‹ Les époques de la pensée de PascalChapitre 45 sur 129 · Salnïe-Belvk, Purl-Roi/al, 111. 30:î iiole · texte numérisé non relu

Salnïe-Belvk, Purl-Roi/al, 111. 30:î iiole

2. Ils faisaient, pour des raisons de convenance mondaine, ce que faisait un ancien doyen de la Faculté des Lettres de Paris pour des raisons de convenance civique : « Le cardinal Lavigerie, encore abbé et professeur en Sorbonne, vit un jour à sa messe M. Victor Le Clerc. L'abbé félicita Tilluslre humaniste de cette piété qu'il ne soupçonnait pas. « Je vais à la messe, répondit M. Le Clerc, parce « que Gicéron me Va prescrit dans son Traité des lois. » (Strowski, loc. cit.^ p. 13.)

mariage de Gilberte et la mort de son père ; mais que sont les sentiments naturels pour un vrai janséniste, pour un homme qui sait encore comprendre les mystérieux appels de la grâce ?

Et pourtant, quoi qu'en pensât la mère Agnès, tout n'était point perdu. Dans sa préface du Traité du vide (de 1647 h 1451?), Pascal parle avec «horreur » de la « malice » et de V «insolence des téméraires » qui^ « employant le raisonnement seul dans

la théologie la profauent impunément^ ». On

reconnaît bien les traces de l'ancienne flamme et l'on retrouve celui qui a si vivement poursuivi la punition du F. Saint-Ange. Et puis partout où plus tard il parlera des incrédules, il n'a point, ce me semble, le langage d'un homme qui connaîtrait leur état par sa propre expérience. « Cette négligence en une affaire où il s'agit d'eux-mêmes, de leur tout, [r]irrite phis qu'elle ne [l'jattendrit; elle [l'Jétonne et l'épouvante : c'est un monstre pour [lui]. » Il y voit «un enchantement incompréhensible^ un assoupissement surnaturel » ; il en montre les raisons dans un amour-propre mal placé; il fait voir le ridicule et la bassesse des arguments de « ces gens-là »: il juge que « rien n'accuse davantage une extrême faiblesse d'esprit, que de ne pas connaître le malheur d'un homme sans Dieu'^... ». Par-

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