‹ Les époques géologiques de l'AuvergneChapitre 26 sur 115 · AGE D€ GRANITE · texte numérisé non relu

AGE D€ GRANITE

produit entre ces deai époques une autre masse minérale un peu considérable , soit par voie de sédimentation , soit par Toie de fusion. )>

« En étudiant la constitution géognostique de la Finlande, j'ai observé dans cette contrée, ainsi que dans la partie méridionale de la Laponie, deux variétés de granité trèsdifférentes par leur caractère ; j'ai reconnu partout d'une manière évidente , depuis le 68® jusqu'au 60^ degré de latitude, que l'un de ces granités est postérieur à Tautre» et qa'il s'est épanché assez longtemps après pour que , dans l'intervalle » ait pu surgir une roche dioritique à base d'amphibole. i> {Comptes^endus des séances de V Académie des sciences, t. xvi, p. 1074.)

Nous retrouvons donc partout nos deux granités sans pouvoir préciser ti , en Auvergne , il s'est écoulé un intervalle considérable entre leur formation , sans savoir si les derniers granités éruptifs datent encore de la première époque, ou ne sont pas arrivés pendant que des terrains siluriens ou peut-être des dépôts de trias avaient déjà Heu sur d'autres points du globe.

M. de Beaumont a déterminé et nettement reconnu en Dauphiné , dans le Ghampsaur , la superposition du granité an lias. MH. Bertrand-Geslin et de Montalembert ont aussi conBrmé ces curieuses observations. Ces éruptions ont donc pu se produire sur d'autres points que le Dauphiné , et comme tous les terrains sédimentaires de la période secondaire manquent en Auvergne , nous n'avons aucun moyen de nous assurer de l'Age de ses granités les plus modernes.

Le granité de l'tle d'Elbe ainsi que son porphyre , selon H. Stttder, sont plus modernes que les calcaires et les macignos à fucoides et même que les ophiolites. ( Bull, de la

SOC. géoL de France ^ t. 12 , p. 289, sur la consiiluîion géologique de Vile d'Elbe). M. Cotta cite encore à Wein* bolha un granité supérieur à la craie qui serait donc de répoque tertiaire. (Bull, de la soc. géol. , t. 8 , p. 243.)

D'après les observations récentes de M. C. Darwin » « le granité des Cordillières du Chili , près du col de Uspallata , qui constitue des pics d'une hauteur qui parait aller jusqu'à 14,000 pieds, était fluide à l'époque des périodes tertiaires; les couches tertiaires que la chaleur de cette masse en fusion a rendues cristallines , et qui sont traversées par des dykes de substance granitique , sont maintenant fortement inclinées, et constituent des lignes anticitnales régulières et compliquées. » (Buckland, GioL et minéral. , etc., p. 483.)

Il existe en Saxe des granités postérieurs aux terrains de craie , et qui , sur plusieurs points , se sont épanchés sur ce calcaire.

Ce granité contient parfois de petites masses de craie durcie, mais si peu altérée que l'on reconnaît encore les fossiles qu'elle renferme. M. Delesse , qui dte ces faits avec beaucoup d'autres dans son grand ouvrage sur le métamorphisme des roches, en conclut que, dans ces circonstances , la roche granitique a fait éruption à une température peu élevée. H est vrai que M. Delesse dte d'autres localités où le calcaire soit dévonien , soit crétacé , a pris au contact du granité une structure cristalline bien caractérisée.

Il faut donc forcément admettre des granités d'Ages trèsdifférents sur le plateau central , mais nous ne pensons pas que des épanchements de cette roche aient eu lien postérieurement au terrain jurassique. Il en est en Auvergne des granités comme des basaltes ; leur période d'apparition a été extrêmement longue , et leur sortie s'est manifestée à plu-

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