DOM JAPHET
Peut-être ignorez-vous encore qui je suis : Je veux vous l'expliquer autant que je le puis, Car la chose n'est pas fort aisée à comprendre. Du bon père Noé j'ai l'honneur de descendre, Noé... qui, sur les eaux, fit flotter sa maison, Quand tout le senre humain but plus que de raison. Vous voyez qu'il n'est rien de plus net que ma race, Et qu'un cristal auprès paraîtrait plein de crasse;... C'est de son second fils que je suis dérivé; Son sang, de père en fils, jusqu'à moi conservé. Me rend en ce bas monde à moi seul comparable..,.
J'arrête ici la citation. Vous aurez remarqué, je pense, Fallure tout à fait « romantique » des vers, et le calibre de la plaisanterie, si je puis ainsi dire, que je ne saurais comparer qu'à celui des bouffonneries de César de Bazan dans Ruy Blas. Scarron, Saint-Amand, Théophile sont des « romantiques > à leur manière, et
ait jamais vu de ses yeux Gassendi, bien loin d'en avoir pu recevoir des leçons de philosophie! Et pour la traduction de Lucrèce, qu'un Molière même ne saurait improviser, qui est une œuvre de longue haleine et de studieux loisir, où, en quel temps de sa vie, dans quel intervalle de ses occupations multiples et de sa production hâtive, voudrait-on qu'il l'eût faite?
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si la digression ne risquait de nous entraîner un peu loin, rien ne serait plus facile que d'en multiplier les preuves K
Enfin, si l'on voulait, — et bien qu'il semble que l'on en dût être saturé par la tragi-comédie, — si l'on voulait, jusque dans la comédie, du tendre et du langoureux, du galant et du précieux, des soupirs et des flammes, des madrigaux et des pointes, des amants transis, de belles inhumaines, dont le teint de « roses et de lys >
Portât en même temps, avec trop de rigueur Des neiges à la vue, et des flammes au cœur,
tout l'attirail enfin et tout le jargon du Grand Cyrus et de la Clélie, Quinault était là, Philippe Ouinault, l'élève préféré de Corneille, Quinault, le futur inventeur de la € tragédie lyrique », que nous avons depuis lors appelée le livret d'opéra... Je lui dois d'ajouter que les siens sont très supérieurs, pour le style, à ceux d'Eugène Scribe ou de M. de Jouy.
Que d'ailleurs tous ces fournisseurs eussent des qualités parmi tous leurs défauts, je n'ai garde de le- nier! Thomas Corneille avait de l'abondance, il avait de l'adresse et de l'invention. N'ai-je pas lu quelque part que Destouches en faisait le plus grand cas? Il est vrai
1. Il ne me convenait pas de parler de Tragaldahas sur la scène de l'Odéon, mais je puis bien dire ici que le drame fameux de M. Vacquerie mériterait d'être signé de Scarron, si ce n'étaient deux points : le premier, qu'en dépit de beaucoup de libertés, Tragaldabas n'ofl"ense pas constamment la plus simple pudeur, ce que font trop souvent les comédies de Scarron; — Cf. Dom Japhet, acte IV, se. vi, ou V Héritier ridicule, acte V, se. v; — et le second , qu'il faudrait peut-être examiner jusqu'à quel point Scarron, quand il bouffonne, parodie les grands sentiments à la Corneille. Voyez, à cet égard : Scar-ron et le genre hurlesquey par M. Paul Morillot. Paris, 1888. Lecèneet Oudin.
