‹ Les épopées françaisesChapitre 248 sur 332 · VALENTIN ET 0RS0N · texte numérisé non relu

VALENTIN ET 0RS0N

Valentin et Orson ne nous est resté ni sous la forme d’une chanson de geste, ni même sous celle d’une version en prose manuscrite. Nous ne le possédons que sous la forme d’un incunable. La plus ancienne édition est celle de 1489 (Lyon, 30 mars) qui fut suivie d’une foule d’autres dont nous n’avons pas à donner ici la nomenclature. Ce fut un des premiers romans publiés dans la Bibliothèque bleue (voy. Alexandre Assier, La Bibliothèque bleue depuis Jean Oudot 1 jusqu’à M. Baudot, 1601-1863. Cf. plus haut, II, pp. 692-695), et c’est encore aujourd’hui l’un des cinq romans qui circulent le plus abondamment dans nos campagnes (Histoire de Valentin et Orson, très nobles et très vaillants chevaliers, fils de l'empereur de Grèce et neveux du très vaillant et très chrétien Pépin roi de France, Épinal, in-4°, 96 pages à deux colonnes, grav., etc.) Cette pauvre rapsodie a été, en 1884, l’objet d’une étude spéciale à laquelle nous renvoyons pour plus de détails.

2603 Nisard (Charles). Histoire des livres populaires et de la littérature de colportage, 2° édition, Paris, 1864, deux vol. in-18, pp. 472-475.

Analyse rapide et reproduction d’une curieuse gravure de la Bibliothèque bleue représentant Orson sur la forme d’un sauvage velu qui est dompté et conduit en laisse par Valentin.

2604 Seelmann (W.). Valentin und Namelos. Die niederdeutsche Dichtung. I

Die hochdeutsche Prosa. Die Bruchstûcke der mittelniederl&ndischen Dichtung. Nebst Einleitung, Bibliographie und Analyse des Romans Valentin und Orson. — Nor den, 1884, in-8°. ( Denkmaler herausgegeben vont Verein für niederdeutsche Sprachforschung .)

Bibliographie du Livre populaire. Impressions françaises, anglaises, allemandes, néerlandaises, italiennes. — Version manuscrite islandaise (pp. xxx-xl).

Cf. Deutsche Literaturzeitung, 1884, n° 52 col. 1914. — Sprenger, Literaturblatt für germanische und romanische Philologie, 1885, VI.

2605 Petit (L. D.). Bibliographie der middelnederlandsche Taal-en Letterkunde.

— Leyde, 1888, in-8°, n° 462.

Indication de fragments publiés par Hoffmann von Fallersleben, G. Kalff et H. E. Moltzer.

LA VENGEANCE DE RI0UL (ou GUILLAUME LONGUE-ÉPÉE)

On ne connaît rien de ce poème peu favorable aux Normands que par le résumé d’un historien anglais. (G. Paris, La littérature française, p. 46.) Voy. ci-dessous.

2606 Paris (Gaston). La Chanson de la vengeance de Bioul ou de la mort de Guillaume Longue-Épée.

Romania, t. XVII, 1888, p. 276.

2607 Paris (Gaston). La littérature française au moyen âge. — Paris, 2° édition, 1890, in-18, p. 46.

VIVIEN L’AUMACHOUR DE M0NBRANC

Voy., plus haut, la Liste par ordre alphabétique des manuscrits de chansons de geste qui sont parvenus jusqu’à nous (Épopées françaises , t. I. p. 243). — Cf. la Nomenclature d o$

VOYAGE DE CHARLEMAGNE A JÉRUSALEM

Homans en prose (II, p, 655) où nous voyons l’hisloire de Vivien l’Aumachour de Monbranc déjà enchevêtrée, dans une version manuscrite, avec les aventures de Maugis, C’est de là qu’elle est passée, plus ou moins directement, dans les incunables, où elle offre le même caractère. Elle y est toujours, en effet, précédée de l’histoire de Maugis. On y raconte ensuite les exploits de Vivien luimême après sa conversion, ses luttes contre les païens, le meurtre de Lohier par Beuves, la guerre de Charlemagne contre la famille du meurtrier, la mort de Vivien sous les coups de l’Empereur, la soumission de Beuves et son assassinat par les traîtres, par Ganelon de Hautefeuille et Hardrô : « Cy endroit ne parle plus nostre histoire des faictz de Maugis et s’en taist à tant. » Et le romancier nous renvoie à Renaud de Montauban et à Mabrian. — Voy. l’article bibliographique consacré plus haut à Maugis d’Aigremont.

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