‹ Les époques géologiques de l'AuvergneChapitre 56 sur 115 · CANTONS DE RIOM · texte numérisé non relu

CANTONS DE RIOM

caractérisé. Toutefois , la décomposition de ces roches peut les rendre méconnaissables. On reconnaît seulement que la diorite schistoTde y domine. Cette dernière roche présente les caractères suivants :

Pesanteur spécifique : 3,05 ; dureté peu considérable ; couleur gris verdàtre assez foncé ; structure schisteuse ; fissures très-nombreuses ; cassure unie dans un sens , raboteuse dans l'autre ; ténacité assez forte ; happe légèrement à la langue ; odeur argileuse par insufflation ; fusible au chalumeau en émail gris.

Cette roche parait entièrement composée de feldspath et d'amphibole. Cette dernière substance domine, et s'y présente en cristaux aciculaires , couchés à plat les uns sur les autres , et communiquant ainsi la structure schisteuse à la masse. Le feldspath est blanc, quelquefois un peu rougefttre ; il domine rarement , et la roche , dans ce cas , offre tous les passages possibles à la véritable siénite. Cette diorite, comme toutes roches schisteuses, tend à se décomposer, et l'on en trouve des masses qui tombent d'elles-mêmes en feuillets friables.

Le puy de Monceau , situé près de là , est granitique , mais sur le puy même , on voit des fragments de porphyre épars et jamais en place. Il est probable que, dans ces localités , les pointes et les dômes de granité sont dus presque tous à des porphyres qui n'ont pu se faire jour.

Au-dessus de la Pradelle , commencent les affleurements d'un grand filon de quartz très-varié , qui fait plusieurs fois saillie an milieu du porphyre et des granités et dont les fragments gisent partout , depuis les Veghoux jusqu'à la Pradelle.

Les côtes granitiques , situées au-delà de Volvic depuis

184 TEHHAINS PRIMITIFS.

Toarooel (vieux château) jusqu'à Enval (hameau) montrent souvent , surtout à Tournocl^ du granité qui se décompose sur place et se change en une sorte de kaolin. Un joli chemin conduit de Tournoêl dans la gorge d*£nval » eu passant au-dessus de Crouzol ( hameau ) , et en laissant à gauche Beauvaleix (hameau) , sur porphyre.

Le village d'Enval, où se trouvent deux sources minérales, est bAti sur des débris de roches et de cailloux roulés, provenant en partie de la décomposition des argiles sableuses » et en partie amenés par le cours d'eau qui descend en suivant le ravin. Sur quelques points » ces cailloux sont cimentés par des dépôts d'eau minérale.

Enval est situé dans une gorge par laquelle descendait autrefois un des cours d'eau tributaires du grand lac de la Limagne. En remontant le cours du petit ruisseau qui remplace aujourd'hui l'ancien torrent , on ne voit que roches entassées et usées parles eaux. On a donné à ce lieu le nom de Bout-du-Monde. Au-dessus d'Enval , le terrain est composé de porphyre qui couvre un grand espace » et au milieu duquel on voit quelquefois un peu de granité, lequel se confond avec le porphyre par des passages continuels. Le porphyre existe, comme nous l'avons dit, à Fasse-Meunier, mais vis-à-vis ce hameau , de l'autre côté du ruisseau d'Ambène , on remarque un dôme de porphyre bien caractérisé et formé par un porphyre vcrdAtre bien différent du porphyre quartzifère; c'est le môme porphyre que celui de Saint-Uonnet , si développé dans le canton de Manzat.

Près de là et adossé à ce dôme de porph\re (771 ), se trouve un dôme de basalte noir, sans tufs et sans scories, qui descend jusqu'au porphyre , sur lequel passe la route de traverse qui descend à Riom .

CANTON d'aigueperse. 185

En poursuivant notre falaise de granité et de porphyre vers le nord, nous passons à Roche-Pradières, village construit sur le-s argiles sableuses, mais en dessous duquel on voit une pTofonde vallée creusée dans le sol primitif et traversée par des porphyres qui sont presque du quartz.

On arrive alors à Chàtelguyon oii les porphyres font encore saillie (585,590) , et où des eaux minérales abondantes ont formé partout des travertins et des masses d'arragonites.

