‹ Les ÉpisChapitre 4 sur 57 · LE RÉVEIL AU CHAMP · texte numérisé non relu

LE RÉVEIL AU CHAMP

Ton souris m'encourage, Et, comme l'an dernier, Un vaillant labourage Remplira mon grenier.

Ton souris m'encourage...

Et me tient prisonnier.

Veux-tu que je t'éveille, Quand l'aube est de retour, Pour te dire à l'oreille...

Si tu dors, cher amour, Veux-tu que je t'éveille Pour te dire bonjour ?

Mes vieux pins

O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,

Debout, sur les coteaux, comme de fiers géants,

J'aime la nudité de votre écorce grise!

O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,

J'aime vos bras tendus vers les gouffres béants!

Vous étiez avant moi sur la rive où je pleure,

Et quand j'aurai quitté ce monde que j'efneure,

Vous chanterez encore avec les océans,

Avec l'homme immortel qu'un soufne pulvérise,

O vieux pins embaumés qui chantez à la brise,

Debout, sur les coteaux, comme de fiers géants!

Vos troncs fermes et droits résistent à l'orage, Quand je vois autour d'eux tant d'arbres se briser. Ils me font souvenir des hommes d'un autre âge. Vos troncs fermes et droits résistent à l'orage, Et donnent à la nue un front pur à baiser.

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