PLASMA À L. C. R
Na-00C-CH2-CO-CH3 Na-0OC — — CH2-CO-CH3 Da HO == —! H Bicarbonate Ÿ Acétone Epithélium C’est là encore, en somme, un des mécanismes qui concourent à la préservation à la KR. A.
Il ressort nettement de ce tableau que le rapport
CO? Cr.
= est d'autant plus abaïissé que le LE. C. KR.
CoO?S contient plus d’acétone (apprécié par l'intensité de la réaction de FROMMER-EMILEWICZ).
Il y a lieu de noter, en outre, que dans ces différents cas le L. C.R. ne présentait pas de réaction leucocytaire appréciable à la cellule de NAGEOTTE, et ne contenait pas d’acide diacétique (réaction de Li- PLIAWSKY).
P. CRiISTOL n’a pas manqué de signaler une des conséquences pratiques qui découlent de cette étude, à savoir que dans de pareils cas c’est la valeur de la R. A. du L. C. R. qui permet d’apprécier le plus exactement le degré d’acidose réel du sujet.
A côté de l’abaissement apparent du rapport CO? Cr.
———— des céto-acidosiques, il faut noter la possi- CO?S
bilité d’un abaïissement réel de ce rapport dans les méningites. Mais il s’agit là d’une variation de C. r. et non plus de S; cette étude sera donc poursuivie au paragraphe suivant.
Qu'il me suffise de rappeler ici que ce sont encore P. Cristo et P. MoNNiIER qui ont eu le double mérite d'en découvrir la cause et le mécanisme.
Il résulte donc de cette première étude des varia-
CEE:
tions du rapport ——— lorsque S varie pour des cau-
ses physio-pathologiques que, si bien des facteurs de ces échanges nous échappent encore, le fait suivant semble néanmoins acquis :
Chez des sujets aux méninges saines l'équilibre hémo-rachidien tend toujours à se réaliser conformément à la loi de E. DERRIEN.
Il apparaît, d’autre part, que lorsque cet équilibre n’est pas exactement atteint au moment du double prélèvement, cela tient {out d'abord à la lenteur des phénomènes de diffusion.
Les échanges hémo-méningés se font avec une inertie qui est notamment fonction du poids moléculaire de la substance envisagée et qui est telle que des variations rapides de S ne peuvent pas entraîner des variations synchrones de C. r. On ne saurait trop insister sur cette notion.
Cor.
III, — VARIATIONS DE C.r. ET RAPPORT ES
En opposition avec les perturbations de S, qui, on vient de le voir, sont l’effet de causes générales, les perturbations de C. r. se produisent sous l'influence de causes locales.
Ces dernières jouant au sein d’un volume de liquide céphalo-rachidien représentant 150 cm° en moyenne, donc minime, peuvent entraîner des modifications très importantes de la composition de cette humeur.
Notons enfin que ces causes locales interviennent généralement pendant un certain temps et que les modifications de la composition du L. C. R. qui en résultent ont, par cela même, une certaine durée.
Les affections types susceptibles d’entraîner ces effets sont les méningites et, parmi les diverses formes qu’elles peuvent affecter, les méningites aiguës principalement.
Je rappelle qu’au cours de ce paragraphe, les conséquences directes de l’inflammation méningée sur la composition du L. C. R. sont seules envisagées.
Comme on va le voir, ces modifications dérivent de la fermentation diastasique du glucose ou glycoluse.