ENVIRONS d'aIGCEPERSE. SAINT-MYON. — SAINT-AGOULIN .

Les porphyres se montrent encore dans le canton d'Aigueperse, toujours sur le bord de la Limagne , et à Saint- Myon (348) , ils s'associent à des gneiss roses , gris ou blanchâtres et un peu talqueux.

St-Myon est le point par lequel les eaui de l'ancien lac de Combronde pénétraient dans le Léman. La rivière de Morge, quelquefois sans eau , en été, occupe ce passage.

Le porphyre lorme à St-Myon , sur le bord de la Morge , des filons très-puissants qui sont exploités comme pierre à bâtir. Ces filons font partie d'un terrain granitique qui, à une petite distance, est entièrement remplacé par le terrain de porphyre. On rencontre une roche analogue de l'autre côté de la Limagne , dans le granité d'Echinlé , sur la route d'Ambert , et dans celui de Mauzun et de Seymiers , qui se trouvent situés dans la même direction.

Cette roche de Saint-Myon oflfre pour caractères :

Pesanteur spécifique: 2,63 ; dureté assez forte pour rayer le verre ; couleur variant du rose pâle au rouge bran et au gris rougeâtre ; texture compacte ; cassure inégale , esquil-

186 TERRAUIS PRIMITIFS.

iease ; odeur argileuse par ÎDsodlation ; infosible aa chalameau.

Ce porphyre oiïre ane pflte uniforme ^ colorée par le tritoiyde de fer* souvent assez abondant pour se déposer sur les fissures naturelles sous forme pulvérulente ; les mstaui de feldspath sont plus ou moins nombreux et généralement petits, quelquefois même ils disparaissent tout-à-fait » et la roche passe à Teurite. Le quartz en cristaux bipyramidaux très-limpides s'y montre en assez grande quantité , et Ton y trouve aussi disséminé le fer sulfuré cubique , qui est assez souvent transformé en fer hydroxydé , surtout à la surface des fissures.

Le village de Saint-Myon est en grande partie bftti sur ce porphyre ; cependant quelques maisons sont assises sur le calcaire , près d'une source minérale que nous devrons étudier par la suite.

Les porphyres se prolongent au nord , an château de la Ronzière , aux Bardoux , à Saint-Agoulin (489) à Touest du village. Partout dans ce canton ils bordent les phryganes et principalement à l'étang de Giat , où ce porphyre fait une rentrée dans l'intérieur des calcaires au moyen de deux monticules primitifs (516 1 525). Ces porphyres sont noirs on verdétres et très-difTérents des autres. Ils se rattachent à ceux du canton de Manzat et présentent pour caractères :

Pesanteur spécifique » 2,69 ; dureté assez grande pour rayer le verre ; couleur gris verdàtre plus ou moins foncé « passant quelquefois au rougcfltre ; texture compacte ; cassure unie ou un peu conchoîdale en grand , esquilleuse à petites esquilles en petit ; ténacité assez grande ; odeur argileuse par insufflation ; au chalumeau il fond en émail d'un blanc grisâtre.

CANTON DE COUfiaONDC. 1 S7

Ce porphyre offre une pÂte très-homogène qui contient beaucoup de cristaux de feldspath un peu verdAtres et trèsadhérents à la pâte ; assez souvent les cristaux ont une teinte UQ peu rougeAtre. On y trouve des cristaux de quartz bipyramidaux. On y rencontre rarement le fer sulfuré , et plus fréquemment des paillettes de mica et de chlorite , et quelques cristaux aciculaires d'amphibole.

Ce sont des roches d'éruption , peut-être modernes, qui ont apparu sur plusieurs points du canton de Manzat et qui diffèrent des porphyres quartzifères.

Ao-delA de St-Agoulin on peut suivre encore le bord primitif du bassin de la Limagne, près de St-Priest-d*Ande- Ipt, à Gannat et au-delà. De beaux gneiss rubannés font saillie sur bord de la Sioule ; mais un peu plus loin on rentre sur le terrain lacustre , sur les calcaires à phryganes et sur les cailloux roulés. La Limagne avait ici une baie profonde qui rentrait au sud jusqu'à Ebreuil ; mais en continuant vers le nord » le terrain primitif reparaît à Chantelle, derrière Monfant et derrière Verneuil y à Maillard , etc.

