LÉ BOUQUET
Vous avait donné. N'est-ce pas ?
C'est ‘à que vous Portiez vos pas.
La belle fête était finie,
Mais les drapeaux laissaient aux vents Flotter toujours leurs plis mouvants, Et des restes de symphonie Semblaient se noyer dans les airs,
Ou voltiger sur les flots clairs,
C'était ta prière bénie.….
La belle fête était finie.
Vision
Aimez-vous, Ô vieillards, à remuer la cendre
Où dorment vos bonheurs d'antan ? Je vois descendre, Devant mes yeux ravis, tout le joyeux essaim
De ces espoirs d'un jour, que réchauffa mon sein Au matin de la vie, Il vient mais il s'envole.
Rien ne peut retenir de cet essaim frivole L'aile rapide. Il va, suave et décevant, Comme une feuille morte au souffle d'un grand vent.
Oui, lorsque l'on vieillit, que la tête se penche Comme le pin, l'hiver, sous sa couronne blanche, Que les pieds moins légers trébuchent plus souvent, Et que la main hésite et tremble en soulevant
La coupe presque vide, on aime davantage
Ce passé disparu qui fut notre partage.
On l'évoque. Il surgit dans nos Ames sans feu, Comme, un matin d'automne, on voit un sommet bleu
t bleu