que c'était Destouches. Scarron, de son côté, pouvait manquer de goût, de mesure, de décence; il avait de la verve, de Téclat, de la drôlerie, le sens du comique, encore qu'il le fît sortir plutôt de la rencontre ou du choc des mots que du fond des choses. Et Quinault avait de l'esprit, de la grâce; il avait surtout quelque chose de cette poésie pénétrante qu'insinue souvent dans le madrigal la vivacité même du désir de plaire. Mais le procédé qu'ils employaient tous, de parti pris et de propos délibéré, tantôt dans le sens du romanesque et du faux idéal, tantôt dans le sens du burlesque et de la caricature, c'était de s'écarter à plaisir de la nature et de la vérité. Chaque jour même, 'grâce à l'esprit du temps, on peut dire qu'ils s'en écartaient davantage.... C'est, Messieurs, sur ces entrefaites, qu'arrivant du fond de la province, où depuis douze ou quinze ans alors il promenait d'auberge en auberge ses comédiens nomades, Molière commença de paraître, devant Monsieur, frère du roi, sur un théâtre qu'on avait dressé dans la salle des Gardes du vieux Louvre, le 24 octobre 1658.
Il approchait de la quarantaine, étant né, comme vous savez, en 1622 ou 1621, et, pour ne rien dire encore de son génie, il avait sur ses rivaux, — sur tous ces beaux esprits qu'il allait bientôt voir se soulever et s'ameuter en foule contre lui, — une triple supériorité : celle de l'expérience acquise en son métier d'acteur; celle d'une connaissance personnelle de la province, avec ses originaux tranchés, ses « ridicules > de campagne ou de petite ville; et celle enfin, puisque c'en est bien une, des déboires, des humiliations, des souffrances qu'il avait endurés.
Je n'insiste pas sur la première, — quoique ce fût bien quelque chose que de connaître les planches, d'être soi-même acteur et directeur de troupe K C'était un autre et plus grand avantage que d'avoir parcouru la province, presque toute la France, d'un bout à l'autre bout, — Nantes, Angoulème, Bordeaux, Agen, Limoges, Toulouse, Lyon, Nîmes, Béziers, Montpellier, Narbonne, Rouen, — dans un siècle où l'on ne voyageait guère; et que d'avoir vu, de ses yeux vu, que d'avoir pratiqué peut-être la comtesse d'Escarbagnas et M. de Pourceaugnac, l'espèce falote des Sotenville et celle des Dandin 2. Mais ce qui était bien plus encore, c'était de connaître la vie pour en avoir fait l'épreuve, et, Messieurs, dans quelles conditions!
Car on a pu poétiser le « comédien de campagne » et en
1. J'ai souvent pensé à cet égard que, si les Moliéristes avaient essayé de reconstituer le répertoire de la troupe de Molière, cette simple collection de titres de pièces n'aurait pu manquer de jeter beaucoup de lumière sur quelques points toujours obscurs de la comédie, sinon de la vie du poète. Et pour n'en citer qu'un exemple, à joindre à ceux que j'ai déjà tirés des Visionnaires et de Jodelet duelliste, je ne me rappelle plus exactement de quelle scène de Tartufe ou de V Avare i'ai trouvé comme un premier crayon dans la Brarfaman^e de Robert Garnier,maisjery ai trouvé. On sait encore ce que VAvare doit aux Esprits de Pierre Larrivey.
2. J'aurais pu, j'aurais dû même insister sur ce point. Si de nos jours encore, effectivement, rien n'a donné plus de variété peut-être aux romans de Balzac, plus de profondeur à Madame Bovary, plus d'intérêt à quelques Nouvelles de Guy de Maupassant, que la connaissance qu'on y sent des mœurs provinciales, combien ne croira-t-on pas qu'en quinze ans de temps, au xvii' siècle, pendant le remuement des guerres de la Fronde, Molière a dû puiser en province d'observations et de renseignements de toute sorte? La plupart de ses successeurs, depuis Regnard jusqu'à Beaumarchais, seront trop « Parisiens « ; ils ne feront que traverser en poste les provinces; et emportant leur Paris avec eux comme Regnard, jusqu'en Alger, ou jusqu'au bout du monde, ils ne reconnaîtront dans l'univers entier que ce qui leur rappellera Paris.