ENVmONS DE COMBRONDE.

Quoique Combronde (392) soit bâti sur les argiles sableuses et que celles-ci , selon toute apparence , se soient étendues beaucoup plus loin , des lavages ultérieurs ont mis à nu le terrain primitif très-près de la ville. 11 est vrai que Combronde est bAti sur le fond d'un ancien lac qui , par un canal étroit , situé près de St-Myon , versait ses eaux dans le lac de la Limagne. Les dépôts tertiaires de ce lac recouvrent le bassin primitif, mais on retrouve, sur ses bords, le gneiss , le granité et le porphyre.

i 88 TERRAINS PRIMITIFS.

Au nord de Gombronde » c*est à Joserand (466) qae Ton voit les roches primitives se dégager des argiles sableuses. On atteint ce terrain dès qa'on a traversé la Morge au moulin de Barbe, et l'on monte sur un sol principalement formé de porphyres et de quartz , terrain qui se prolonge assez loin au-dessus de Joserand , et qui se rattache aux porphyres des cantons d'Âigueperse. Toutefois, ce porphyre ne conserve pas toujours des caractères très-nets. Il passe en quelques endroits au quartz pur , ou au granité à petits grains , ou encore à une pcgmatite mal caractérisée , mais qui prélude à une formation plus étendue de cette roche qui doit se prolonger dans le département de l'Allier. Cependant cette protogyne passe souvent elle-même au granité à gros grains, au granité porphyrique et presque toujours elle contient du mica. Elle constitue des terrains caractérisés par une multitude de petites crêtes arrondies et saillantes , ou pardes blocs qui forment aflicurement. Toutes ces saillies audessus de Joserand , de St-Agoulin et du Mas , sont peutêtre de la pegmatite dont le feldspalh est toujours rose. Nous les avons néanmoins indiqués comme porphyre ou comme granité porphyroïde.

Au-delà de Joserand , toute la partie nord du canton de Gombronde est très-accidentée. On y voit toujours une multitude de dAmes et de pointes qui font saillie au-dessus de vallées profondes et déchirées (551, 590, 569). Les courses y sont pénibles et Ton a beaucoup de peine à traverser toutes ces gorges , pour gagner le sommet des pics. La plupart des dômes sont encore en porphyres , mais ces porphyres varient de nature. Les uns sont pinitifères, les autres quartzilères , ou bien ils dégénèrent en véritable quartz blanc, et quelquefois, prenant du mica, deviennent des granités à petits grains. Quand on aperçoit une pointe.

CANTONS DE COMBRONDE. 189

c'est toujours une de ces roches, ou bien ce sont des blocs de granités amoncelés, très -fréquents autour de Champs (575), du Boularet (603) et desBrayards (616).

 Ghabrespine , on voit plusieurs filons de porphyre rose directement N.-S. et tous parallèles. On rencontre, dans ce porphyre , de la tourmaline et du mica palmé comme certains micas des Pyrénées. Au-dessus de Ghabrespine , il existe un monticule formé par Taflleurement d'un filon de quartz.

Si l'on rentre à Gombronde par St-Hilaire-la-Groix (555), Fenerol (605) et le Bajazy (580), le Bournet, tous les monticules que Ion rencontre sont en porphyre, soit en porphyre verdâtre, soit en porphyre à pinites, soit en porphyre quartzifère. Les deux premiers de ces porphyres semblent se remplacer et appartenir à la mémo époque. Cependant celai qui renferme des pinites , est toujours en masses plus volumineuses et ne se brise jamais en fragments polyédriques comme le porphyre vert. II est, au reste, très-diiïicile dans ces localités de limiter et même de caractériser ces diverses sortes de roches primitives du canton de Gombronde.

 l'ouest de Gombronde ou plutôt au nord-ouest , on voit le terrain primitif au-dessus de Montcel (commune) , autour du Peyrou et des JoufTrets (villages), près la tour de Serviat (620). Ge n'est pas le granité à gros grains , mais une roche dont les grains sont fins , très-mélés et le mica vert foncé ou noir en petites lames très-abondantes. Ge granité reste en boules ou en grosses masses, comme celui qui est à gros grains , et l'on en voit de beaux exemples sur plusieurs monticules , autour des Jouflrets et du Peyrou , au-dessus de Montcel et dans les environs de la tour Serviat.

