CONCLUSIONS
1°) Il ne paraît pas possible de mettre en doute à l'heure äctuelle l'existence des épidermites à levures en raison du nombre des observations connues et de leur diversité d’origine.
2°) Cette affection se localise en égnéral aux plis et aux espaces interdigitaux : c’est l’intertrigo à levures de MM. HUDELO et MoNTLAUR, l’intertrigo mycosique de M. DUBREUILH. x
3°) Les localisations de cet intertrigo, par ordre de fréquence, sont : les plis inguinaux et sus pubiens, le sillon interfessier, les espaces interdigitaux des pieds, la région sous-mammaire, les espaces interdigitaux des mains, le creux axillaire.
4) Cliniquement « l’intertrigo à levures » des régions inguinales et sous-mammaires se caractérise par ;
a) une surface erythémateuse intéressant le pli inguinal et débordant largement sur les côtés, d'aspect humide, rouge foncé, comme vernissé, à bords policycliques limités par une fine collerette épidermique molle ; ;
b) quelques placards aberrant et parfois quelques visicules sèches ;
c) un prurit intense ;
d) la présence assez fréquente d’une eczématisation secondaire qui peut même parfois voiler entierement les lésions mycosiques. ;
5°)L’intertrigo des espaces interdigitaux des pieds | est une lésion intéressant non seulement les “espaces
interdigitaux mais débordant sur les régions dorsales et plantaires. L'examen de ces trois zones montre au dos du pied une eczématisation, qui peut faire défaut dans certains cas, du type eczéma papulo-vésiculeux suintant. La commissure interdigitale et les faces latérales des orteils montrent un épiderme mou, se détachant par-larges lambeaux, laissant à nu le corps de Malpighi rouge vif. En bordure sur les faces latérales des orteils ainsi que sur la région plantaire on note dans certains cas des vésicules. A la face plantaire, la lésion est tout à fait caractéristique et marque la trace des orteils sur l’épiderme plantaire dessinant ainsi cinq arcades à épiderme macéré, décollable en larges lambeaux. L’intertrigo à levures des espaces interdigitaux des mains présente les mêmes caractères cliniques que ceux des pieds avec ces différences que l’eczématisation dorsale manque ordinairement et que les lésions s’étendent moins haut sur les face latérales des doigts. 6°) En présence d’une lésion présentant le siège et les caractères cliniques que nous venons de décrire l'examen de laboratoire s'impose non seulement par l'examen direct qui est souvent négatif mais surtout par la culture.
7) Le parasite trouvé dans toutes ces lésions est une levure. Les différents auteurs cités au cours de ce travail en ont décrit un certain nombre d'espèces. 8°) Cette affection est rebelle au traitement classique des eczémas et ne cède qu’à une thérapeutique appropriée : acide chrysophanique, créosote, iode, sulfaté de-cuivre, pommade de Whitfield, etc.
Vu le Président de thèse : Vu le Doyen :
JEANSELME. ROGER.
Vu et permis d'im primer :
Le Recteur : APPEELL
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