sïnspirant du roman de Scarron, on a pu nous le mon- \
trer courant d'aventure en aventure, bohème heureux ^
de sa misère, n'y voyant que le prix dont il paie son j
indépendance, jouant aujourd'hui les rois dans une ]
grange, et les valets, demain, dans un château.... La ;
réalité est plus triste; elle l'était surtout alors; elle l'a ■
été particulièrement pour Molière. Rappelez-vous plutôt i
se& débuts, sa rupture avec les siens, sa fuite de la ]
maison paternelle, son Illustre Théâtre, la faillite, l'expa- '■
triation ou l'exil en province, pour le Parisien qu'il j
était, comme Boileau, bourgeois, fils de bourgeois, i
orgueilleux de sa grande ville. Songez aux humiliations :
de toute sorte : la requête aux magistrats, la curiosité j
plutôt hostile des habitants, les sifflets, les pommes *:
cuites, les couchers à l'auberge, le voyage en roulotte ;
tout le long des grandes routes, la concurrence du bâte- •
leur ou du montreur d'ours, la familiarité, la promiscuité '
de la valetaille, que sais-je encore? Voilà ce que la i
vie de « comédien de campagne » a été pour Molière, !
— nous en avons des preuves, — voilà les souvenirs qu'il rapportait du fond de la province ; et, comme for- i mées de tout cela, voilà, Messieurs, l'origine de cette • tristesse et de cette amertume sans lesquelles, assurément, ni sa plaisanterie n'aurait eu cette force, ni sa ■ satire cette âpreté, ni sa comédie, enfin, cette profondeur et cette portée qui la distinguent non seulement ' de tout ce qui l'avait elle-même précédée, mais encore,
— je crois que nous pouvons le dire sans en être démenti par personne, — de tout ce qui devait aussi la suivre *. :
1. On a prodigieusement écrit sur les Années d'apprentissage l et de voyage de Molière, et quelques « points » de ses pérégrinations à travers la province ne sont pas encore parfaitement \ éclaircis. En attendant qu'ils le soient, trois ouvrages parus dans ' ces dernières années résument tous les travaux antérieurs, et j
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Cependant, de retour à Paris, et placé sous la protection de Monsieur, frère du roi, rassuré sur l'avenir, il regarde, il observe, il songe. Les basses plaisanteries, dans la manière de Scarron et des « turlupins », l'écœurent et le dégoûtent. N'est-ce pas lui-même. Messieurs, qui vous le disait tout à l'heure *?
Élise. — Mais à propos d'extravagants, ne voulez-vous pas me défaire de votre marquis incommode? Pensez-vous toujours me le laisser sur les bras et que je puisse durer à ses turlupinades perpétuelles"?
Uranie. — Ce langage est à la mode.
Élise. — Tant pis pour ceux... qui se tuent tout le jour à parler ce jargon obscur. La belle chose de faire entrer aux conversations du Louvre de vieilles équivoques j^amassées parmi les boues des Halles et de la place Mauôert. La jolie façon de plaisanter, et qu'un homme montre d'esprit lorsqu'il vient vous dire : « Madame, vous êtes dans la place Royale, et tout le monde vous voit de trois lieues de Paris, car chacuu vous voit de bon œil », à cause que Boneuil est un village à trois Ueues d'ici! Cela n'est-il pas bien galant et bien spirituels
Si les scarronnades l'écœurent, il ne donne pas non plus dans les grands sentiments, comme en ayant sans doute lui-même assez éprouvé la fragilité. C'est le vrai sens du couplet de Dorante ; et par delà ses imitateurs, c'est Corneille même, — nous le savons et tout le monde
dispenseront d'y recourir tous ceux qui ne font pas publiquement profession de moliérisme. Ce sont :
1" La Biographie et Bibliographie formant le tome I de l'édilion des Œuvres de Molière, donnée chez l'éditeur Garnier par M. Louis Moland. Paris, 1885;
2° La comédie de Molière, l'auteur et le milieu^ par M. Gustave Larroumet. Paris, 1887. Hachette;
3" La Biographie de Molière formant le tome X de l'édition de ses Œuvres dans la collection des Grands écrivains de la France, par M. Paul Mesnard. Paris, 1890. Hachette.
