‹ Les épis [microforme]Chapitre 4 sur 65 · CHAMP · texte numérisé non relu

CHAMP

LES Éris

Mes vieux pins

O vieux pins embaumés qui chantez à la brise, Debout, sur les Coteaux, comme de fiers géants, J'aime la nudité de votre écorce grise!

O vieux pins embaumés qui chantez à la brise, J'aime vos bras tendus vers les gouffres béa its! Vous étiez avant moi sur la rive où je pleure, Et quand j'aurai quitté ce monde que j'effleure, Vous chanterez encore avec les océans,

Avec l'homme immortel qu'un souffle pulvérise, O vieux pins embaumés qui chantez à la brise, Debout, sur les Coteaux, comme de fiers géants!

Vos troncs fermes et droits résistent à l'orage, Quand je vois autour d'eux tant d'arbres se briser. Ils me font souvenir des hommes d'un autre âge. Vos troncs fermes et droits résistent à l'orage,

Et donnent à la nue un front pur à baiser.

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