Dans ces diverses localités , on remarque des filons plus

OU moins paissants d'un très-beau porphyre, d'un rose pAle » passant quelquefois à la protogyne. Le mica y est parfois remplacé par de la chlorite ou par de la pinite. Il se change alors en une protogyne pinitifère tout-à-fait semblable à celle de Manzat.

Ces filons viennent affleurer sur plusieurs points et constituent les sommets de plusieurs montagnes des environs. Ordinairement ils forment des bandes arides qui interrompent les cultures » et que l'on peut suivre de Tœil ou du pied pendant de longs espaces. Le porphyre y forme des masses irrégulières ordinairement dressées et placées les unes à côté des autres.

Ces filons ont à peu près tous la direction nord-nord-est sud-sud-ouest. On les reconnaît d'autant mieux qu'ils ne se décomposent pas, tandis que le granité à petits grains s'altère très- facilement.

En suivant le cours de la Morge et en remontant vers sa source , on traverse dans une vallée sauvage de nombreux filons de porphyre que Ton voit descendre d'un côté de la vallée pour remonter du côté opposé , filons qui n'ont pas été sans influence sur les sinuosités de la rivière.

Ce porphyre, comme tout celui des environs , passe souvent au granité et se confond avec lui, ou bien il devient tellement quarUifère, qu'il n'est plus que du quartz. On y remarque des variétés presque noires comme du basalte et une autre avec des cristaux de quartz bipyramidaux , et de la pinite en lames verdAtres qui rappelle la chlorite.

En remontant toujours le cours de la Morge , on arrive au village de Valmort , qui est bâti sur le granité ; mai^i autour de ce village , on voit des dômes (567) d'une régu* larité parfaite, formés par le porphyre verdAtre, prenant des

CANTON DE COMBRONDE. 191

formes fragmentaires pseado-régulières. C'est ce même porphyre que nous avons déjà cité. Ces dômes sont généralement cultivés , mais ordinairement il reste à leur sommet une portion inculte qui n'est formée que de fragments.

C'est à l'ouest de Combronde , que le terrain primitif se trouve le plus développé ; aussi, indépendamment des parties que nous venons de parcourir au nord-ouest , nous remarquons directement à l'ouest et au sud-ouest des gneiss roses ou blancs , passant au stéaschiste. On voit ces gneiss percés par le porphyre au sommet de Grand-Combe (604) , montagne boisée située près de Combronde.

En allant de Combronde à Buchailles et à Lachaise , on reste sur ce terrain de gneiss (612), et si l'on visite tous les petits dômes arrondis que l'on /encontre , on voit bientôt que le gneiss n'a pris cette forme que par l'apparition des porphyres qoartzifères dont quelques-uns percent à peine les dômes surbaissés qu'ils ont déterminés. Quelquefois c'est le granité qui se montre au sommet. On en voit plusieurs exemples à Buchailles même et au-dessus de Lachaise; mais là, déjà, on approche du canton de Manzat, où le granité est tout-à-fait dominant.

Un peu plus loin , dans la même direction mais dans le canton de Manzat, on distingue au milieu de plusieurs dômes de porphyres le puy de St-Bonnet , encore couvert de vieux chênes. Son porphyre vert est parfaitement caractérisé , serpentineux , avec cristaux de quartz bipyramidés. Nous avons trouvé des fragments de ce porphyre avec des lames de belle stéatite verte, appliquées sur les fissure^ naturelles.

Le dôme de Saint-Bonnet rappelle en petit celui de HontOQcelle , dans la chaîne du Forez. Son porphyre con-

tient aussi des cristaux de feldspath roageAtre. De grosses masses bien intactes forment le sommet du dôme » tandis que toutes les pentes sont couvertes du même porphyre , en fragments polyédriques, quelquefois très -nettement terminés.