1. La Critique de V École des femmes a. été jouée ce jour-là avant VÈcole des femmes.
l'entendait bien ainsi en 1662, — c'est Corneille, c'est Fauteur de Rodogune et de Pompée, dePolyeucte et d'Horace, à qui Molière s'en prend ouvertement :
Car enfin, je trouve qu'il est bien plus aisé de se guinder sur de grands sentiments, de braver en vers la Fortune, accuser les Destins, et dire des injures aux Dieux que d'entrer comme il faut dans le ridicule des hommes.... Lorsque vous peignez des héros, vous faites ce que vous voulez. Ce sont des portraits à plaisir, où vous ne cherchez point de ressemblance, et vous n'avez qu'à suivre les traits d'une imagination qui se donne l'essor.
Telle n'est pas sa manière de comprendre son art! Il veut peindre, lui. d'après nature, et que dans ses portraits « on reconnaisse les gens de son siècle »; et, de la considération de son art, c'est ainsi qu'insensiblement il passe à l'observation de la société qui l'entoure. Les prudes le font rire, d'un rire amer, un peu cynique parfois, « à la vieille française », philosophique aussi pourtant, le rire de Montaigne plutôt que de Rabelais. Mais les précieuses l'exaspèrent, avec leur ton languissant, leurs manières affectées.
Leurs mines et leurs cris aux ombres d'indécence Que d'un mot ambigu peut avoir l'innocence,
avec leur façon de farder et de déguiser en tout et partout la nature. Et les marquis aussi l'irritent; il sent gronder en lui comme une vague et sourde colère contre toute cette noblesse de cour, et, trente ans avant La Bruyère, il dirait déjà volontiers : * Faut-il opter? Je suis peuple.... »
Mais il n'a pas eu besoin d'opter, Messieurs, ou, a" vous l'aimez mieux, un autre a opté pour lui : c'est ce jeune prince, qui va prendre en main, demain, à la surprise de tous, et de sa mère la première, le gouver-
nement de son royaume; c'est Louis XIV en personne, galant et même rieur alors, mais qui sait et qui peut ce qu'il veut; Louis XIV, bientôt entouré de ces Colbert, de ces Louvois, de toutes ces « espèces > dont la faveur, pendant cinquante ans, va faire écumer de rage ou blêmir de colère les âpres Saint-Simons et les « aimables », les « souriants » Fénelons ^ Sous la protection d'un tel maître, Molière peut marcher désormais. Ouïmportent les rivaux, les ennemis, les envieux? il lui suffira de ménager le roi. N'a-t-on pas pu prétendre qu'ils avaient collaboré tous les deux 2? Et Molière débute, — avec quel tapage, vous le savez, — par les Précieuses ridicules; il continue par Sganarelle; il donne V École des maris; et, après la lui avoir fait payer du divertissement des Fâcheux, on lui accorde enfin la liberté de jouer son École des femmes, le 14 décembre 1662.
