AGE DU GRANITE
» superposées dont se compose Técorce terrestre. » {Cosmas.t trad., t. 1, p. 331.)
Mais celte roche ^ essentiellement primitive » se montre en d6meSy en grandes masses , en pics isolés , en filons puissants» qui ont traversé d'autres granités ; son apparition a donc en lieu à plusieurs époques distinctes ; il y a donc des granités d'Age différent.
Rien n'est moins contestable que cette opinion de diversité d'Age dans les granités ; nous allons voir cette roche reparaître au delà de certaines formations bien moins anciennes , et nous reconnaissons par ce seul fait , combien il est difficile d'établir la véritable chronologie du globe , combien le programme des temps et des époques de l'Auvergne est difficile à remplir. Nous ne pouvons cependant revenir plus loin sur les granités , car nous serions forcé à des répétitions continuelles. Nous préférons anticiper quelquefois dans ces études sur des temps qui ne sont pas encore accomplis.
Ce qui frappe surtout dans l'étude des terrains granitiques sur le plateau central » c'est la présence de deux granités an moins; l'un à grains fins et l'autre à gros grains » à structure porphjroïde avec de gros cristaux de feldspath.
Les chaînes de montagne qui font saillie sur ce plateau et qui en forment le relief, telles que les Cévennes, le Forez» le Morvan et les montagnes du Limousin sont formées de ce dernier granité sans doute éruptif, qui a partout les mêmes caractères et dont une bonne description a été donnée par M. E. Dumas. {Bulletin de la Sociélé géologique , 2^ série, t. 3» p. 579» 1846.) C'est le granité à gros grains on granité porphyroïde de Dufrénoy » le granité à un seul mica de M. Delesse.
M. Hébert cite ce même granité éruptif dans les envi-
rons do Puy et de Glermont ; il se trouve aussi à Aiençon. « La présence constante des gros cristaux de feldspath , des filons de leptynite » des amas ou nodules de mica , des fragments de gneiss , etc. , ne peuvent manquer de frapper le géologue qui suit cette roche sur de grandes étendues, et de le convaincre qu'il a affaire à une même masse minérale, bien qu'accidentellement il puisse çà et là en voir varier plui! ou moins les caractères roinéralogiques, et même reconnaître qu'elle passe quelquefois à un granité à grains fins , comme cela parait être le cas pour la masse principale du Forez. » (Hébert, Bulletin de la Société géologique^ 2^ série, t. 161, p. 423.)
Ces mêmes caractères des granités d'Alençon se retrouvent exactement dans ceux de l'Auvergne. Les géologues admettent généralement que les granités à gros grains , à un seul mica sont plus modernes que ceux à petits grains, qui se distinguent difficilement du gneiss , et qui , par leur position, n'ont pas de caractères décidément éruptifs comme ceux à gros grains et à structure porphyroïde.
Dufrénoy professait la même opinion relativement à l'Age des deux granités de l'Auvergne, en accordant encore aux granités & grains fins de cette dernière contrée Tantériorité sur ceux de la Bretagne. {Bulletin de la Société géologique de France ^ t. 10 , p. 54.) Mais en Bretagne comme en Auvergne, il considérait le granité à gros grains ou porphyroïde comme postérieur au granité h petits grains.
En Toscane où l'on distingue aussi deux espèces de granité , le granité moderne est comme en Auvergne souvent mêlé de tourmaline.
Si dans les Vosges on étudie le gisement du granité , oo en trouve aussi deux es|KTes distinctes. « Le granité des