‹ Les épilepsies et les épileptiquesChapitre 1 sur 94 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

Si vulgaires à la suite des décharges épileptiques, et les phénomènes d'excitation plus faciles à étudier chez les hystériques (1). Ces deux ordres de phénomènes me paraissent avoir la plus grande importance dans une préparation à l'étude physiologique des phénomènes psychiques. Chez les épileptiques comme chez les hystériques, les troubles psychiques se présentent spontanément ou peuvent être provoqués expérimentalement sous forme de paroxysmes, qui permeltent d'étabhr une distinction netle entre l'état de santé et l'état de maladie. D'autre part, les accompagnements somatiques, intimement liés aux phénomènes psychiques, se présentent , chez ces deux catégories de malades . avec une intensité remarquable. Ils sont donc particulièrement favorables à l'expérimentation au point de vue psychologique, puisqu'ils sont plus capables de nous révéler « les rapports entre les phénomènes et leurs conditions, c'est-àdire la seule et la vraie causalité immédiate, réelle et accessible (2) ».

Parmi les conditions physiologiques de la stupeur postparoxystique, j'ai laissé une grande place aux troubles de la motilité ; l'état des forces chez les épileptiques en dehors de leurs accès a aussi fait le sujet de nombreuses observations qui pourraient paraître trop minutieuses. Mais la psychologie contemporaine a mis en lumière le rôle de l'élément moteur dans l'attention, dans les représentations, dans les volitions et dans la plupart des phénomènes mentaux ; elle a montré que l'état de la motilité ne commande pas seulement les phénomènes subjectifs de la conscience, mais qu'il tient encore sous sa dépendance les perceptions externes : toute

(1) Ch. Féié, Sensation et mouvement, études de psycho-mécanique. (Bihl. de philoaoph. eontemp., in-i8, 1887.

(2) Cl. Bernard, Leçons sur les phénomènes de la vie commune aux animaux et aux végélatir, t. î. p. r>'5.

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