Encore aujourd'hui même, vous le savez, Messieurs, beaucoup de bons juges préfèrent VÉcole des femmes aux autres chefs-d'œuvre de Molière, à son Misanthrope et à son Tartufe. S'ils ont tort ou raison, c'est ce que je n'examine point; nous serions entraînés dans un examen trop minutieux des œuvres. Mais on peut bien leur accorder,
1. Je ne pense pas qu'il soit besoin ici de rappeler les déclamations de Saint-Simon contre les ministres roturiers de Louis XIV; mais, comme Fénelon est moins connu sous cet aspect d'aristocrate intransigeant, je renvoie le lecteur à ce que l'on appelle les Tables de ChauLnes, qui sont le programme politique de l'archevêque de Cambrai, s'il avait pu, comme il l'a longtemps espéré, gouverner sous le duc de Bourgogne. En voici deux ou trois articles : « Maison du roi remplie des seuls nobles choisis.... Anoblissements défendus.... Mésalliances défendues aux deux sexes.... Ordre du Saint-Esprit.... Ordre de Saint-Michel... ni l'un ni l'autre pour les militaires sans naissance proportionnée... Le chanceUer, chef du Tiers-État, devrait avoir un moindre rang, comme autrefois.... etc., etc. »
2. Voyez Bazin : Notes historiques sur la vie de Molière; df. L. Lacour : le Tartufe par ordre de Louis XIV.
je crois, que l'École des femmes a quelque chose de plus i aisé, de plus libre, de plus vif peut-être, la naïveté d'Agnès, le sourire d'Horace ; et je ne sais quelle fleur i de jeunesse ou quel éclat nouveau qui brille en elle, : comme dans le Cid de Corneille, comme dans VAndro- 1 maque de Racine. Molière aura d'autres qualités, plus < tard; il ne retrouvera plus cette allégresse qui suffirait \ toute seule à dater son premier chef-d'œuvre. Est-ce \ qu'il croyait avoir touché le port? et qu'avec ses années ' d'apprentissage la lutte était aussi finie? ou si c'est ; qu'il venait alors d'épouser son Armande, et que tout lui riait dans ce mariage dont il devait bientôt payer si : cher les courtes joies? i
A un autre point de vue, tout différent, — VÉcole des ^ femmes est une pièce singulièrement significative, où ] Ton n'a pas besoin d'un œil très pénétrant pour discerner I ies linéaments de la philosophie de Molière, je veux 1 dire de sa conception de la vie K i
Mais, ce qu'elle est encore, et, si vous le voulez bien, i ce qu'elle sera uniquement pour nous, c'est. Mesdames j et Messieurs, la première pièce, d'ailleurs vraiment < comique, où nous puissions saisir à leur première ori- j gine, comme on fait la fleur dans la graine, la promesse '• des transformations que le génie de Molière va opérer ] dans son art. I
Je vous parlais tout à l'heure de Thomas Corneille et des Engagements du hasard : le sujet de la pièce était
1. J'ai essayé de démêler et de définir cette ■ philosophie» dans une étude sur la Philosophie de Molière. Voyez Éludes critiques^ iv* série. Paris, 1891 Hachette.
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emprunté de Calderon; la scène s'en passait à Madrid; et les personnages s'en appelaient Elvire, Alonso, don Fadrique. Encore qu'il eût par devers . lui l'exemple applaudi de son grand frère, — du Menteur et de la Suite du Menteur, — Thomas ne s'était pas donné la peine seulement de « dénationaliser » son emprunt. Pareillement Scarron, dans son Jodelet duelliste : Francisco de Rojas en a fourni le sujet; Tolède est le lieu de la scène; et les personnages y sont comme illustrés de ces noms dont la sonorité, de notre temps encore, remplira d'aise l'oreille de Victor Hugo : don Diègue Giron, don Pedro d'Avila, Gaspard de Padilla. Je ne dis rien de Pascal Zapata, ni de Roc Zurducaci. Et, si je ne puis vous dire enfin de quel autre original sont empruntées les Rivales, de OuinauU, la scène, je ne sais encore pourquoi, s'en passe à son tour à Lisbonne K.. Au contraire. l'École des femmes est vraiment une comédie nationale. Elle l'est, Messieurs, par le lieu de la scène d'abord; et après avoir vingt ans parcouru l'étranger, nous rentrons enfin, en France, et à Paris. Elle l'est par les détails de l'action, qui ne gardent plus rien d'au delà les monts, qui sont même on leur genre tout à fait < parisiens » et de 1G60.