‹ Les Essais de Montaigne: réimprimés sur l'édition originale de 1588, avecChapitre 257 sur 270 · Sensusf.s. Les sens! O dieux! les sens · texte numérisé non relu

Sensusf.s. Les sens! O dieux! les sens

— Et Cantharus... J'aime que les plats et les verres reflètent mon image. (Hqr., Epist., I, y, 2 3.)

41. Pejora.,. Je supporterai ces temps pires que le siècle de fer, dans lesquels les noms manquent aux crimes et que la nature ne peut plus désigner par aucun métal. (Juv.^ Sat., XIII, 28.)

— Quippt.». Où le juste et l'injuste sont confondus. (Virc, Géorg,, I, 5o5.)

— Armati.,, On laboure la terre tout armé, on vit de rapines et on ne se plaît que dans le brigandage. (lo., JEn,, VII, 748.)

43. Ainsi en parloit. Pour la plus grande intelligence de notre texte, nous avons ajouté ces trois mots que nous avons pris à la leçon de 1 59S.

44. Eheul... Hélas! nos cicatrices, nos crimes, nos guerres fratricides, nous couvrent de honte ! Enfants de ce siècle, de quoi ne nous sommes^ nous pas rendus coupables? quels forfaits n'avons-nous pas commis?

Est-il une chose sainte qu'ait respectée notre jeunesse, an autel qu'elle n'ait point profané. (Hor., Od,, l, xxzv, 33.)

P. 44. Ipsa.., La déesse Salus elle-même le voulût-elle, elle serait impuissante à sauver cette famille. (Téunce, Adtlph., acte IV, se. 7, V. 43.)

45. Enimytrû... Les dieux se servent des hommes comme de balles. (Plaote, prolog. des Captif ty as.)

— N<c... Et la fortune n*a confiée aucune nation le soin delà venger des maîtres du monde. (LucAm, I, 8a.)

46. Née,., Il ne se rattache plus à la terre que par de faibles racines; son poids seul le soutient encore. (Id., I, i38.)

Et sua... Ils sont tous malades et menacés de la même tempête. (Auteur inconnu.)

47. Deus,», Peut-être un dieu, par un retour favorable, nous rendra-t-il notre premier état. (Hoa., Èpod,, XIII, 7.)

— Pocula.,, Comme si, la gorge ardente, j'eusse bu k longs traits les eaux narcotiques du Léthé. (lo., Epod., XIV, 3.)

49. J'adjouste, mais je ne corrige pas. Montaigne ajoutait beaucoup plus qu'il ne corrigeait, soit ; mais il corrigeait. Nous en avons d'abord sa propre déclaration, liv. II, ch. i a^ où il dit : « Je m'eschaude souvent à corriger et y mettre un nouveau sens, pour avoir perdu le premier qui valoit mieux » ; puis les nombreuses variantes des diverses éditions des Essais sont là comme preuves matérielles.

50. Qu'aux autres. — Comme nous corrigeons les autres (iSçS).

5 1 . Je disois donc tantost qu'atant planté en la plus profonde minière de ce noupeau métal. Montaigne a dit, au commencement du chapitre, qu'il vivait dans des temps corrompus. En la plus profonde minière de ce nouveau métal est une image renouvelée sans doute du siècle de fer des anciens, par laquelle il rappelle le mauvais tour que le sort lui a joué en le faisant naître dans un siècle pareil à celui-ci.

— Qui se tiennent d'un neud, qui fuit à tout autre neud. C'est du nœud de la religion qu'il s'agit.

53. Quo^... Je ne fais rien de bonne grâce, si ma volonté n'y accède. (TixENCE, Adelph., acte III, se. 5, v. 44.)

— Quia... Parce que, dans les choses imposées, on sait plus de gré à celui qui commande qu'à celui qui obéit. (Val. Maxime, II, 11, 6.)

54. Je ne vois pas là. C'est-à-dire : c Je ne vais pas jusque-là •.

55. Nec... Les présents des grands me sont inconnus. (D'après YikQ., jEn., XII, 519.)

56. Impius... Tant de champs cultivés deviendront la proie d'un soldat barbare! (Id., Bucol,, I, 71.)

Quom... Qu'il est malheureux d'avoir à protéger sa vie par des murailles et des portes, et d'être à peine en sûreté dans sa propre maison. (Ovide, Trist., IV, i, 69.)

57. Tum.,, Même en paix, nous ne cessons de redouter la guette. (Ovide, Trist., III, 1,67.)

Page 1