle de Sévret

isolent de la cendre et de la fumée.

Le vernis ou émail peut recevoir certaines couleurs métalliques, qui se fondent et s'incorporent avec lui.

Mais, à cause de la haute tempéralure à laquelle elles doivent être iaes . ces couleurs sont bien li- !B. Elles sont fournies par des !8 de cobalt, de chrome, de fer.

loganèa

. Si les

leurs des porcelaines dures

grand feu sont limitées, au contraire

les couleurs dites de moufle, parce

qu'elles se parfondent dans de petits fours ayant ce nom, et à une température moins élevée, sont trés-multipliées. Elles s'appliquent sur le vernis de la porcelaine cuite , et n'adhèrent avec lui qu'à l'aide de fondants appropriés. — Les procédés de cuisson ont été améliorés, dans ces dernières années , par la substitution de la houille au bots pour l'alimentation des fours. Cette méthode produit une économie de plus des deux tiers sur les frais de la cuisson.

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DE PARIS A VERSAILLES

Après avoir pris Tinitiative de la rénovation des vitraux peints, qu^encouragea particulièrement le roi Louis - Philippe , la manufacture , appréciant les progrès accomplis par rindustrie privée , qui Tavait suivie dans cette voie, crut devoir, avec Tassentiment du ministre , renoncer à cette branche de la fabrication.

On a abandonné également à Sèvres la peinture sur émaux , cette partie de rindustrie artistique de la France qui fit la gloire de Limoges, ainsi que la fabrication de la faïence, après avoir libéralement livré à rindustrie particulière les résultats des recherches faites par les savants et les artistes de la manufacture , mais on a repris la fabrication de la porcelaine tendre y qu'une préoccupation trop systématique de M. Brongniart avait fait abandonner, et qui répond à certains besoins de luxe que la porcelaine dure ne saurait satisfaire. Enfin, depuis le mois de juillet 1875, on a installé un atelier-école de mosaïque, sous la' direction d'im maître mosaïste du Vatican, auquel on a adjoint plusieurs artistes italiens.

En s' éloignant de la station de Sèvres, on aperçoit à dr., au-dessous de la voie, les toits de la manufacture de porcelaine. A g., s'élèvent des coteaux couverts de bois. Sur le versant opposé du vallon au fond duquel s'étend la ville de Sèvres, se montre bientôt le chemin de fer de la rive dr. On traverse une profonde tranchée avant de s'arrêter à la station de Chaville.

e« STATION. — CHAVILLE.

3 kll. de la gare de Parif, 5 kil. de la gare de Versailles, 3 kil. de la station de Sèvres. — Chaville est à : 3 kil. de Sèvres, 4 kil. 500 met. de Versailles, 2 kil. 500 met. (par les bois) de Tétang de Villebon, 3 kil. 500 met. (par les bois) de Bellevue, 1 kil. de Viroflay, 2 kil. de Véliïy.

Chavilltt, 2,310 hab., se compose

de deux parties séparées par le chemin de fer. A dr. est le bas Chaville, sur la route de terre ; à g. se trouve le village proprement dit, situé à 83 met. d'alt., au pied de coteaux boisés, à l'entrée d'un petit vallon. Son église a été rebâtie au xvii® s. Son château, construit à grands frais par M. de Louvois, fils du maréchal Le Tellier, fut vendu pendant la Révolution comme propriété nationale et démoli en 1800. Les bois qui le dominent oflrent d'agréables promenades.

1° En prenant (à g.) la route ou un sentier qui, immédiatement au sortir de la station, montent à travers bois, on atteint, en moins de 2 min., une allée (à dr.) en pente douce qui , après avoir croisé la route pavée de Versailles à Meudon, descend vers la maison Porcher (15 min. de la sta- 'tion). Un peu en avant de cette maison abandonnée , un grand orme signale une source d'eau légèrement ferrugineuse , près de laquelle les promeneurs viennent souvent faire des repas champêtres. De ce point, la vue s'étend sur une vaste plaine, traversée par le chemin de fer de la rive g., entre Chaville et Viroflay, et encadrée de bois pittoresques. Les bolides Fausses -Reposes , au pied desquels passe le chemin de fer de la rive dr., forment l'horizon au N.

Entre la maison Porcher et la ferme de Chaville^ que l'on remarque à l'entrée du village de ce nom, s'étendent des prairies artificielles et des champs inondés pendant l'hiver, et au bord desquels ont été établies les glacières de Chaville et de Virofiay. Au-delà de la maison Porcher, une belle avenue de peupliers du Canada s'étend le long d'un fond marécageux , souvent à sec pendant l'été. Lorsque l'on est arrivé à l'extrémité de cette avenue (4 min. de la maison Porcher), si l'on prend une des routes qui montent à g. , on atteint, en 4 ou 5 min., le cordon ou route tournante tracée au bord du plateau supérieur ( 164 met; d'alt» )

ÇHAVILLE. - VIROPLAY.

du bois de Meudon. De là, en se dirigeant vers TE. (dans le sens de la largeur du plateau), on peut gagner, en 10 min. environ, le restaurant de Villebon ou TÉtoile de la Patte-d'Oie {V. ci -dessus, p. 92). Mais il est plus agréable de suivre le cordon à g. On jouit alors de beaux points de vue sur les versants opposés de la forêt et Ton découvre même à l'horizon les toits du palais de Versailles. Au point où la route tournante s*infléchit sensiblement vers TE. et s'éloigne de la crête du versant (8 ou

10 min. , suivant le chemin que Ton a pris pour y monter), il faut la qaitter et prendre à g. un sentier qui conduit, en moins de 5 min., à T^toile du Pavé, au milieu de laquelle s'élève im beau cèdre. Si Ton prend alors Tallée qui s'ouvre en face , on gagne en 8 min. la porte Dauphine ; si Ton prend le sentier à dr. de cette allée, il faut 15 min. environ pour atteindre le pavé des Gardes , en face de la capsulerie, d'où l'on peut gagner la station de Sèvres ou celle de Belle vue (F. ci-dessus, p. 93).

2® Les routes qui se présentent à dr., au-delà de la maison Porcher et de l'avenue des peupliers, conduisent en quelques minutes au rond d'Ursine, et de là, par les étangs d'Ursine et de l'Écrevisse, à Viroflay et à Versailles (F. ci-dessus, p. 94). — Si l'on veut aller à Vélizy, il faut, à l'extrémité de l'avenue de peupliers, continuer en face, et suivre la même route, qui décrit une courbe du N. au S.

par TE., sans se laisser détourner ni à dr. ni à g. — 30 ou 35 min. suffisent pour aller, par cette route, de la maison Porcher à Vélizy.

3° On peut aussi , de la station de Chaville, gagner en 15 min. les bois des Fausses-Reposes, qui couronnent le sommet du versant opposé de la vallée, et dont les belles allées conduisent, à g., à Versailles, en face, à l'étang de Ville-d'Avray, à dr. , à Ville-d'Avray {V. ci-dessous, p. 103).

11 faut pour cela, en descendant de la station , croiser au bas Chaville ,

avant leur jonction, les routes des Moulineaux et de Sèvres, puis le chemin de fer de la rive dr.

Dès la station de Chaville, on aperçoit à dr. le viaduc qui sert à relier l'un à l'autre les deux chemins de Versailles. On remarque du même côté les prairies où sont parqués les chevaux du haras de Viroflay ; à g.

une plaine entourée de hauteurs boisées attire les regards.

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