THORACIQUE
VITALE
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2500cinc.
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(1) Goldstein, Des circonférences du thorax et de leur rapport à la taille. {Revue d'anthropoloffic, 1884, p. 460.)
Ce défaut de rapport entre la circonférence tlioracique et la capacité vitale nous montre d'ailleurs que l'expression d'indice de vitalité appliquée par Goldstein au rapport de la circonférence à la taille, n'est pas justifié. Ce rapport n'indique que des proportions anatomiques. Cette expression s'appliquerait beaucoup mieux au rapport de la capacité vitale à la taille. Ce rapport donne d'ailleurs des résultats tout à faits inverses de celui du rapport de la circonférence tlioracique à la taille. En prenant les chiffres spironié triques de Hutchinson, on voit que le rapport de la capacité augmente à mesure que la taille s'élève avec une régularité remarquable. Chez nos malades, si on ne tient compte que des séries nombreuses, on trouve une [proportion inverse.
TAILLE
lo4
RAPPORT NORMAL de
la capacité vilalc à la taille (chiffres de Hutchinson)
RAPPORT de
la capacité vitale à la taille chez les épilepliques
NOMBRE des
de
chaque taille
Nous avons relevé un fait qui paraîtra de nature à montrer que le rapport de la circonférence thoracique à la taille ne peut pas être considéré comme un indice de vitaUté : c'est que la capacité vitale peut varier chez un même individu d'une façon constante dans certaines circonstances. Dans la période de dépression qui suit l'accès d'épilepsie, la capacité a diminué chez la plupart des malades lorsqu'on les examine dans la première heure qui suit le retour de la connaissance. Dans les six ou huit heures suivantes, la capacité respiratoire reste encore inférieure chez la plupart (23 fois sur 39). La différence avec l'état normal a varié de 130 à 500 centimètres cubes
On désigne sous le nom d'angle de Louis, l'angle à sommet
antérieur que forme la face antérieure du manubrium avec la face antérieure du sternum. On en reconnaît l'existence à un bourrelet transversal saillant au niveau de la deuxième côte. Cet angle, qui a été considéré comme un indice de phtisie, mais existe souvent chez les emphysémateux et aussi chez les sujets normaux (1), est très fréquent chez les épileptiques. Je Tai rencontré 4Hfois chez les 137 malades dont la poitrine a été étudiée à ce point de vue, c'est-à-dire 35 pour 100.
Mais je n'ai trouvé aucun rapport avec le développement du thorax ni avec la phtisie. Sur ces 137 malades il n'y en a en effet que 4 qui présentaient des signes évidents actuellement de tuberculose pulmonaire.
Il est remarquable que les hernieux sont assez" rares parmi les épileptiques des hôpitaux ; je n'en ai trouvé que 6 pour 100. Cette rareté tient peut-être à ce qu'étant peu propi'es aux travaux de force, ils sont moins exposés aux causes déterminantes.
Les anomalies des organes génito-urinaires sont assez fréquentes chez les épileptiques (2) ; en raison de la situation profonde de l'utérus et des ovaires, plusieurs de ces anomalies peuvent échapper chez les femmes, aussi paraissent-elles de beaucoup plus fréquentes chez l'homme. Les anomalies de développement des testicules sont : la microrchidie, la monorchidie, les ectopies testiculaires. Ces anomaUes qui entraînent quelquefois l'impuissance, plus souvent l'infécondité, n'ont aucun rapport de cause à effet avec la névrose; elles doivent être considérées comme des manifestations coïncidentes de dégénérescence. Il en est de môme de certaines anomalies de la verge, telles que l'épispadîas, l'hypospadias. Le pliimosis, au contraire, peut être cà la fois une coïncidence et une cause, par l'obstacle qu'il apporte quelquefois à l'excrétion urinaire, et par l'irritation qu'il entretient. Fleury (3) a insisté avec raison sur les acci-
(1) w Braune, Der Sternalwinkel, etc., Arch. f. palh. Anat. und. Phys., 1888.
W) BourneviUe et Sollier, Des anomalies des organes f,énitaux chez les tdwts et les épileptiques. [Progrès médical, 1888, 2« série, t. VH, p 125.)
(3) Traité thérapeutique et clinique de l'/iydrotherapie, 4» éd., IbTû, pp. GJb,
dénis nerveux qui peuvent être produits par le phimosis congénital et sur les effets heureux de l'opération, dans un cas d'épilepsie; Blondeau, Reverdin (1), etc., ont cité des cas analogues. Le rôle étiologique du phimosis peut être indirect, car il est souvent la cause excitatrice de la masturbation qui elle-même détermine quelquefois l'épilepsie. D'autres déformations de la verge que l'on rencontre chez les épileptiques, sont dues h leurs mauvaises habitudes, telle que la déformation en massue ou en battant de cloches que Tardieu a signalée chez les masturbateurs.
Les anomalies anatomiques des organes génitaux coïncident quelquefois avec des anomalies du sens génital qui est affaibli, exagéré ou perverti. Un de mes malades, qui présente une torsion de la verge sans autre anomalie des organes génitaux, éprouve une répulsion extraordinaire pour les femmes; il est cependant capable d'érection et ne se masturbe pas (2).
Les épileptiques présentent d'ailleurs de temps en temps des anomalies de l'instinct sexuel en dehors de toute anomalie anatomique. Lombroso signale outre l'onanisme la fréquence de la pédérastie chez les épileptiques ; je ne l'ai observée qu'accidentellement. Arndt, qui tend à considérer non seulement les impulsions érotiques irrésistibles, mais encore toutes les manifestations pathologiques de l'instinct sexuel comme appartenant à l'épilepsie, note la fréquence relative de l'inceste; mais c'est un point sur lequel il est difficile d'avoir des renseignements exacts.
Existe-t-il chez les épileptiques des anomalies du développement général des membres? Tonnini, Civadelli et Amati ont trouvé que chez les épileptiques la grande envergure dépasse la taille dans 25 ou 30 cas pour 100, tandis qu'elle iVcst moindre que dans 8 à 9 cas pour 100. Lombroso ne manque pas de faire remarquer que les observations concordent avec celles de Ferri et de Lacassagne sur les criminels. J'ai pris quelques mesures
(1) A propos de l^opéfatidn du phimosis. {Rev.mcd.de la Suisse romande, 1888 t. VIII, p> 147.)
(2) Ch. Féré et E.-V. Perrucliet, Noie sur un cas de torsion de ta verge chez un épiteptiqiic. {Nouv. iconor/r. de ta Salpêtrière, 1889, t. II, p. Î30.)
sur des épileptiques mâles et adultes qui peuvent se résumer dans le tableau suivant :
RAPPORT DE L EiNVKIlGl
JHE A LA TAILLE = J 000