XXVIII PREFACE
les merveilles, et tous les souvenirs de son palais et de sa forêt ; Corbeil et ses établissements industriels ; les vallées de r Yvette et de la Juine ; — au sud-ouest : les petites alpes de Saint-Ghéron ; la tour de Montlhéry; Sceaux et son bal populaire sur les derniers débris des jardins de la duchesse du Maine ; Robinson et ses châtaigniers-restaurants ; Châtenay, où naquit Voltaire ; Chevreuse, dont la vallée n'est pas moins célèbre que le duché ; le vallon solitaire oii fut Port-Royal des Champs ; le château princier de Dampierre où le dernier duc de Luynes a si noblement protégé les lettres et les arts ; et cette gorge pittoresque des Vaux-de-Gemay, qui doit sa juste renommée autant à ses beautés naturelles qu'aux ruines de son abbaye ; enfin Bièvre et ses points de vue, Bue, son aqueduc et ses bois qui ramènent à Versailles par Satory. Et tous ces paysages, toutes ces vallées, toutes ces rivières, toutes ces collines, tous ces monuments, toutes ces œuvres d'art, vous pouvez les voir tour à tour en une journée, grâce aux chemins de fer, sans être obligé de passer une seule nuit hors de ce Paris tour à tour si aimé et si maudit, dans lequel vous avez le bonheur ou le malheur de vivre I...
Cette troisième édition, ai-je besoin de rajouter? est an ouvrage presque entièrement nouveau , pour l'ensemble comme pour les détails. Je dois surtout des remerciements à mon •principal collaborateur, M. Anthyme Saint-Paul, qui a corrigé et complété toutes les notices archéologiques. Cependant, malgré tous les soins que j'y ai apportés, je me permettrai de réclamer non-seulement l'indulgence des promeneurs que j'aurai l'honneur de guider, mais leurs rectifications et leurs conseils pour une édition future.
Adolphe JoANNE.
Paris, juillet 1877.
MOYENS DE TRANSPORT