VI PRÉFACE DE LA SECONDE ÉDITION
OÙ les plus belles pages de nos romans sont mises en lumière et traduites pour la première fois. Enfin, nous avons profité de tous les travaux récents, comme aussi des conseils de tous nos amis et des critiques de tous nos adversaires. Et, à bien prendre les choses, les adversaires ne sont qu'une seconde espèce d'amis, alterum amicorum genus.
Durant les longues années que nous avons consacrées à ce premier volume, une pensée, une seule pensée nous a véritablement consolé et soutenu : nous nous sommes persuadé que nous travaillions à une œuvre nationale, traditionnelle, chrétienne. Cette consolation de nos heures de travail, ce but de toute notre vie, nous les confions aujourd'hui au lecteur indulgent. S'il est principalement épris de la science, il voudra sans doute tenir quelque compte de la loyauté et de la persévérance de nos efforts. S'il est chrétien et Français, il n'accueillera pas sans quelque sympathie un livre consciencieux et qui a été surtout inspiré par l'amour de l'Église et de la France.
8 septembre 1877.
Préface Après dc longucs auuécs de travail, nous pouvons
DE LA PIXEMIÈRE '
ÉDITION. enfin livrer au public le premier volume des Epopées françaises,
11 est reçu qu'en France on ne lit guère les Préfaces,
PRÉFACE DE LA PREMIÈRE ÉDITION. Mi
«tnous n'avons pas l'intention de donner à celle-ci des proportions qui diminueraient encore le nombre de ses lecteurs. ^lais il nous a paru nécessaire de répondre «n quelques lignes à ces trois questions : « Quel des- )) sein s'est proposé l'auteur du présent livre ? Quel )) plan a-t-il adopté? Et quelle forme, enfin, a-t-il » voulu donner à son œuvre? »
Résumer en un corps d'ouvrage, vulgariser claii-e- Quel dessein ment tous les travaux de nos devanciers qui ont eu pour p'-oro^^é i-autcur
T- -T dc5 Epopées
objet la littérature épique de la France et, en second ''™nfû"««' lieu, compléter ces travaux par les résultats de nos propres recherches : tel est le double but que nous nous sommes proposé.
Quelque admirables, en effet, et quelque concluants que puissent être, depuis quarante années, les travaux des érudits de France et d'Allemagne, nous n'avons pas tardé à nous apercevoir qu'après eux il restait quelque chose à faire. Nous avons essayé de redresser certaines erreurs, de combler certaines lacunes. D'ailleurs, nous avons toujours voulu contrôler par nous-mème les assertions des érudits que nous interrogions; nous avons voulu remonter aux sources, et tenir les manuscrits entre nos mains. Nous pensons, enfin, ne rien exagérer en affirmant que toute une moitié de notre livre sera véritablement originale. Sans doute nous faisons grand cas du titre de vulgarisateur, mais nous avons voulu le mériter en essayant d'être un critique.
L'histoire d<i notre poésie épique est une matière sin- Queiriana-t-ii gulièrement complexe et, sans un plan très-clair, elle