‹ Les Éperons BronchiquesChapitre 25 sur 36 · B. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

B. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

a) EPERON TRACHÉAL :

1. — Nous allons d’abord étudier les éperons qui ont été considérés comme pathologiques, soit par l’examen bronchoscopique, soit au cours des vérifications anatomiques, avant les examens microscopiques. |

— Eperon élargi avec muqueuse épaissie : (fig. XI).

On remarque tout d’abord que l’épithélium est détruit par piace; c'est une constatation que l’on peut faire pour tout l’épithélium bronchique car on sait que vingt-quatre heures après la mort, cet épithélium commence à présenter un certain degré d’autolyse. Dans les secteurs où il est intact on note qu’il est souvent pluristratifié et recouvert d’une épaisse couche de mucus.

Le chorion est un peu plus important que dans un éperon normal; les capillaires sont augmentés de volume et se présentent remplis de globuies sanguins.

La sous-muqueuse est également un peu élargie; ce qui frappe, c’est le nombre et l'importance des glandes gonflées de sécrétions, ainsi que le grand nombre de vaisseaux dilatés (fig. XII).

Sous la couche fibro-cartilagineuse un peu déformée, on voit une partie seulement d’un énorme ganglion lymphatique que l’on a été obligé de couper car on ne pouvait pas ie mettre en entier sur une coupe; il regorge

(1) Que Mademoiselle D, GRIMALDI, du laboratoire d'anatomiepathologique du service de pneumologie de l'hôpital Cochin, nous permette de la remercier pour la gentillesse avec laquelle elle nous a appris la technique des préparations microscopiques.

Fieure XI.

Gros ganglion lymphatique dans un éperon trachéal. (X 9.)

de lymphocytes. A l’intérieur et à sa périphérie, on voit des vaisseaux dilatés. Les fibres élastiques arciformes sont étirées et elles ne forment plus une ligne continue.

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