‹ Les épis [microforme]Chapitre 61 sur 65 · LA VOIR, LA VÉRITÉ, LA VIE · texte numérisé non relu

LA VOIR, LA VÉRITÉ, LA VIE

A l'automne, le Pauvre emporte aussi sa gerbe, Quand même en son labour les blés n'ont pas germé, Car le cœur du chrétien ne s'est jamais fermé. Sans honte notre terre est croyante et soun.ise,

Elle est, aux temps nouveaux, une terre promise D'où monte un chant d'amour, où descend le pardon. Elle a sa gloire et ses martyrs. Dieu trouva bon, Pour faire de son Peuple un peuple à l'âme neuve, De le passer d'abord au creuset de l'épreuve.

Notre espoir est encore en ce Dieu de bonté, t nul maître jamais, ceci qu'on le retienne, Ne pourra l’arracher de notre âme chrétienne! Et qu'on ne dise pas que c'est témérité:

et espoir nous l'avons des aïeux hérité.

Brebis qui vous perdez sur des sentiers perfides, Voyageurs imprudents qui dédaignez les guides, Pêcheurs qui ne savez où jeter vos filets, Usprits dont les desseins sont comme des stylets, Ames douces, cœurs bons qu'attend le traître piège, Jeune à l'œil rayonnant et vieux au front de neige, Enfants des bois, enfants des champs et des cités, Vous cherchez le chemin du bonheur... Écoutez, Et vos cœurs pleins d'ennuis vont s'ouvrir à la joie. Écoutez, le Christ parle. Il dit:

«Je suis la Voie.»

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