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LES DONS DU SAINT-ESPRIT

Les dons du Saint-Esprit

{Prière de mes petites-filles)

Oh! donne-nous avec largesse, Esprit-Saint, tes célestes dons!

Et d'abord, nous te demandons, Pour qu'on nous aime, la Sagesse.

Nous en faisons le triste aveu, Notre esprit n'est rien qu'indigence; Daigne combler un autre vœu, En nous donnant I'Intelligence.

Afin que nous connaissions mieux, Nous, jeunes, sans expérience, Notre humble terre et tes grands cieux, Donne-nous aussi la Science.

C'est le matin, c'est le réveil, Et nous allons nous mettre en route...

Nous courons des dangers, sans doute, Mais nous implorons ton Conseil.

Pour qu'on t'adore et te proclame, Dans la paix et l'anxiété, O Saint-Esprit, mets dans notre âme Une suave Piété.

Nous aurons à craindre l'amorce Des jeux, de l'amour, des plaisirs; Pour que nous domptions nos désirs, Accorde-nous le don de Force.

Pour que notre âme, en ce bas lieu, Reste toujours soumise et pure, A deux genoux on t'en conjure, Donne-nous la Crainte de Dieu!

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C'est la vie

Nous aimons les dangers des arômes troublants; Nous laissons aux buissons des lambeaux de nos âmes. Par des chemins bénis, par des chemins infâmes, Nous nous en allons tous, ou rapides ou lents.

Nous partons au soleil des chaudes matinées, Et la nuit tout à coup enveloppe nos pas. Nous marchons au hasard, sans étoile ou compas, Taillant dans l'imprévu d'étranges destinées.

Où vas-tu donc ainsi, grand troupeau des humains ? Depuis quels siècles longs tu souffres et tu pleures! Tu crois toujours voir poindre, ô lamentables leurres! Après les jours de deuil, de meilleurs lendemains.

Et c'est la vie! Un jour triste après un jour triste, Un espoir qui s'envole après un autre espoir,

Un rire quelquefois, comme dans le ciel noir Un éclair. Est-ce donc pour cela qu'on existe ?

Sous le feu des étés, la neige des hivers,

Nous sommes des roseaux qu'un souffle amer secoue.

"De nos rêves aimés comme le ciel se joue!

Et comme nos destins malgré nous sont divers!

Si quelqu'un a de l'or pour acheter la gloire, Le pain de chaque jour que nous donne le ciel, Nous le payons aussi. Nos cœurs n'ont pas de fiel. Quelque soit le calice acceptons de le boire.

Plus d'un déshérité s'avance chancelant

Sur la route funèbre où s'agite la foule;

Au fond de la poitrine il faut que l'on refoule

Et l'espoir qui nous trompe et le sanglot brûlant,

Chez l'homme tout est deuil lorsque le cœur se ferme, Car il faut pardonner et ne trahir jamais. Heureux celui qui dit: J'ai souffert et j'aimais; Au chemin de l'honneur j'ai marché d'un pas ferme.

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