SAUT
chie’ à O gr. 53 par litre, les valeurs extrêmes des variations physiologiques étant 0 gr. 48 et 0 gr. 60 par litre.
E. DERRIEN (1917-1918) effectua, on l’a vu au paragraphe précédent, de multiples dosages de glucose sur des prélèvements contemporains de sang et de | PER QE LE
glucose C.r.
Le rapport moyen ——— — (0,52 qu’il obtint glucose S
est parfaitement en accord avec les chiffres cités cidessus.
Des valeurs analogues ont été retrouvées par de nombreux auteurs, tels que : B. J. Arpers, C. J. CAMPBELL et À. M. PRENTISS, en 1924, H. B. Wiscox et J. D. LyTTLe, en 1925, C. J. Munc-PrrEersoN en 1930, etc. On estime à l'heure actuelle que la glycorachie physiologique peut varier de 0 gr. 47 à 0 gr. 70 par
litre, et que le rapport
a une valeur moyenne
normale égale à 0,55. Les déterminations effectuées
dans les laboratoires du Professeur P. Crisror, tant
à l'Hôpital suburbaïin (CaAyLa et Durcy) au’à l'Hôpital
général, ont conduit à une valeur moyenne sensible- Cr.
ment égale du rapport des concentrations du
glucose.
1. Il est bien entendu qu’il s’agit ici de la concentration du liquide sous-arachnoïdien en glycose. On sait en effet que des taux supérieurs (voisins de 0 gr. 80) ont été souvent rencontrés dans le liquide ventriculaire.
En tenant compte de l’inégale répartition de l’eau entre le plasma et le L. C. R. la valeur du rapport expérimental moyen est donc :
glucose Cr. 0,55
glucose S. 1.06
Lorsque ces deux humeurs sont bien en équilibre, il y a donc à peu près moitié moins de glucose dans le L. C. R. que dans le plasma. C’est là un fait.
L'explication qu’en donnait MESTREZAT (Thèse, p. 144 et note) est que la moitié seulement du glucose plasmatique est « libre » et diffusible.
Les travaux ultérieurs de ABEL [1] et de Von HEss et Mc. GuiGanx [77], mettant en œuvre la vivi-diffusion, montrèrent que tout le glucose « actuel » du plasma est libre et dialysable.
La question fut reprise en 1921 par J. pe HAAN et S. Van CREvVELD [52], en 1922 par SAINT-RUSZNYAK et L. Csakri [102], et en 1930 par L. BruLL [15] qui utilisèrent l’ultra-filtration.
Il sembla ressortir de ces travaux qu’une partie du glucose plasmatique est lié aux protéides. Mais A. GROLLMANN [51] avait déjà démontré, en 1926, que ces résultats sont entachés d’erreur, les fortes pressions utilisées entraînant une dilution de l’ultra-filtrat. En 1931, les expériences de vivi-dialyse de Power et GREENE [99] ont d’ailleurs apporté une nouvelle et entière confirmation de l’opinion exprimée dès 1908 par MicHaEris et RoNA [88], à savoir que le glucose du plasma est entièrement dialysable.
Des travaux tout à fait récents des auteurs américains D. J. Con, LEviINson et Mc. Carry [22] il semble résulter que le plasma sanguin renferme considérablement plus de substances réductrices non glycosiques que le L. C. R., d’où un taux de « glucose vrai » nettement inférieur à celui de la glycémie classique. Dans l’absence de confirmations ultérieures et de données précises sur ces travaux que je cite simplement d’après FLEXNER (qui, d’ailleurs, n’utilise pas leur données), je pense pouvoir ne retenir ici que la valeur corrigée du rapport expérimental moyen, généralement admis, soit 0,51.
La répartition du glucose entre le plasma et le L. C. R. n’obéit donc pas à la loi de DoNNAN.
On sait, par contre, qu’elle obéit à la loi de E. DERRIEN :
glucose Cr K 3,5
en 0,50.
glucose S. Vi 7 Il. — ELECTROLYTES a) Anions Chlorures
On considère, d’une manière générale, que la chlorémie, exprimée en NaCI, est normale entre 5 gr. 60 et 6 gr. 30 par litre, le taux moyen physiologique étant voisin de 6 gr. par litre de plasma, soit 6 gr. 56
par litre d’eau de plasma. Ces chlorures existent dans le plasma à l’état libre et entièrement diffusible, GREENE et Power [48] l’ont encore vérifié récemment au cours de leurs expériences de vivi-dialyse.
Selon MESTREZAT [84] le L. C. R. contient normalement de 7 gr. 25 à 7 gr. 40 de chlorures (exprimés en NaCl), la valeur moyenne de la chlorurorachie physiologique, établie sur une large base expérimentale, étant 7 gr. 32 par litre. |
De très nombreux dosages portant sur des prélèvements contemporains de sang et de L. C. R. ont montré à E. DERRIEN [31] que chez des sujets normaux à jeun depuis 12 heures, la valeur du rapport
chlorures C.r.
—————— oscille très peu autour de 1,22. Il est à chlorures S
remarquer que cette valeur est égale à celle du rapport de la chlorurorachie moyenne normale de MEs-
TREZAT à la chlorémie moyenne normale : — 1,22.
La moyenne des valeurs des rapports de distribution des chlorures rapportés par HAMILTON [53] est aussi égale à 1,22.
Pncus et KRAMER [98] indiquent une valeur moyenne un peu plus élevée : 1,26, mais Brum et VAN CAULAERT [10] donnent le chiffre de 1,19 : la moyenne de ces deux moyennes est encore égale à 1,22. De très nombreux auteurs, tels que : War- TER [116], Srary, KRAL et WiNTERNITZ [113], Munr- WYLER, WAY et POMERENE [90], etc., placent la valeur moyenne du rapport entre 1.20 et 1,23.