Les porphyres semblent dominer dans toute cette partie de rAu\ergne, et s'étendre sur une ligne presque parallèle à celle qu'ils suivent dans les montagnes du Forez. Cette double ligne de porphyres et de granités d*éruption des deui côtés du bassin de la Limagne indiquerait que les contours de cet ancien lac étaient formés , comme les bords actuels de rOcéan, par des cassures préexistantes , lesquelles ont livré passage aux granités, aux amphibolites , aux produits volcaniques, aux eaux minérales et à tous les produits éruptifs.

Ce porphyre vert ou noirâtre , qui forme le puy de Saint- Bonnet , se retrouve sur plusieurs monticules du canton de Manzat, au-dessus de Chalusset (705, 710), et se voit aussi dans le canton de Combronde , au-dessus des Bomts » où il constitue un vaste dôme , sur lequel il est mélangé de plusieurs gros fragments de quartz blanc. Au reste , cette roche passe aussi par nuances au porphyre quartzifère , comme on peut s'en assurer sur les points culminants du bois des Quatre-Prises (604, 670), près Combronde. Dans cette localité, ces sommets de porphyre, qui percent le granité , sont en général du porphyre rose quartzifère , mais avec tendance A passer an porphyre vert. Ce dernier peut aussi se décomposer, et il devient alors très-difficile k reconnaître. L'ensemble de ce porphyre vert constitue une formation peu étendue , très-fragmentaire , peut-être contemporaine du porphyre quartzifère , et comme ce dernier.

CANTON DE COMBRONDF. 193

il a percé tantôt les granités , tantôt les gneiss , oo bien il s*est fait jonr entre ces deux roches, pour se déverser an dehors et prendre la forme de dômes surbaissés et réguliers.

On retrouve , ao sud de Combronde , le même mélange de gneiss , de granité et de porphyre. Deux îlots de roche primitive sortent des calcaires à Roozat (461). lis sont en gneiss et en porphyre. Le château est bâti sur un porphyre que Ton exploite tout à côté, pour l'entretien de la route» mais il offre un aspect tout singulier et parait contenir un peu de sulfure de fer noir, comme sll eût été modifié par les eaux minérales qui sortent un peu au-dessous. Il renferme aussi des cristaux cubiques de pyrite, comme celui de Saint-Myon , et des cavités cubiques indiquant la place de cristaux qui ont disparu , sans que Ton puisse en assigner la cause. Le monticule séparé du château par un ravin est en gneiss feuilleté , souvent talqueux , rouge ou blanc, et présentant de nombreuses variétés. On y trouve , an sommet, quelques masses de quartz et de porphyre.

En continuant au sud, on arrive à Prompsat (commune, 462), où Ton remarque les traces de grands lavages qui ont entraîné les argiles sableuses dont on retrouve encore des traces dans les vallées , et des lambeaux sur les plateaux. Un peu avant d'arriver à Prompsat, le granité devient rouge; il renferme des quartz blancs opaques et passe peu h peu à Targile rouge et verte. Un beau filon de porphyre violet avec cristaux blancs affleure aussi près de Teilhède. Partout entre Prompsat, Teilhède (555) et TOrtbagnat, on remarque ces jolis dômes de porphyre qui ont percé les gneiss. C'est tout près d'Ortbagnat que Ton voit trois dykes éloignés de toQs les autres basaltes « sortant immédiatement du terrain primitif, près de Chauveix (642).

194 TERRAUfS PRIMITIFS.

A Test de Combronde , il faat traverser les calcaires et les allavions qui constituent le fond da lac jusqu*à Parret où Ton trouve le porphyre ; encore les maisons de la partie inférieure de ce village sont-elles siluées sur les argiles sableuses qui viennent s'appuyer sur les roches porphyri* ques. Ce même porphyre est encore découvert sur le bord de la rivière , au domaine et au moulin de Villemorge ; puis il continue dans le canton d'Aigueperse » sous le chAteau et le hameau de la Ronzière , aux Bardoux » etc. Il existe encore avec le gneiss , au passage étroit par lequel la Morge entre à Saint-Hyon.

CANTON DE HANZAT. 1 95

Page 1