FIGURE IX
Epithélium cylindrique cilié au niveau de l'éperon trachéal. (X 700.)
(1) Que Monsieur MAnGINI, l'auteur de l’iconographie de notre thèse, nous permette de lui offrir nos très sincères remerciements.
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Les lymphatiques du lobe inférieur gauche se groupent en un à trois troncs qui aboutissent au groupe ganglionnaire de l’éperon trachéal; ce groupe reçoit aussi un à deux troncs du lobe inférieur droit.
A la face postérieure de la bifurcation aboutissent quelques filets des collatérales des nerfs broncho-pulmonaires. On trouve aussi dans l’éperon des ganglions nerveux sympathiques, rameaux bronchiques; il existe des anastomoses avec le pneumogastrique.
Histologie :
Toutes les bronches à cartilage comportent deux tuniques : une tunique muqueuse et une tunique fibrocartilagineuse. Leur structure détaillée comporte quatre couches de tissus : une muqueuse, une sous-muqueuse, une tunique fibro-cartilagineuse et une péri-bronche ou adventice.
— La muqueuse :
La muqueuse de l’éperon trachéal est recouverte d’un épithélium cylindrique cilié (fig. IX), qui est le propre de tout l’arbre bronchique; mais on remarque qu’elle présente peu de vallonnements à ce niveau.
L’épithélium est en général pluristratifié; il comporte souvent une couche de cellules basales et des cellules intermédiaires. Entre les celiules ciliées, il existe beaucoup de cellules caliciformes. Les métaplasies par transformation de l’épithélium cylindrique en épithélium cubique sont fréquentes; elles le sont encore plus chez les sujets âgés.
Les cils vibratiles présentent ici un intérêt particulier. Leur mouvement, normalement spiralé autour de l'axe des bronches, prend une direction générale per-
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pendieulaire à l’axe des bronches souches au fur et à mesure qu’il approche de la crête de l’éperon.
La surface de cet épithélium est souvent invaginée par les orifices des canaux excréteurs; mais le film de mucus qui recouvre l’épithélium n’est pas interrompu : il passe en pont au-dessus des orifices des canaux excréteurs.
Dans cet épithélium, les colorations au bleu de méthylène ont montré des terminaisons nerveuses très nombreuses.
Sous l’épithélium on trouve un chorion très riche : il renferme de nombreux points lymphoïdes et des capillaires en grand nombre, mais ce qui domine ce sont les fibres élastiques (coloration de WEIGERT). Elles ont le plus souvent une direction longitudinale et vont se confondre avec la membrane élastique interne qui se trouve, au niveau de l’éperon, intimement liée avec le chorion. Cette membrane est elle-même très riche en fibres élastiques.
Sans transition on trouve ensuite le muscle bronchique qu’il est préférable d'appeler couche myo-élastique, comme le font remarquer POLICARD et GALY. A disposition circulaire, elle forme, avec la couche élastique du chorion, une armature solide au niveau de l’éperon trachéal.
— La sous-muqueuse :
La sous-muqueuse est constituée, au niveau de l’éperon trachéal, par une assise de tissu conjonctif serré, peu important par rapport aux éléments qu’elle renferme.
Deux éléments dominent : les glandes, extrêmement nombreuses, et les vaisseaux. Des grappes de glandes multilobulées remplissent souvent tout l’espace compris entre la muqueuse et la tunique fibro-cartilagineuse.